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Abir Moussi appelle à une révolution destourienne


22 Janvier 2017

En célébrant la révolution du 18 janvier 1952, le Parti Destourien Libre (PDL) a organisé un imposant meeting qui a réuni plusieurs centaines de cadres et de militants destouriens et lors duquel la présidente du PDL a prononcé un discours qui a tant manqué aux Tunisiens depuis la conspiration du 14 janvier 2011.


Maitre Abir Moussi, présidente du Parti Destourien Libre (PDL).
Maitre Abir Moussi, présidente du Parti Destourien Libre (PDL).
En commémoration du 65ème anniversaire de l’insurrection armée contre l’occupant français, le 18 janvier 1952, le Parti Destourien Libre a réuni ses nombreux militants et cadres pour réanimer la flamme éteinte, depuis 2011, du patriotisme tunisien. En présence du fondateur du PDL, Hamed Karoui et de plusieurs anciens responsables destouriens, Abir Moussi a prononcé un discours mobilisateur et rassembleur de tous les nationalistes tunisiens, notamment des orphelins du RCD, le parti qui était au pouvoir et que certains traîtres et mercenaires ont voulu décapiter à l’instar du Baath irakien après l’invasion et l’occupation de l’Irak en 2003. Avocate de profession, Abir Moussi a été la seule destourienne à affronter en 2011 les pseudo-révolutionnaires islamistes et gauchistes pour empêcher la dissolution du RCD. 

« Nous, disciples et enfants de ceux qui ont déclaré la lutte armée contre le colonialisme, nous ne permettrons jamais que les armes qui ont permis l’indépendance se retournent contre l’Etat, par des terroristes et des extrémistes ». C’est par ces phrases qui résonnent comme un défi et un avertissement qu’Abir Moussi a commencé son discours en affirmant que son parti « n’acceptera jamais le retour des terroristes que certains ont expédié en Syrie ».

Abir Moussi a rappelé que « Cet anniversaire est celui d’une révolution qui a été conduite par le leader Habib Bourguiba et ses compagnons. Cette révolution qui a eu des dirigeants et des objectifs a permis d’obtenir l’indépendance totale de la Tunisie… Nous allons continuer ce chemin et aujourd’hui, nous déclarons la révolution destourienne contre tous les choix déviants qui ont fait que la Tunisie devienne un pays pauvre et exposé au terrorisme et aux calculs bassement politiciens qui obéissent à des agendas antinationaux ».

En déclinant l’organisation et le programme de son parti, la présidente du PDL a été parfaitement clair quant aux rapports aux partis existants, qu’ils soient islamistes ou gauchistes : « Il n’y aura jamais d’alliance avec l’islam politique. Il n’y aura pas d’alliance avec ceux qui ont détruit les structures de l’Etat. Il n’y aura pas d’alliance avec ceux qui opèrent selon des agendas étrangers. Il n’y aura pas d’alliance avec ceux dont le financement est douteux. Il n’y aura pas d’alliance avec les élèves de Freedom House ».

En évoquant le passé des destouriens et à l’inverse d’autres anciens hauts responsables supposés de l’ancien régime, Abir Moussi a eu le courage de préciser qu’il n’y a pas « pour nous de période bourguibienne et de période novembriste comme ils disent. Nous sommes responsables et comptables des deux périodes, c’est notre histoire que nous assumons, certes avec autocritique mais aussi avec fierté. Cette double période a ses points positifs et négatifs, mais nous l’assumons dans son intégralité et nous n’avons pas à en avoir honte ».

Abir Moussi a ensuite violemment critiqué les imposteurs et les vendeurs de rêve qui ont profité de l’éclipse des destouriens pour tromper le peuple tunisien. Elle a déclaré que « le mal de notre pays est dans cette soi-disant élite qui a semé dans les esprits la haine, l’envie et le gain sans le travail…Ils ont persuadé les Tunisiens qu’il suffit de descendre dans la rue, de manifester pour obliger l’Etat à régler tous leurs problèmes alors qu’ils savent pertinemment que la situation économique est désastreuse à cause d’eux… »

Après avoir remis en cause la légalité de l’Instance Vérité et Dignité, qui est dirigée par une corrompue à la solde de l’étranger et « qui est au-dessus des lois » et dont la justice transitionnelle « n’est qu’un prétexte pour régler certains comptes politiques et distraire le peuple », la présidente du PDL a terminé son discours par des questions d’ordre régional et international. Pour elle, « il faut rétablir au plus vite nos relations diplomatiques avec la Syrie, faire preuve de solidarité avec nos voisins Libyens pour qu’ils préservent leur intégrité nationale, et travailler activement à l’unité du Maghreb arabe sans jamais oublier la question palestinienne…»

L’ancien premier-ministre et fondateur du PDL a ensuite pris la parole pour affirmer haut et fort que « les Tunisiens peuvent se rendre compte de la différence entre ce qui a été réalisé avant et après 2010…c’est une descente aux enfers. Nous devons appeler à l’union nationale, et même si nous soutenons ce gouvernement, nous pensons qu’il n’est absolument pas un gouvernement d’union. Il ne faut toutefois pas baisser les bras, nous continuerons à appeler à l’unité, à la vraie réconciliation ».

Hamed Karoui a fait quelques allusions à la mercenaire de l’étranger, Sihem Ben Sedrine, soupçonnée par ailleurs de corruption grave. Il a indiqué que « Nous sommes tombés bien bas, lorsque l’ARP refuse de combattre la corruption, cela est très grave ! On ne lui a pas demandé de juger, mais d’enquêter, on aurait alors su si oui ou non il y a eu corruption et si la présidente de l’IVD avait été innocentée elle aurait été une héroïne. Fermer les yeux sur la corruption est insupportable, dire qu’on combat la corruption pour qu’au final l’ARP se désiste ainsi est inadmissible ».

Incontestablement, le discours et la ligne du PDL se démarquent de l’ensemble des autres partis politiques qui se revendiquent du Destour ou de l’école Bourguibienne. Faute de les unir tous au sein d’un pôle destourien qui pourrait bouleverser l’échiquier politique et affaiblir les Frères musulmans, ces partis pourraient au moins se retirer de la fameuse feuille de route américaine…maintenant que Donald Trump est au pouvoir et qu’il s’apprête à éradiquer ce que certains appellent l’islam politique.

Lilia Ben Rejeb

Meeting du PDL à Tunis, le 21 janvier 2017.
Meeting du PDL à Tunis, le 21 janvier 2017.


           


1.Posté par chetoui le 22/01/2017 18:52
je suis algérien , je ne peux que vs exprimer mon profond respect pour vos principes et vos positions , vs etes la dame de fer , la fiérté des tunisiennes , vs avez osé la ou des hommlettes n'ont pas pu vs avez par votre courage votre honneteté remis tout le monde à sa place , bon courage maitre je n'ometrai pas de vous dire de faire trés attention , parceque la tunisie est minée par des terroristes à l'ARP au gouvernement

2.Posté par Léon le 23/01/2017 14:19
Cela ne fait aucun doute. C'est par cette grande que renaîtra le Destour. L'héritier de la grande filiation souverainiste, du Destour de Thaalbi devenu le néo-destour puis le PSD et enfin le RCD, commence à se profiler.
Il s'agira très vraisemblablement du PDL, initiales à retenir par coeur et qui donneront des jours meilleurs à la Tunisie meurtrie; à la Tunisie bafouée, à la Tunisie trahie.
Trahie aussi bien par son peuple que par ses prétendus alliés. Ceux-là mêmes qui ont préféré à la Tunisie Libre, la Tunisie soumise à la Cheikha Mooza, aux monarchies du Golfe, à l'Amérique sionislamiste des Mc Cain et consorts.
Ils ont préféré la Tunisie paillasson à la Tunisie dictant son point de vue singulier aux traitres arabes aux moments des grands conflits. La Tunisie à la voix haute et forte. La Tunisie à la classe moyenne prospère et instruite. La Tunisie des grands projets. La Tunisie de la paix et de la sécurité.
La Tunisie des causes des opprimées dans le monde; de la Palestine et de l'Érythrée, du Liban et du Yémen. Bref, ma Grande Tunisie attaquée aussi bien par les bourgeois et les bourgeoises à l'esprit prostitué des salons de thé, que par ses enfants du peuple devenus les portes paroles d'un Orient rétrograde et injuste ou d'un Obama qui n'était qu'à deux doigts de détruire TOUT le monde arabe souverain n'eut été l'intervention de la main de Dieu en la personne de Poutine.
Voilà arrivée Notre Marianne. Notre Marianne Bourguibiste et Benaliste. Notre Symbole d'une souveraineté perdue. Notre Marianne Libre et Fidèle. Notre Marianne aux principes non travestis par les chaines satellitaires que Ben Ali avait à juste titre combattues.
Chaines vecteurs de haines et feraient mieux de porter le non de "haines satellitaires" plutôt que celui de "chaines satellitaires", oubliant au passage un "C".
Le "C" comme le coeur des Patriotes qui bat pour la Tunisie depuis la trahison du 14 maudit, si bien suivie par le peuple de footeux à qui l'ont ferait mieux d'arrêter ce sport, vecteur de régionalisme, et qui a failli altérer la cohésion nationale.
L'attaque contre le Destour s'est opérée sous plusieurs formes. La première est à l'instar de celle contre l'Irak où le parti de Saddam a été tout simplement interdit, moyennant une frange de mercenaires locaux ayant répondu présent à l'appel lancé pour la trahison de leur pays.
Une seconde forme, bien plus pernicieuse consistait à éclater ce parti sous en une mosaïque de petits partis prétendument destouriens et qui ne leurrent personne et surtout pas les vrais patriotes.
Si j'avais appelé à ne pas voter pour BCE et son bras droit, homme de Freedom House, c'est bien parce que je ne voulais certainement pas d'un détournement du Destour au profit des atlantistes qui s'étaient d'abord essayé avec Ennahdha avant de se résilier au fait qu'ils auront du mal de faire de la Tunisie de Bourguiba un pays de petits bougnoules faciles à dominer et exactement comme ils le désirent.
Depuis le début l'histoire m'apprendra malheureusement que j'ai rarement eu tort, et même les lunettes de BCE n'ont pas leurré le patriote que je suis. Je crois être en mesure aujourd'hui d'affirmer que votre parti, le PDL, est le seul digne héritier du Destour.
Les quelques résistants à l'attaque orchestrée contre notre pays sont là. Ils étaient là lorsque les mains des traitres applaudissaient en même temps que le congress américain la chute de l'état tunisien, prétextant les libertés et la dignité. Dignité aujourd'hui perdue comme l'est toute dignité d'un pays non souverain.
Nous serons toujours présents pour redresser avec une foi qui soulève des montagnes, notre pays en faillite morale et souveraine. Une Tunisie violée avec la complicité de ses propres enfants, sous leurs yeux et leurs encouragements d'ingrats et de haineux.
L'ingratitude envers leur pays qui avait tout mis en oeuvre pour instruire ses enfants et en faire des êtres accomplis. Un pays qui a fait des petits bédouins dignes d'une oeuvre de Hergé, des grands diplômés, malheureusement sans reconnaissance aucune. Cette terre avec très peu de ressources et qui se prive de bien de choses pour nourrir et instruire ses enfants.
Sachez Madame Moussi, que votre compatriote Léon, avec un clavier d'ordinateur comme unique arme, s'est retranché dans les rangs de la résistance contre l'ennemi. Il est et sera toujours à vos côtés jusqu'à la libération de la Tunisie du joug de la colonisation économique due à tous ceux qui l'avaient gouvernée depuis le 14 maudit.
Tenez bon Madame;

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya;
Résistant Souverainiste.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.

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