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Exclusif : Un document interne à Nidaa Tounes révélait déjà les maux qui le menacent aujourd’hui d’implosion


18 Août 2014

Qu’à Dieu ne plaise, Nidaa Tounes pourrait imploser avant les prochaines élections. TS l’avait conjecturé il y a déjà un bon moment, nous y voilà : mécontentements, démissions, rebellions, constitution de listes indépendantes, guerre interne… Nidaa Tounes est un bateau pris dans une tempête et son naufrage risque d’être douloureux aussi bien pour ses dirigeants que pour beaucoup de Tunisiens qui y ont vu espoir et renaissance. En exclusivité pour nos lecteurs, ce document secret dont les signataires mettaient déjà le doigt sur les anomalies qui handicapaient Nidaa Tounes et qui risqueraient aujourd’hui de l’emporter, au grand désespoir de beaucoup de Tunisiens.


Taïeb Baccouche et Béji Caïd Essebsi, ou le bras de fer entre un despote qui n'est plus éclairé et un éclairé qui n'est pas suffisamment despote !
Taïeb Baccouche et Béji Caïd Essebsi, ou le bras de fer entre un despote qui n'est plus éclairé et un éclairé qui n'est pas suffisamment despote !
Les six pages ci-jointes datent du 4 décembre 2013. Ses signataires, tous de hauts dirigeant de Nidaa Tounes, notamment Hédi Benzarti, Lazhar Akremi, Mondher Belhadj Ali, Hédi Ghodbani, Mohamed Ali Nasri, l’adressent à Béji Caïd Essebsi, en attendant de lui de prendre des mesures nécessaires et urgentes pour consolider le fonctionnement démocratique du parti, ou plutôt pour le mettre en place, puisqu’il n’a pas l’air d’exister.

Selon les signataires, « Une fois le minimum requis de la gouvernance démocratique disparu, certaines personnes porteuses d’une culture de médisance et d’allégeance, alors qu’elles n’ont ni expérience, ni compétence, ni rayonnement, étaient contentes d’avoir dominé le parti, et que toute personne qui refuserait de se plier aux exigences de quelqu’un qui tient son pouvoir organisationnel, financier et politique du président du parti, doit être sanctionnée et exclue…Cela a été ouvertement dit à plusieurs membres du comité exécutif élargi…. »

Les auteurs de ce documents précisent que « L’absence des institutions, de la transparence et de l’esprit démocratique dans la direction de Nidaa Tounes a eu des conséquences sur le moral de ses dirigeants, de ses cadres et de ses représentants régionaux…Cette démoralisation augmente tous les jours, par les manœuvres du cercle restreint autour du président du parti, consistant à remonter les coordinateurs régionaux contre certains dirigeants du parti… »

D’où, pour eux, « La revendication d’organiser un premier congrès du parti », qui « était une occasion pour décoller et provoquer une nouvelle dynamique d’adhésion et de financement du parti… » Plutôt que l’allégeance et la personnalisation, un tel congrès nous aurait permis au moins d’élire les bureaux locaux », indiquent les signataires de ce document.

Inquiets et alertés, ces derniers ajoutent que « le recul dans les derniers sondages nous interpellent pour réfléchir à une représentativité démocratique et de cesser la pratique de la désignation, en prenant un certain nombre de mesures sans lesquelles Nidaa Tounes s’arrêtera de croitre pour devenir une force politique et sociale réelle. Pis encore, l’avenir pourrait révéler des divisions et des dislocations, en cas de crises ou d’événements imprévus ». 

Cette dernière hypothèse s’avère exacte, aujourd’hui que Nidaa Tounes ressemble de plus en plus à un bateau ivre, même si le marin suprême tient toujours la barre ! Mais jusqu’à quand ?

Pour éviter le tourbillon que Nidaa Tounes subit aujourd’hui de plein fouet, à la grande satisfaction d’Ennahda et de certaines autres formations politiques concurrentes, les signataires du document avaient formulé quatre demandes à l’attention de Béji Caïd Essebsi :

Premièrement, « La restructuration de la direction du parti de façon démocratique. Cela consisterait à élire 25, parmi les membres du comité exécutif, afin qu’ils deviennent un bureau politique… »

Deuxièmement, « Nommer un directeur administratif et financier pour organiser l’administration du parti et répondre à ses besoins quotidiens, en dehors des influences et des divergences politiques »

Troisièmement, « Elire des comités spécialisées dans l’organisation, l’orientation et la formation, ainsi qu’en matière d’élection… »

Quatrièmement, « Tenir le premier congrès constitutif du parti »

A quelques semaines des élections, la question de l’adoption de ces mesures ne se pose plus et elle est même anachronique. Trop court et bien trop risqué pour un parti déjà en campagne électorale et dont les lieutenants et caporaux se livrent une bataille acharnée et suicidaire pour figurer sur les têtes de listes. La question qui s’impose est en revanche la suivante : à l’exception de Taïeb Baccouche, qui reste chevillé à ses convictions et à sa volonté de glasnost et de perestroïka, qu’en est-il des autres responsables de Nidaa Tounes, dont les signataires de ce document ?

Autre interrogation essentielle, Béji Caïd Essebsi est-il déjà usé par un pouvoir qu’il n’a pas encore conquis et surtout désabusé par un conglomérat de courtisans, qui se sont d’ores et déjà partagés les futurs portefeuilles ministériels, les futures ambassades, les futurs places au sein du parlement, et même les futurs postes de jardiniers, de chauffeurs et de cuisiniers pour leurs propres courtisans ?
                 
Nebil Ben Yahmed  

Pour lire le document arabe original : 

nida_1.pdf Nida 1.PDF  (986.89 Ko)


nida_2.pdf Nida 2.PDF  (1 Mo)


nida_3.pdf Nida 3.PDF  (1.05 Mo)


nida_4.pdf Nida 4.PDF  (1015.81 Ko)


nida_5.pdf Nida 5.PDF  (1.03 Mo)


nida_6.pdf Nida 6.PDF  (1.04 Mo)



           


1.Posté par Mustapha Stambouli le 18/08/2014 09:49
Commentaire rédigé le 4 juin 2013. BCE doit agir rapidement pour introduire une réelle démocratie à l’intérieur de Nidaa Tounès. Il doit éviter surtout de se placer au dessus des militants : il n’a rien de plus que les autres, sauf les erreurs stratégiques de la transition de la capitulation et des compromis désastreux. La démarche imposée par BCE est néfaste pour une formation politique en construction sans plateforme politique ni objectifs clairs. Si BCE continue de la sorte, Nidaa Tounès implosera 40 jours après le départ de BCE. Les calculs partisans ne mènent nulle part sauf à la dérive. L’absence de démocratie interne favorise la multiplication spontanée des courtisans méprisables.

2.Posté par Tounsi86 le 22/08/2014 16:11
ce site defend nida tounes ou qoui ??????????

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