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Accord Haftar-Sarraj, une gifle pour le couple Bouteflika-Ghannouchi


19 Février 2017

Sous l’égide du Caire, un accord a été conclu entre le chef du gouvernement d'union (GNA) Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar pour résoudre la crise libyenne. Malgré toutes les manœuvres dilatoires de Bouteflika et les intrigues du Frère musulman Rached Ghannouchi, tous les deux favorables à l’intégration d’Abdelhakim Belhadj aux pourparlers, cet accord a été finalement ratifié sans ce dernier et grâce à la détermination du Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et au soutien de la Russie.


Malgré nos relations fraternelles avec l’Algérie que nous avons toujours défendue ici, arrive un moment où il faut savoir dire à certains dirigeants Algériens, ASSEZ ! Assez de duplicité, assez d’hypocrisie, assez de division du Maghreb en soufflant sur les braises du Sahara Marocain, et assez de double jeu. Nous l’avons clairement dit dans notre édition du 22 janvier dernier, titrée « Bouteflika est-il le protecteur des Frères musulmans tunisiens ? » : « Contrairement au roi du Maroc Mohamed VI qui n’a jamais voulu recevoir le chef des Frères musulmans tunisiens malgré les demandes répétitives de celui-ci, Bouteflika est quasiment devenu le parrain de la mafia islamo-terroriste tunisienne » (1).

Abdelhakim Belhadj exclu par l’Egypte de l’accord inter-libyen

Outre les rencontres publiques incessantes entre Abdelaziz Bouteflika et Rached Ghannouchi, les relations entre les deux hommes sont passées du parrainage d’un mercenaire à l’alliance avec l’islamisme en général, aux dépens des intérêts stratégiques aussi bien de la Tunisie que de l’Algérie. C’est que Rached Ghannouchi n’était pas le seul Frère musulman à avoir été officiellement reçu plusieurs fois à Alger. Ses disciples et frères en secte, les terroristes Ali al-Sallabi et Abdelhakim Belhadj ont eu droit à ce privilège présidentiel. A posteriori, la nébuleuse islamiste a tissé des liens avec les plus hautes autorités algériennes.

Mais avec le dernier accord entre Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, conclu au Caire mardi 14 février, cette stratégie de la nomenklatura au pouvoir à Alger vient de voler en éclats. Malgré quelques réticences de part et d'autre (Haftar, Sarraj), l’accord en question a été conclu sans le protégé de Ghannouchi et Bouteflika, l’ancien terroriste d’Al-Qaïda Abdelhakim Belhadj, ce qui constitue une véritable gifle au Président algérien qui a lié sa réputation et son destin à cet ancien activiste d’Al-Qaïda ainsi qu’au chef des Frères musulmans locaux, Rached Ghannouchi. En autorisant Rached Ghannouchi de se substituer aux Affaires étrangères algériennes et tunisiennes, par une diplomatie parallèle, qu'espérait Abdelaziz Bouteflika? Saborder les accords interlibyens signés fin 2015 au Maroc, ou les renforcer? 

Rétropédalage de la diplomatie algérienne

Ce camouflet n’a pas échappé à la presse. Le 17 février 2017, soit trois jours après la conclusion de l’accord entre Haftar et Sarraj, le site Akher Khabar titrait en arabe : « Les autorités algériennes se sont aperçu de la grave erreur de collaborer avec Rached Ghannouchi ». La veille, sous le titre de « La leçon tunisienne », le quotidien arabophone algérien pourtant proche des islamistes, El-Khabar écrivait : « Plusieurs personnalités tunisiennes du milieu politique, culturel et médiatique ont demandé à leur gouvernement des explications relatives aux rapports entre le gouvernement algérien et le président d’Ennahdha Rached Ghannouchi, notamment au sujet de la question libyenne. Ces Tunisiens estiment que c’était à leur gouvernement et au président Béji Caïd Essebsi d’attirer l’attention des Algériens sur le fait qu’il y avait en Tunisie un gouvernement officiel, un président, un ministre des Affaires étrangères avec lesquels il fallait traiter, et non pas avec le chef d’un parti politique (Ennahdha) ».

Pour désamorcer les effets politiques et médiatiques de ce camouflet, les Affaires étrangères algériennes ont dénoncé le rôle que cherche à jouer Rached Ghannouchi auprès du gouvernement algérien, particulièrement dans le dossier libyen. C’est du moins ce qu’affirment nos confrères et amis d’Algérie-Patriotique : « En se posant comme un intermédiaire entre l’Algérie et les Frères musulmans libyens, le leader du parti islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, cherche-t-il à se faire une publicité gratuite sur le dos de l’Algérie ? Des responsables au ministère algérien des Affaires étrangères en sont convaincus, surtout, affirment-ils, qu’ils n’ont besoin des services de personne pour discuter avec nos frères libyens» (2).

Rencontre secrète entre Ghannouchi, Sallabi et Ahmed Ouyahia

Il n’en demeure pas moins vrai que les relations entre la présidence algérienne et la confrérie des Frères musulmans sont excellentes depuis le début du « printemps » dit arabe. Outre la dernière visite de Ghannouchi à Bouteflika, le 22 janvier dernier, le chef de cabinet de ce dernier, Ahmed Ouyahia, s’est discrètement rendu à tunis, toujours en janvier, pour revoir le chef des Frères musulmans Tunisiens. Lorsque la nouvelle a fuité, Ahmed Ouyahia, qui est également secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), a prétendu que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de ses activités partisanes ! Le site d’information algérien, TSA, s’est alors interrogé, « Pourquoi un échange inter partisan, pour reprendre l’expression de la source diplomatique (algérienne), serait-il tenu secret ? » Et TSA de répondre : « Visiblement, Ahmed Ouyahia était bel et bien à Tunis pour le dossier libyen puisqu’il a eu à rencontrer, entre autres, Ali Al Sallabi, un des principaux leaders islamistes libyens… » (3).

Ne pouvant plus nier l’évidence, Jamel Aoui, le chargé de l’information d’Ennahdha, a confirmé la rencontre entre Ouyahia, Ghannouchi et Sallabi, évoquant une « visite officieuse ». Sur radio Shems FM, il a déclaré  que cette « visite a porté sur les intérêts communs des deux pays mais surtout sur le dossier libyen. Cette visite a concordé avec celle du Cheikh Ali Al Sallabi. C’est au domicile de Rached Ghannouchi que tous deux ont été accueillis (…) !

Rached Ghannouchi utilise l’Algérie à des fins islamistes

Selon Algérie-Patriotique, qui cite une source diplomatique algérienne, pour les Affaires étrangères algériennes, « c’est certain, Rached Ghannouchi profite des portes qui lui sont ouvertes en Algérie pour prouver à l’opinion tunisienne qu’il a encore du poids et surtout qu’il est une personnalité incontournable dans les milieux islamistes maghrébins » A notre confrère d’Algérie-Patriotique d’ajouter que Ghannouchi « se démène comme un diable pour prouver que les Frères musulmans représentent au Maghreb un courant d’opinion et une force de frappe dont il n’est pas possible de se passer (…) En fin calculateur, Rached Ghannouchi voit la Libye comme un moyen de rebondir politiquement et de prouver à l’opinion internationale que les Frères musulmans peuvent encore jouer un rôle de force stabilisatrice au Maghreb et plus généralement dans le monde arabe » (voir lien ci-dessous).

Fin janvier dernier, le chef de la secte islamiste tunisienne Ennahdha a même assuré avoir été mandaté par le président Bouteflika pour convaincre les islamistes en Libye « de jouer un rôle positif » pour le règlement de la crise dans ce pays. Ce à quoi la même source diplomatique algérienne, se confiant à TSA, a répliqué : « M. Ghannouchi fait de la politique interne (tunisienne). En Algérie, il n’y a pas de diplomatie parallèle. Pensez-vous que nous avons besoin de Ghannouchi pour discuter avec les parties libyennes ? » (lien ci-dessous).

Fin de non recevoir d’Abdel Fattah Al-Sissi

Selon une information du quotidien arabe Al Qods Al Arabi qui paraît à Londres, Rached Ghannouchi travaillerait en coordination avec Alger et Tunis pour faire rencontrer en Tunisie Fayez Al Saraj, président du Gouvernement de l’accord national (GNA) et Khalifa Haftar, chef des Forces armées du Parlement de Tobrouk, avant un sommet à trois (Bouteflika, Sissi, Essebsi). Nos propres sources indiquent qu’avec l’aval de Bouteflika, Rached Ghannouchi espérait réunir Sarraj, Haftar et Sallabi, le complice d’Abdelhakim Belhadj en Libye. Mais l’Egypte s’y est radicalement opposée, faisant ainsi avorter le plan que Rached Ghannouchi, avec la passivité complice de Béji Caïd Essebsi, a fait avaliser par Bouteflika au mépris des intérêts stratégiques de l’Algérie et du Maghreb en général.

Principal soutien logistique, militaire et diplomatique de Khalifa Haftar, appuyé par la Russie et désormais par la nouvelle administration américaine, Abdel Fattah Al-Sissi ne compte ainsi faire aucune concession aux Frères musulmans, confrérie inscrite par l’Egypte et les Emirats Arabes Unis comme organisation terroriste. C’est l’une des raisons pour lesquelles le dernier accord effectivement conclu entre Haftar et Sarraj, le 14 février dernier, a exclu d’office Belhadj et Sallabi. De sources égyptiennes, cet accord consiste à poursuivre le « nettoyage » de la Libye des djihadistes de Daech et d’Al-Qaïda, ainsi que des mercenaires du Qatar en Libye, les Frères musulmans. L’accord confie à Khalifa Haftar cette mission militaire soutenue par le « Conseil suprême des tribus libyennes » (présidé par Ageli Abdussalam Breni), jusqu’à l’organisation, en 2018, d’élections législatives et présidentielles.
           
Quant au « Sommet » Algérie-Tunisie-Égypte sur la crise libyenne, qui était prévu en mars prochain, une source diplomatique égyptienne nous a assurée qu’il est désormais caduque et qu’il se limiterai à une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des trois pays. Sauf changement de dernière minute ou volte face algérienne, cette rencontre devrait se tenir le 1er mars prochain à Tunis.

Nebil Ben Yahmed

Liens extérieurs:
  1. http://www.tunisie-secret.com/Bouteflika-est-il-le-protecteur-des-Freres-musulmans-tunisiens_a1698.html
  2. http://www.algeriepatriotique.com/article/une-source-diplomatique-r%C3%A9v%C3%A8le-%C2%ABalger-n%E2%80%99-pas-besoin-du-tunisien-ghannouchi-pour-discuter  
  3. http://www.tsa-algerie.com/20170216/ahmed-ouyahia-face-dilemme-de-double-casquette/
 


           


1.Posté par ridha le 19/02/2017 09:22
on dirait que vous avez le plaisir à minimiser la volonté de vos concitoyens à régler les conflits de notre voisin, même de les ridiculiser. j'ai l'impression qu'on se focalise un peu trop sur les choses négatives, alors qu'à côté de ça il y a beaucoup de personnes qui réinventent la société et proposent d'autres choses. Et ces gens-là ne sont pas mis en lumière». Aussi longtemps que la plupart des rancuniers pensent «détruire Ennahdha» d’abord et homme ensuite, nous aurons un problème. Je ne sais pas pourquoi nous ne pouvons pas grandir. tout est fait pour les discréditer, quoi qu'ils fassent. C'est facile d'alimenter des gens qui passent à les dénigrer sur les réseaux sociaux. Il y a des sociétés spécialisées pour ça. Ce n'est pas difficile, il suffit de payer", ce n'est ni la morale, ni le mode de fonctionnement de Ghannouchi. L’adversité tel un vent furieux, nous empêche d’aller ou nous voulons, nous dépouille et nous laisse face à nous-mêmes tels que nous sommes, et tels que nous pensions être.

TS- Nous ne faisons que dévoiler la face cachée du guide Suprême, Rached Ghannouchi et de sa secte islamo-mafieuse et terroriste.

2.Posté par sofiane le 20/02/2017 19:31
ridha
es tu tunisien??
malheureusement comme beaucoup de tunisiens,vous n'avez aucune maturité politique,votre tort est de défendre une personne qui a réussi à vous formater à sa sauce!!Ganouchi est un mercenaire du conglomerat Clinton,son rôle comme celui de marzouqui a été d'affaiblir notre nation,puis de l'endetter afin qu'elle intègre cette société mondialiste sans respect et sans repaire ou l'étranger nous dicte ce que nous devons dire ou faire!!!aujourd'hui cet individu est utilisé par l'Algérie pour faire contre poids dans l'affaire du sahara occidental!!d'après toi pourquoi le Maroc refuse catégoriquement de recevoir ton propre poulain?et pour conclure ridha ,trouve tu normal,pour un musulman d'être invité à l'A.I.P.A.C,le plus grand lobby juif sioniste américain??je pourrais t'apporter encore des dizaine d'exemples du comportement de ton poulain,si cela t'intéresse! dans le cas ou tu désirerais une information à ta hauteur,je te propose Babnet ou Nawaat,je te rassures tes idéaux seront entièrement respecté avec ces médias mainstreens!!

3.Posté par tarik le 20/02/2017 21:12
peut etre que Caid Essebsi le traitre avait informé Bouteflika lors de son recrutement comme valet de l'Otan ???????????????????????????
Peut etre pour paraphraser Caid Essebsi " ma khoutbouna ma goulna lala" , faire la pute c'est cool he ben , cool le trottoir ....................................
apres tout Bouteflika defend sa tribu l'Algerie de la facon qu'il juge la plus favorable et on a de comptes a rendre a personne bande de sales traitres

4.Posté par ridha le 21/02/2017 17:33
sofiane: je n'ai vu dans vos commentaires que des insultes et des propos à la limite de la politesse. Aucun argument rationnel, aucune explication mesurée, aucun avis critique, c'est l'ultime stratagème, Soyez personnel, insultant, malpoli. Lorsque l’on se rend compte que l’adversaire nous est supérieur et nous ôte toute raison, il faut alors devenir personnel, insultant, malpoli. Cela consiste à passer du sujet de la dispute (que l’on a perdue), au débateur lui-même en attaquant sa personne : on pourrait appeler ça un ’ pour le distinguer de l’ ’, ce dernier passant de la discussion objective du sujet à l’attaque de l’adversaire en le confrontant à ses admissions ou à ses paroles par rapport à ce sujet. En devenant personnel, on abandonne le sujet lui-même pour attaquer la personne elle-même : on devient insultant, malveillant, injurieux, vulgaire. C’est un appel des forces de l’intelligence dirigée à celles du corps, ou à l’animalisme. C’est une stratégie très appréciée car tout le monde peut l’appliquer, et elle est donc particulièrement utilisée. On peut maintenant se demander quelle est la contre-attaque, car si on a recours à la même stratégie, on risque une bataille, un duel, voire un procès pour diffamation.
et pour terminer, je ne vous ai pas permis de me tutoyer.

5.Posté par sofiane le 22/02/2017 20:54
ridha ou pas
j'ai lu et relu mon exposé à votre encontre ridha,!!le seul bémol voir sous entendu qui pourrait s'approcher de ce que vous appelé une insulte est :"maturité politique"qui dans votre cas,je l'affirme n'est pas réjouissant!!!votre capacité à saisir la complexité du monde qui nous entoure se résume à une vision binaire!!je suis surpris par l'angle de votre attaque!!!je respecte tout mes confrères,seul des argument cohérent et lucide vous permet d'avancer et certainement pas vos raccourcis!! ridha ou pas,mon engagement est de défendre l'intérêts de tout les tunisiens d'ou qu'ils viennent,mais certainement pas de les attaquer??je refuse toute bataille,tout duel,je préfère le débat constructif,je vous rappelle que je suis musulman et certainement pas un animal!!! ridha,je vous rappelle,mon seul intérêt est de vous ouvrir l'esprit et je vous en prie canalisez votre colère!!!!

6.Posté par chaoui04 le 04/03/2017 07:45
Le sieur Nebil Ben Yahmed à le lire je penserai que c'est un lécheur de babouches de boufi6. Parlons du Sahara occidental ,c'est un territoire qui appartient aux saharaouis et non au MEKHNEZ. Avant 1975 ,pourquoi les mokokos n'ont ils pas exigé de l’Espagne la libération de ce territoire "marocain"?Ils ont attendu le moment venu pour s'accapare par lâcheté cette portion de territoire.En plus qu'attendent ils pour libérer ceuta et melila?
Nebil Ben Yahmed,sais tu que boutef défend son pays en évitant les instabilités à l'est au sud- est de l'Algérie et cela par la négociations avec les parties en conflit .Quant au terroriste islamiste guennouchi,les algériens ne sont pas dupes.

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