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L’ancien président suisse remet Sarkozy à sa place


10 Juin 2014

Sous le titre de « Adolf Ogi cloue le bec de Sarkozy », le quotidien suisse Le Matin a rapporté cet accrochage entre l’ex-président suisse et l’ex-président français, qui a voulu jouer au donneur de leçon en critiquant le système helvétique, se croyant ainsi en Afrique et au Maghreb. La réaction du président Adolf Ogi a été cinglante et immédiate.


Nicolas Sarkozy et Adolf Ogi, l'ancien Président suisse.
Nicolas Sarkozy et Adolf Ogi, l'ancien Président suisse.
 Vendredi, lors du Swiss Economic Forum d’Interlaken (BE), Adolf Ogi a renvoyé Nicolas Sarkozy à ses études, rapportait SonntagsBlick. Quelle mouche l’a piqué? Joint hier, l’ancien conseiller fédéral nous donne sa version des faits. Les exigences formulées par M. Sarkozy avaient manifestement déjà un brin agacé les organisateurs. Arrivée la veille, sa secrétaire avait ordonné qu’il n’y ait ni caméra ni photos durant l’intervention de l’ancien président. Et aucune question sur la politique intérieure française.

One-man-show de Sarko

Puis, vendredi matin, ce qui devait être un débat a tourné au one-man-show. «M. Sarkozy a fait son numéro. Il a plu, par sa rhétorique, ses mimiques. Il s’est imposé, donnant le spectacle qu’il voulait donner. Mais le pauvre journaliste n’a pas pu poser ses questions. Je commençais à voir le problème arriver», note Adolf Ogi.

Moi aussi, j’ai été président!

L’ex-président français a ensuite pris une heure de repos à l’hôtel. Puis une rencontre était prévue avec des personnalités et sponsors. Une vingtaine de personnes. Là, M. Ogi ne souhaitait pas que Nicolas Sarkozy «kidnappe» de nouveau l’événement. Il a tenu à mettre les points sur les i d’emblée. «En tant que président du Forum, je devais m’assurer que tout se passe bien. Monsieur le président, lui ai-je dit, je ne suis pas journaliste. Je ne souhaite pas entrer dans le petit jeu des questions-réponses. Comme vous, je suis un ancien président. Un ancien président qui avait des relations privilégiées avec vos prédécesseurs, M. Mitterrand comme M. Chirac.»

Adolf Ogi souhaitait indiquer qu’il y avait un pied d’égalité à respecter. Et a donné la parole à Sarko. Qui en a bien profité… Il s’est mis à expliquer que la Suisse devait entrer dans l’Union européenne. Qu’un pays ne peut pas être gouverné par un président qui change chaque année. Ou que notre système avec sept conseillers fédéraux est inefficace, désuet… «Il est allé trop loin. Il fallait dire stop. Je l’ai interrompu», raconte M. Ogi.

«Je ne laisse pas passer»

Estime-t-il que Sarkozy a manqué de respect à la Suisse? «Si vous posez la question de cette manière, je me dois de répondre oui. Si une personne se montre irrespectueuse envers notre pays, je ne laisse pas passer. C’était le cas lorsque j’étais au Conseil fédéral. C’est toujours le cas aujourd’hui. Et ce le sera demain.»

M. Ogi a alors rappelé la richesse de la Suisse, ses quatre cultures, ses 26 cantons, ses plus de 160 ans de paix. Ou que la Confédération reste pour beaucoup un exemple de ce que l’Union européenne essaie en vain de recréer.

Sur le fond, M. Ogi entendait-il démontrer que la «petite» Suisse n’a à courber l’échine devant personne? «J’ai toujours exigé de mes interlocuteurs – y compris les plus puissants – le même respect que je leur accordais. Oui, la Suisse ne doit jamais se laisser marcher sur les pieds. Nous devons discuter d’égal à égal avec tout le monde.»

Quotidien suisse Le Matin, du 9 juin 2014


           


1.Posté par kimdee le 11/06/2014 20:43
Cela met en relief le lèche-bottisme des autres présidents et chanceliers européens...

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