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Début de la campagne de presse internationale en faveur de Ridha Grira


5 Juillet 2013

Alors que des ONG des droits de l’homme et des journaux français se mobilisent pour sa libération, Ridha Grira apprend qu’un nouveau mandat de dépôt a été déposé contre lui le 3 juillet par la 9ème Chambre d’accusation auprès de la Cour d’Appel de Tunis. C’est l’effet collatéral du même mandat de dépôt visant un autre prisonnier politique, Abdelaziz Ben Dhia, qui devait légalement quitter la prison aujourd’hui. De détention arbitraire en subterfuge juridique, ainsi va la Justice de la république islamiste dans le royaume de Rached Marzouki ! Ce soir, l’article de Damien Delseney du quotidien Le Parisien.


Ridha Grira, ancien ministre de la Défense qui a dit Non à Ben Ali
Ridha Grira, ancien ministre de la Défense qui a dit Non à Ben Ali
Emprisonné depuis septembre 2011, Ridha Grira, ministre des Domaines puis de la Défense sous Ben Ali, est gravement malade.
 
Lors de son déplacement en Tunisie, François Hollande ne fera pas de détour par la prison de Mornaguia. Pourtant un de ses détenus attend beaucoup de la visite du président français : Ridha Grira, 57 ans, ancien ministre de la Défense du président déchu Ben Ali, partage une cellule de la prison avec dix anciens ministres depuis septembre 2011. Gravement malade depuis plusieurs mois, il multiplie les demandes de mise en liberté. En vain.

Ses proches et ses avocats, dont le Français Luc Febbraro, évoquent un « scandale ». « Nous espérons que la venue de François Hollande soit l’occasion d’interpeller le pouvoir en place », confie l’avocat installé à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) qui a rendu visite à deux reprises au mois de juin à Ridha Grira. « J’ai vu un homme très faible obligé de s’appuyer sur ses gardiens pour se rendre au parloir. Il m’a dit qu’il allait mourir mais qu’il voulait que cela serve la cause de son pays », explique Me Febbraro.

Au moment de la révolution tunisienne, Grira était ministre de la Défense. Documents à l’appui, ceux qui le défendent aujourd’hui assurent que son intervention « a évité un bain de sang ». Ces proches ont produit les extraits de plusieurs conversations téléphoniques datant de la nuit du 14 au 15 janvier 2011, au plus fort de la crise tunisienne.

Inculpé pour une quarantaine de transactions douteuses

D’ailleurs, si Ridha Grira est actuellement détenu, ce n’est pas en raison de son attitude au moment des événements mais de son poste précédent sous le régime Ben Ali lorsqu’il était ministre des Domaines. La justice tunisienne lui reproche ainsi une série de décisions qui auraient attribué des terrains et des biens à des proches de l’ancien président Ben Ali.

« Il a toujours agi à l’époque sur instruction écrite du président ce qui, au vu de la loi tunisienne, l’exonère de toute responsabilité », réagit Me Febbraro, qui ajoute : « M. Grira ne s’est jamais enrichi personnellement au cours de toutes ces années. »

Arrêté en septembre 2011 et inculpé pour une quarantaine de transactions douteuses, Ridha Grira estime payer les règlements de comptes politiques qui ont suivi le changement de régime. Mais, souffrant depuis plusieurs mois d’une récidive d’un cancer, il assure ne plus avoir la force de se battre. « Il compte beaucoup sur le rôle que peut jouer la France qu’il tient pour son deuxième pays », plaide Me Febbraro.

Diplômé de Centrale et ancien élève du lycée Louis-le-Grand, Ridha Grira est aussi issu de la promotion 1982 de l’ENA, aux côtés notamment de Jean-Marie Messier ou de Michel Gaudin, l’ancien préfet de police de Paris. « Il a des soutiens en France, où ses enfants font aussi leurs études », ajoute Luc Febbraro. Pas suffisant pour l’instant pour infléchir la justice tunisienne.

Damien Delseney, Le Parisien du 4 juillet 2013
 


           


1.Posté par walii Eddine le 05/07/2013 15:49
Pourquoi ne lancez-vous pas un appel en faveur de la remise en liberté de Ridha Grira? Je serai parmi les premier à le signer.

2.Posté par Béchir le 05/07/2013 19:22
Si vous voulez œuvrer pour une bonne cause, je vous propose d'ouvrir ce lien et de faire votre choix en votre âme et conscience : http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberation_des_prisonniers_politiques_et_de_tous_ceux_qui_sont_injustement_accuses_et_maintenus_en_detention_en_TUNISIE//?launch


N'oubliez pas qui nous gouverne actuellement. Ecoutent-ils le peuple ? Les juges nous entendent-ils quand nous disons que nous en avons assez de se gouvernement provisoire et de son coup d'état déguisé en kermesse électorale.
.
Depuis leur arrivée au pouvoir, tout en Tunisie s'est dégradé et ce ne sont pas les palabres du président Hollande et des chefs d'entreprises qui vont améliorer la situation. Comptons d'abord sur nous même avant de compter sur les autres. De toute façon, sachez qu'ils ne sont pas en Tunisie pour nos beaux yeux, ni pour analyser les effets de notre révolution, mais pour leur économie. Ils ratissent larges les amis de la Syrie.

3.Posté par justice le 06/07/2013 00:54
il connait trop de choses ......prisonnier injustement

4.Posté par Béchir le 06/07/2013 09:18
Tunisie-Secret, c'est le second article que vous publiez, sur le sort peu enviable de Ridha Grira. Le premier est celui que vous avez publié en juin : http://www.tunisie-secret.com/Explosif-exclusif-Ridha-Grira-declare-plutot-la-mort-que-le-deshonneur_a480.html

J'aimerais vous faire part publiquement de mes observations et de mon amertume. Il est de notoriété publique que les informations que vous nous offrez ne vont pas dans le sens que souhaiterais le gouvernement provisoire de la Tunisie. Vous êtes donc dans l'opposition et vous vous appliquer à dénoncer tout ce qui ne va pas dans notre triste pays et chez nos concitoyens, et c'est bien.
Le cas de Ridha Grira, d’Amina et de bien d'autres prisonniers sont le reflet de nombreux dysfonctionnements des instances politiques et juridiques de notre pays, cela va de soi, c'est une évidence. C’est pourquoi il faut les dénoncer avec fermeté.

Voulez vous m'expliquer POURQUOI, il y a quelques jours, vous n'avez pas publié un article que je vous ai proposé, en m'appuyant sur la pétition lancée par un français en faveur des prisonniers qui pourrissent dans nos prisons, dans des conditions de détention indignes de l'espèce humaine ?
Est ce que parce qu'elle est le fruit d'une réflexion française ? Est parce que ce français n'est pas un éminent journaliste ? Serait-ce parce qu’elle n’est pas nominative ? Quelle portée pourrait-elle avoir si elle était ciblée sur un seul individu ? Ou tirez vous à la courte paille les reportages que vous publiez ?

Mettre un lien au bas d’un commentaire n’a pas la même portée ni la même importance que sa publication dans un article et en première page. Vous gagneriez en prestige et en reconnaissance en publiant cet article ou cette pétition, je le rappelle, lancée à l’initiative d’un français, enfant du pays, acquit à la cause de la Tunisie et de tous nos concitoyens qui souffrent.

Pétition : http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberation_des_prisonniers_politiques_et_de_tous_ceux_qui_
sont_injustement_accuses_et_maintenus_en_detention_en_TUNISIE//?launch

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