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Côte d’Ivoire : pourquoi Sarkozy a délogé Gbagbo ?


8 Août 2014

Lâché par ses amis du PS en 2011, abandonné par l'Internationale socialiste depuis, le président légitime de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, est jugé par la Cour Pénale Internationale, qui a été instituée pour punir les "dictateurs" africains, arabes, asiatiques et latino-américains et jamais les dirigeants occidentaux qui ont commis des crimes contre l'Humanité, notamment en Irak, comme George W.Bush et Tony Blair, ou en Palestine, comme Golda Meir, Yitzhak Shamir, Ariel Sharon ou Benyamin Netanyahou. Notre ami "Capitaine Martin" nous a adressé cet article qui lève un coin du voile sur les véritables raisons qui ont poussé Nicolas Sarkozy à "limoger" Laurent Gbagbo, qui a eu plus de chance que le défunt Kadhafi, et à le remplacer par un pantin: Alassane Ouattara. On pourrait croire ici que les raisons de Sarkozy relevaient de la raison d'Etat et des intérêts supérieurs de la France, mais en réalité, il y avait des raisons inavouables et bassement mercantilistes, comme dans le cas de la Libye et comme au bon vieux temps des expéditions coloniales.


Côte d’Ivoire : pourquoi Sarkozy a délogé Gbagbo ?
Laurent Gbagbo, ancien président de la Côte d’Ivoire, est actuellement incarcéré auprès de la Cour pénale internationale de La Haye pour crimes contre l’humanité. Quatre chefs d’accusation ont été retenus à l’encontre de celui qui a été présenté comme le mauvais perdant des élections de 2010, en qualité de coauteur : meurtres, viols et violences sexuelles, actes de persécutions et autres actes inhumains. Non, bien entendu, que l’intéressé soit accusé d’avoir lui-même commis ces atrocités, mais au titre de responsable hiérarchique voire d’inspirateur.

Cette histoire semble être le énième épisode de la vie des nombreux dictateurs qui ont ensanglanté l’Afrique. Laurent Gbagbo a été appelé à répondre de ses actes après que les forces spéciales de l’opération Licorne l’ont capturé dans son palais présidentiel où il s’était barricadé.L’ex-président ivoirien est né en 1945. Il a baigné très tôt dans la politique et ses opinions socialistes et panafricaines l’ont rapidement amené à s‘opposer au régime autoritaire d’Houphouët-Boigny qui régna sur la Côte d’Ivoire pendant presque trente ans. Emprisonné à plusieurs reprises, il a finalement été contraint à l’exil à Paris.

Surviennent les élections présidentielles de 2000. Laurent Gbagbo a de véritables chances de remporter le scrutin. Le 23 octobre, les premiers résultats indiquent qu’il arrive en tête, suivi par Robert Guéï. Au soir du premier tour, cet adversaire de taille lui dispute la victoire et dissout le 23 octobre la commission électorale, avant que le ministère de l’intérieur n’annonce sa victoire le lendemain. Mais le 25 octobre, des dizaines de milliers de manifestants descendent dans les rues et, malgré les soldats qui leur tirent dessus, obligent le chef de la junte à quitter les lieux. Laurent Gbagbo est enfin investi comme président de la République le 26 octobre et entame son mandat dans un climat délétère.

Le président sortant se représente en 2010 contre Alassane Ouattara, un ancien ministre d’Houphouët-Boigny. Le scrutin est marqué par des violences. À l’issue du second tour, Ouattara est proclamé le 2 décembre quatrième président de Côte d’Ivoire avec 54,10 % des voix. Mais le conseil constitutionnel invalide les résultats dans les régions du Nord et annonce la réélection de Laurent Gbagbo avec 51,45 % des voix.Alassane Ouattara a le soutien de la « communauté internationale ». Le 11 avril 2011, Laurent Gbagbo est arrêté avec l’appui de l’armée française par les forces de l’ordre de son rival. Ce dernier est proclamé président le 6 mai 2011 et son investiture se déroule à Yamoussoukro le 21 mai 2011 en présence de nombreux chefs d’État, dont Nicolas Sarkozy.Quelques jours avant l’enlèvement du pouvoir du gouvernement démocratiquement élu, l’Élysée avait entamé une négociation avec lui. Selon des sources concordantes, les discussions ont tourné autour des richesses du sous-sol ivoirien. L’ex président français demande à son homologue ivoirien L. Gbagbo de retenir pour la France 80 % du pétrole ou des revenus du bassin pétrolier du Golfe de Guinée. Sur les 20 % restants, une ponction de 10 % devrait être faire pour le compte du Burkina Faso et le reste à la Côte d’Ivoire.

Sur la question, les sources proches des discussions téléphoniques tripartites (Élysée, ambassade de France en Côte d’Ivoire, ministère français des affaires étrangères) indiquent que le chef d’État ivoirien aurait opposé un refus plus que catégorique. La France n’a eu d’autre alternative que d’ordonner le pilonnage de la résidence de L. Gbagbo et d’y positionner des rebelles.Depuis l’éviction de l’ex président ivoirien, Total a raflé une bonne part des hydrocarbures après avoir obtenu l’acquisition d’un deuxième bloc pétrolier off-shore dans le golfe de Guinée.

Les investisseurs français en général se frottèrent les mains. Paris maintient un contrôle de plus en plus étroit sur l’économie de la Côte d’Ivoire : la Banque de France dirige sa monnaie par le biais de l’Union monétaire d’Afrique occidentale (franc CFA) et de nombreux investissements rendent l’économie ivoirienne dépendante de la métropole. Des groupes comme Bouygues, Orange, BNP Paribas, Société générale, Bolloré et Total y font aujourd’hui de juteux bénéfices.En dépit des efforts prodigués par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cour pénale internationale, et par Fatou Bensouda, procureure adjointe, la procédure est parsemée de nombreuses zones d’ombre et montre que la manœuvre n’avait pour but que de se débarrasser d’un personnage gênant. Par un subtil tour de passe-passe démocratique, l’opération est jouée. Exit Gbagbo et vive Ouattara ! L’ex puissance coloniale est encore bien présente en Afrique…

La France n’a eu de cesse depuis les présidents Chirac et Sarkozy de revenir au premier plan sur le continent noir. Les nombreuses interventions de ces dernières années (Mali, Côte d’Ivoire, République centrafricaine, etc.) sont là pour le prouver. Pour Paris, la vieille doctrine de la Françafrique est plus que jamais d’actualité, avec son colonialisme basé sur l’exploitation et la violence. Mais cette fois-ci avec l’appui de la « communauté internationale ».

Capitaine Martin


           


1.Posté par rudy le 09/08/2014 14:09
Ouattara n'est même pas Ivoiriens mais bourkinois L'histoire commence avec une algerienne de confession juive qui quite l'algerie pour la france ou elle rencontre un vieux prof. Ivoiriens, elle se marie avec lui et ils vont vivre en C d'Ivoire, elle fréquente plusieurs homme de haute niveau Ivoiriens et finallement Ouattara ils se marie a Evry ou Sarko est le bourgemestre et il vont avoir 2 enfants.........., allors Ouattara est pistonné a l'IMF pour un job plus important a partir de se moment la il est dans le slipstream des lobby juifs de France, la suite vous avez décrit. Ils est a noter que Ouattara avec dans ces circonscriptions plus de voix que des habitants ! Peut être que les morts ont pu voter comme en Corse ! Quand on a financiellement bloque Gbagbo il etait aidé par Kadhaffi ce qui a provoqué le rage chez Sarko en plus Kadhaffi voulait donner 350.000 millions de dollar pour une satelitte Africaine qie le IMF et ou La Banque Mondiale refusait et que Kadhaffi voulait vandre les soc. petrolière Lybienne soit au ricains ou a Marianne mais il voulait pas accepter , ni des dollars ni des Euro il voulait de l'or pour pouvoir créer le Dinar d'or ce que allait faire la terminaison du franc CFA et la perdition du pouvoir Francais en Afrique !

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