Connectez-vous S'inscrire

 

Rejoignez TunisieSecret sur facebook

| TS Via TunisieSecret


Exclusif: Mohamed Ayachi Ajroudi quitte la scène politique


29 Janvier 2015

C’est par un communiqué publié sur sa page facebook que M.Ajroudi vient d’annoncer sa démission de son parti et son retrait de toute activité politique. Raison évoquée : « Je ne veux d’aucune façon être complice ou faux témoins de la conspiration qui se trame contre la Tunisie et son peuple ».


Mohamed Ayachi Ajroudi annonçant la création de son mouvement politique, le 8 juillet 2013.
Mohamed Ayachi Ajroudi annonçant la création de son mouvement politique, le 8 juillet 2013.
« Parce que nous avons répondu à l’appel de la Patrie, par responsabilité et par devoir vis-à-vis de la Tunisie, nous n’avons pas épargné le moindre effort ces dernières années pour servir le pays », écrit Mohamed Ayachi Ajroudi dans son communiqué sobrement et simplement publié sur sa page facebook, le mercredi 28 janvier 2015.

« Nous avons été constamment mobilisé pour sortir la Tunisie des crises politiques et économiques qu’elles a subies et pour lui assurer la paix, préserver sa sécurité, sa stabilité et sa dignité. Nous avons participé à toutes les rencontres et conclaves, y compris au dialogue national, en gardant nos distances avec toutes les parties. A chaque fois, nous avons essayé de rapprocher tous les points de vue, en multipliant les contacts avec l’ensemble des protagonistes pour trouver des issus aux impasses, rétablir l’espoir chez le citoyen et rassurer nos partenaires étrangers. Nous avons eu l’honneur et en toute fierté de hisser haut la bannière de la Tunisie à travers le monde, dans les différents congrès et rencontres internationales. Nous avons présenté aux différents gouvernements qui se sont succédés après la révolution des projets étudiés et gigantesques, dont le financement était parfaitement assuré. Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas reçu la moindre réponse des milieux concernés ».

« Après tout cela, nous ressentons une immense tristesse en regardant certains s’enrager pour le pouvoir et d’autres galoper pour un poste, ce qui empêchera le pays de répondre aux besoins du peuple au premier rang desquels le travail, la liberté et la dignité nationale. Tout le monde constate les agissements des partis politiques qui ont considéré les intérêts personnels et partisans aux dépens de l’intérêt général et national ; tous voient que les petits calculs dominent les comportements et attitudes de la quasi-majorité des politicards en Tunisie ».

« Pour toutes ces raisons, et après mure réflexion, nous avons pris la décision de nous retirer et de démissionner du Mouvement du Tunisien pour la Liberté et la Dignité, de prendre nos distances pour le moment de la vie politique tunisienne afin de ne pas être de faux témoins sur ce qui se passe et pour que nous ne soyons pas impliqués, de façon directe ou indirecte, dans la conspiration qui se trame contre la Tunisie et son peuple. Nous n’avons jamais trahi la Cause et que Dieu nous en soit témoin... ». Ainsi s’achève le communiqué de Mohamed Ayachi Ajroudi et peut-être la carrière d’un homme qui aimait sa patrie plus que lui-même et qui ignorait sans doute autant la cruauté de la politique que la nature de certains tunisiens! Ainsi, la vie politique tunisienne infirme la théorie darwinienne de la sélection naturelle : les meilleurs et les patriotes partent, les pires et les traîtres restent !   
                 
Pour ceux qui l’exercent ou s’en occupent, la politique peut-être malédiction comme elle peut être une bénédiction. Elle peut être source de joie et de bonheur comme elle peut provoquer la tristesse et le malheur. Elle peut enrichir ou appauvrir. Elle peut redonner vie, longévité et vitalité chez un octogénaire comme elle peut précipiter  la mort d’un quinquagénaire.

En Tunisie, depuis 2011, ceux qui la pratiquent avec patriotisme et conviction en souffrent et peuvent y laisser fortune, santé, bonheur et même la vie. Ceux qui l’exercent sans foi ni loi, sans authenticité, sans conviction et surtout sans patriotisme, ont tout à y gagner : l’honneur, l’argent, la considération et le pouvoir.

Au risque de nous faire taxer de flagorneurs, nous avons depuis quelques mois observé le cas atypique de Mohamed Ayachi Ajroudi. Nous avons compris qu’il était en total déphasage, pas seulement avec la nouvelle classe politique toutes tendances confondues, mais aussi avec la société tunisienne elle-même. Cinquante années de vie à l’étranger transforment les esprits et changent la nature comme la culture.

Ayant fortement cru à la « révolution du jasmin », il est revenu en Tunisie après dix années d'exil volontaire décidé à la suite d’exactions de certaines familles régnantes et dominantes. Il n’en a jamais parlé, contrairement à un certain nombre d’imposteurs qui se sont inventés des CV jalonnés de militantisme fictif et d’injustices qu’ils disent avoir subies, alors qu’ils étaient sinon au cœur du régime, du moins de ses nombreux relais et profiteurs.

Il est revenu en Tunisie avec une ambition débordante, pas tant pour lui que pour ce pauvre peuple dont il est issu. Il est rentré avec pleins d’idées avant-gardistes et beaucoup de projets économiques et technologiques prêts à réaliser. Erreur fatale, il n’avait compris que les nouveaux affamés et malfamés, aussi bien chez la funeste troïka que chez ceux qu’on continue d’appeler les technocrates, n’avaient pas l’intention de créer des projets mais de brader ceux que l’ancien régime avait réalisé après 23 ans de réformes et de dur labeur, et dont il ne reste plus rien aujourd’hui.

Sur la dégradation vertigineuse de la situation socio-économique, il était l’un des rares sinon le seul à en parler avec rigueur, inquiétude et chiffres à l’appui. Le seul à alerter l’opinion publique sur la banqueroute financière et économique de la Tunisie. Ici même, en novembre 2014, alors que les révolutionnaires et les réactionnaires, les affairistes, les gauchistes, les islamistes, les droit-de-l’hommistes, les ex-Rcédistes, les artistes et même les débiles mentaux se jetaient dans les élections législatives comme des rats dans les égouts, Mohamed Ajroudi, qui ne s’était pas présenté ni au législatives ni aux présidentielles, avertissait qu’au « rythme où va la décomposition macro et micro-économique tunisienne, je crains la faillite totale et une implosion sociale sans précédent ».

Il rappelait ce que le peuple, encore moins les nouveaux politiciens ne veulent pas entendre, à savoir que « la dette extérieure du pays atteindrait 37 Milliards de dinars en 2014, soit un endettement supplémentaire en devises net que l’importation de biens de consommation courante accable de 13,5 Milliards de dinars », que «la dette publique serait de 43 Milliards de dinars, soit 51,5% du PNB à fin 2014, contre 27 Milliards de dinars et 40% du PNB en 2010 », que le «déficit des paiements extérieurs est estimé pour toute l’année 2014 à près de 9% du PNB, soit le double du niveau de 2010 et un déficit budgétaire de 6% soit six fois le niveau de 2010(1,1%) », que « Le budget de l’Etat serait passé dans le même temps de 18 Milliards de dinars en 2010 à 27 Milliards de dinars en 2014… » (voir l’article ci-dessous).

Aujourd’hui, ces chiffres se sont encore aggravés et dégradés, grâce aux « technocrates » menés par le brillantissime Mehdi Jomaa, que les Allemands viennent de décorer pour avoir offert à DESERTEC tout le potentiel énergétique solaire, et pour avoir signé dans la précipitation et la prévoyance personnelle d’autres contrats pas moins stratégiques.

Savoir, ne rien faire et ne rien dire, c’est être complice d’une entreprise de mise à sac de la Tunisie ; c’est commettre une haute trahison à l’égard de son pays et de sa nation. Mohamed Ayachi Ajroudi parle depuis quatre ans, et il a tout essayé pour éviter le pire à la Tunisie, mais en vain. En décidant de « ne pas être le faux témoin » de cette conspiration qui dure et perdure, en choisissant de renoncer à la politique, il joint l’acte à la conscience… mais rend t-il service à sa patrie ?

Nebil Ben Yahmed     

Voir dans nos archives son article « Le naufrage de l’économie tunisienne » :

http://www.tunisie-secret.com/Le-naufrage-de-l-economie-tunisienne-par-Ayachi-Ajroudi_a1189.html
 

TS, 30 janvier 2015

Harcèlement d’Al-Janoubia TV, racket et menaces de mort

Nous venons d’apprendre que mercredi dernier, la police de Bab Saadoune (Tunis) s’est présentée au siège d’Al-Janoubia TV pour arrêter son directeur et son gérant, Nizar Zanzouri et Abdelhamid Ben Mohamed. Motif officiel de cette action, le non paiement d’une amende de 50 000 dinars arbitrairement décidée par la Haïca qui est toujours contrôlée par Ennahdha et le CPR. Motif réel, « l’impertinence » de cette télévision du Sud qui continue à parler des vrais problèmes sociaux et économiques du pays en accordant la parole à la société civile et aux couches sociales les plus défavorisées.

En septembre 2014, Al-Janoubia, qui emploie 120 personnes, a été la seule télévision à qui la Haïca refusait d’accorder la licence. Depuis, cette télévision indépendante et audacieuse est menacée de fermeture. Le chef de la police du district de Bab Saadoune a menacé : « Si vous ne payez pas les 50 000 dinars, mercredi prochain (4 février), on ferme la TV et on saisit le matériel ». Celui-ci coute près de 3 millions de dinars. Signe révélateur d’un harcèlement ciblé, l’amende a été infligée à Mehdi Ajroudi (20ans), le fils de Mohamed Ayachi Ajroudi, qui est étudiant aux Etats-Unis et qui détient une seule part du capital de cette télévision !     

Concomitamment, le receveur de la ville de Hammamet a refusé au représentant de Mohamed Ayachi Ajroudi de vendre les vignettes automobiles au prétexte d’amendes non payées depuis 2010. Montant exigé, 5880 dinars pour 29 amendes, alors qu’il n’existe aucune traçabilité, et pour cause : les véhicules en question n’ont jamais roulé ! Il s’agit donc d’un racket « légal » !

Sans compter les menaces de mort qui pèsent sur Mohamed Ayachi Ajroudi, le harcèlement qu’il subit est révélateur d’un Etat voyou qui utilise tous les moyens pour faire taire un homme libre et museler la seule télévision qui ose montrer la misère sociale dans le Sud et accorder la parole « aux gueux », selon l’expression d’un proche de Béji Caïd Essebsi !

Tunisie-Secret


           


1.Posté par Mercure le 29/01/2015 11:18
Le niveau de la classe politique actuelle est en efgfet calamiteux

Les leaders de la société civile sont peu à peu éclipsés par, au mieux des margoulins, et le plus souvent par des "débiles mentaux" comme vous le dîtes. Le mot n'est pas trop fort.

Affairistes et opportunistes pullulent, le trabendo génère des fortunes et des complicités avec l'ensemble de de la Fonction Publique, tous secteurs confondus. L'ancienne mafia se renouvelle, et consolide ses positions.

Mais ce nivellement est aussi la résultante des années de dictature benaliste.

Au total , nous sommes face à un pays quasi-exsangue bientôt dirigé par un mafieux déguisé en papy bonasse

2.Posté par BAUM Alfons le 29/01/2015 12:00
Oui,c'est dure a avaler mais abandonner c'est facile mais on doit se battre et continuer !!!!!

3.Posté par mourad G. le 29/01/2015 20:35
Rappel à ceux qui ne connaissaient pas ce grand Monsieur issu du sud.
Monsieur Ajroudi a tout fait pour son pays, pour ceux qui l'ignorent , c'est depuis le début des années 80, à Gabes plus précisément qu il faisait des dons à cette ville pour améliorer les routes et financer les écoles. Ce Monsieur a tout donné pour son pays. Il a contribué pour beaucoup au développement de la ville de Gabes dont il est issu et a aidé beaucoup de jeunes à continuer leurs études. Oh combien je le comprends, son coeur est déchiré par tant de haine de la part des Tunisiens vis à vis de leur pays.
Comment se fait il que la Tunisie 4 ans aprés cette maudite révolte populaire, n'arrive pas à se relever et à se mettre au travail. Comment se fait il qu'elle soit gouvernée par les mêmes personnes. Même beji caied essebsi, ne peut se passer de cette secte maléfique d'ennahdha, qu'il pense introduire dans le prochain gouvernement. Qui serait derriere cette conspiration? Les Américains, encore et encore? Ou bien les pays du golfe amis avec certains freres musulmans?
En tout état de cause et malgré des elections en apparence, normales et transparentes, ce pays n'arrive toujours pas à se relever et à faire décoller ses investissements, qui comme l'a si bien dit TS, sont toujours lmmobilisés. Avec des greves chaque jour, surtout dans des secteurs névralgiques, comme l'enseignement, les transports ou comme les mines ou les phosphates qui lui ont fait perdre presque 2000 Milliards de millimes à ce jour, pour aprés aller emprunter auprés du FMI! Que se cache t il derriere tout cela. Difficile à deviner en tout cas.

4.Posté par Sihem Ben Ayed le 29/01/2015 21:44
C'est grace à tunisie-Secret que je l'ai découvert il y a quelques mois. Et depuis j'espèrais beaucoup de cet homme qui est en effet atypique. Suis tunisienne et j'aime mon pays mais suis désolée de le dire, mais notre peuple ne mérite pas ce genre d'hommes. Ils méritent les voleurs, les menteurs et les salops.

Nouveau commentaire :

Actualités | International | Culture | Vidéo | Dossiers | Archives | Editorial | Amérique | Interview | Opinion | Qui sommes-nous ? | Maxime du jour | Portrait | Le Must




Suivez-nous
Facebook
Twitter
Google+
YouTube





Galerie
Robert Menard
Pierre Delval Waito
Rached GHANNOUCHI et Mustapha Ben Jaafar
Hamadi Jebali, Hédi Baccouche, Mohamed Ghannouchi
Ali Bennour s'attaque au Qatar
Je suis Charlie

Inscription à la newsletter