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De Bourguiba à la Troïka, de la grandeur à la décadence


22 Mars 2013

Bourguiba grande figure du mouvement des non-alignés et de la décennie de la décolonisation, payant de sa personne pour l'indépendance de la Tunisie et de l'Algérie, visionnaire incomparable et libérateur des esprits, père de la république tunisienne, lui au moins n'a pas raté le rendez-vous de l'histoire contrairement à la Troïka des caniveaux qui a lamentablement raté le train de l'histoire et ce n'est pas en caillassant le train qu'elle va pouvoir le rattraper.


De Bourguiba à la Troïka, de la grandeur à la décadence
Même mort, il continue plus que jamais à marquer de son empreinte de géant l'histoire glorieuse de la Tunisie et au nom gravé dans le marbre des grands hommes du XX ème siècle. Respecté, estimé et considéré par tous les amis de la Tunisie. Alors que son propre pays occulte la fête de l’indépendance pour effacer le nom de celui qui a été l’artisan de cette indépendance, la France lui rend hommage à l’esplanade qui porte son nom.  

A force de vouloir avancer à contre-sens et à gesticuler comme une forcenée en pleins délires psychotiques, la Troïka qui perd la tête, et à force de vouloir le dénigrer et le discréditer, elle ne se rend pas compte qu'elle est son meilleur agent de propagande. En faisant de Bourguiba sa cible à abattre, elle ne fait que renforcer son prestige et son crédit aux yeux des tunisiens, y compris ceux qui lui étaient réfractaires mais grâce à leur acharnement diabolique et obsessionnel, ils lui découvrent des qualités incommensurables avec les leurs. 

En jouant au procureur de l'œuvre de Bourguiba, elle cherche tout simplement une échappatoire à son impasse politique inextricable. Quand on n'a ni bilan ni perspectives à offrir aux tunisiens, il reste à leur paver le chemin de l'enfer de bonnes intentions qui sont autant de désaveux pour leurs auteurs. 

Faire de Bourguiba un bouc-émissaire de son cuisant échec, est symptomatique de son incapacité de répondre aux innombrables attentes des tunisiens qui voient chaque jour s'effriter leurs acquis que de nombreux pays leur enviait dont le C.S.P. et le droit de la femme, l'enseignement républicain, l'égalité des chances, la protection des droits de la petite enfance, la couverture sociale, l'accès aux soins, la justice pour tous. 

Les tunisiens n'attendent pas de la Troïka qu'elle exerce un droit d'inventaire sur le bourguibisme, elle doit tenir compte d'une règle inaliénable dans le sport quand une équipe change d'entraîneur pour diverses raisons, ce n'est pas pour payer le nouvel entraîneur à faire le procès de son prédécesseur, c'est pour améliorer les performances du club. C'est ça le vrai sens de sa mission. 

Cependant la Troïka qui souffre d'un état d'incurie politique et intellectuel pathétique, ne sait plus à quel démon (pas saint) se vouer, elle veut exister en tapant sur un homme dont le bilan est loin d'être négatif. Ignorant que sa mission aux coûts exorbitants pour un peuple exsangue n'est pas une remise en cause des fondements de la république tunisienne et de l'histoire de son indépendance, ni de mettre à nu la personnalité de Bourguiba, occultant paradoxalement au passage celui qui avait abîmé son héritage et auquel elle est redevable d'être sortie elle-même du néant dans lequel elle se trouvait. 

Si Ben Ali avait su fructifier cet héritage et avait respecté son peuple et l'avait défendu à un moment crucial de son histoire qui a préféré en mauvais capitaine quitter le navire qui tanguait plus que de se battre pour le remettre à flot, elle n'aurait jamais goûté aux ores de la république. C'est donc moins Ben Ali aussi lâche et inconsistant qu'elle et auquel elle est reconnaissante de l'avoir sortie de sa misère sociale et humaine que Bourguiba qui nourrit son courroux et hante ses jours et ses nuits. 

Prise dans un tourbillon hystérique, elle se met à exorciser frénétiquement les démons qui la rongent en cherchant à faire disparaître Bourguiba du conscient collectif tunisien et de l'histoire de la Tunisie, qui se confond pourtant avec lui, mais elle oublie que toute thérapie sauvage produit des effets secondaires très sévères pouvant aller jusqu'au suicide. 

Ce n'est pas en profanant sa mémoire pour lui infliger une nouvelle mort qu'elle va pouvoir impulser un nouveau souffle à la Tunisie et amorcer sa sortie des enfers dans lesquels elle l'avait plongée. A n'en pas douter, elle ne fait plus mystère de son projet mortifère pour la Tunisie qui est celui de son inféodation au Qatar qui se rêve en nouveau Califat musulman et pour lequel on envoie des jeunes tunisiens démunis se faire tuer en Syrie et au Mali. Bourguiba aimait son peuple et sa jeunesse pour la sacrifier sur l'autel du djihad en Palestine en son temps. 

Il n'a pas non plus bradé les terres agricoles, les mines de phosphates et les cimenteries aux pays du Golfe et à la Turquie, vidé les hôtels des touristes, plongé dans la misère noire des millions de tunisiens, ouvert des sanctuaires terroristes et des bases américaines. Il fut un rempart inviolable contre le wahhabisme.                                                                                                   
Bourguiba était jaloux de l'indépendance nationale, la Troïka est en mission de mise à mort de cette indépendance en vue de son arrimage à l'attelage moyenâgeux wahhabite. Il a fait de la Tunisie un pays des lumières tandis que la Troïka veut en faire un pays des ténèbres et de la barbarie humaine. Au point qu'il est devenu le premier pays exportateur de terroristes au monde. Bourguiba a bâti une Tunisie moderne, la Troïka en fait aujourd'hui un pays Taliban.
 
Plus elle l'invective et vitupère, plus elle le reconnaît. Par conséquent, plus elle s'obstine dans sa campagne scélérate de détestation de Bourguiba, plus elle le fait aimer des tunisiens. Obtenant ainsi le résultat contraire de celui escompté. Elle ne perd rien d'attendre le retour du bâton qui finira un jour ou l'autre par se retourner contre elle.                                                                                                                              
La Troïka qui brille par ses échecs et sa politique antipatriotique et sa haine des tunisiens peut se réjouir de se faire le meilleur agent de promotion de l'œuvre de Bourguiba. C'est quand on n'a rien à vendre que l'on se met à critiquer le produit de son rival, d'où son immense frustration et son désarroi de ne jamais pouvoir produire un produit de haute valeur ajoutée : la Tunisie de Bourguiba, que Ben Ali a ébranlée et qu'elle est entrain d'achever.Tunisie-Secret.com

Salem Ben Ammar

 
 


           

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