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Le Néo-Destour commémoré… et trahi !


2 Mars 2016

On célébrait aujourd’hui la naissance du Néo-Destour, le 2 mars 1934. Plusieurs figures destouriennes étaient au rendez-vous de cette commémoration à Monastir, mais sont-elles pour autant au rendez-vous de l’Histoire ?


De droite à gauche, Mondher Zenaïdi, Faouzi Elloumi, Abderrahim Zouari, Kamel Morjane, Ridha Belhadj, Taoufik Baccar...
De droite à gauche, Mondher Zenaïdi, Faouzi Elloumi, Abderrahim Zouari, Kamel Morjane, Ridha Belhadj, Taoufik Baccar...
La commémoration de la naissance du « Néo Destour » il y a 82 ans, a été célébrée à Monastir, ce mercredi 2 mars 2016. Organisée à l’initiative de l’association El Wafa à Bourguiba, cette célébration a attiré plusieurs personnalités politiques de l’ère souveraine (1987-2011), à l’instar de Kamel Morjène, Taoufik Baccar, Mondher Zenaïdi, Abderrahim Zouari, Tijani Haddad, Ons Hattab, Faouzi Elloumi, Ahmed Friâa, Béchir Tekkari, Mondher Friji, Iyadh Ouederni, Ridha Belhaj (on ne sait pas ce qu’il faisait là-dedans)…

Rappel historique d’une naissance patriotique

Son origine monastirienne le prédisposait à incarner la lutte pour l’indépendance puis la Tunisie moderne. Fils d’Ali Bourguiba et Fatouma Khefacha, Habib Bourguiba est né à Monastir en 1903, dernier d'une famille nombreuse et pas nantie. Avec l'aide pécuniaire de son frère aîné Mohamed, déjà installé à Tunis, il put faire des études brillantes au collège Sadiki, foyer de culture franco-arabe, puis à Paris, à la faculté de droit et à l'École libre des sciences politiques (1924-1927).

Agé de 27 ans, armé de diplômes et séduit par la culture et le système politique français, il retourne en Tunisie en 1927. Il constate alors le cruel décalage entre les principes humanistes et libéraux, base de l'enseignement qu'il a reçu à Paris, et la pratique quotidienne coloniale. Très vite, il milite au sein du « Destour » (parti libéral constitutionnel) et le 12 mai 1933, il en devient membre de la commission exécutive. Il découvre très vite l'inefficience du « Destour » et l’archaïsme de ses chefs. A 31 ans, il décide alors de le rajeunir et, le 2 mars 1934, à Ksar Hellal, il provoque un Congrès extraordinaire.

Du Néo-Destour au PSD, ensuite au RCD

Ce congrès s’est terminée par la scission en deux branches du parti : l’une conservatrice, qui a conservé le nom de « Destour », et l’autre moderniste qui a été baptisée « Néo-Destour ». Ce nouveau parti, qui allait mener le combat jusqu’à l’indépendance, est a été dirigé par Mahmoud El Materi (président), Habib Bourguiba (secrétaire général), Tahar Sfar (secrétaire général adjoint), Mhamed Bourguiba (trésorier) et Bahri Guiga (trésorier adjoint).

Le 19 octobre 1964, à l’époque des grandes réformes collectivistes menées par Ahmed Ben Salah, le « Néo-Destour » devient le Parti socialiste destourien (PSD). Il s’appellera ainsi jusqu’au 27 février 1988, lorsque Ben Ali fonde le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). A l’issu du coup d’Etat du 14 janvier 2011, le RCD est dissous par décision judiciaire en première instance le 9 mars 2011, malgré le combat héroïque de la jeune avocate Abir Moussi. Ce jugement a été rendu définitif par rejet d'un recours en appel le 28 mars 2011.

Le bateau ivre destourien attend son capitaine

Depuis cette date, les destouriens sont orphelins d’un leader patriotique et charismatique. Certains ont cru le trouver en la personne de Béji Caïd Essebsi, qui n’a porté le projet de Bourguiba mais juste ses lunettes. D’autres ont rejoint Kamel Morjane, patriote très respectable mais pas suffisamment ferme et résolu pour rompre avec le politiquement correct. D’autres encore ont rallié le vieux Hamed Karoui et le « jeune » renard Abderrahim Zouari. Et les autres attendent la naissance imminente du nouveau parti de Mondher Zenaïdi.

A notre grand regret, nous avons appris aujourd’hui qu’une quinzaine de personnalités destouriennes ont rejoint la nouvelle friperie politique de cheikha Moza, dont elle a confié la gérance à Mohsen Marzouk et qui s'appelle "Mouvement du projet de la Tunisie" (Haraket Machrou Tounes). Pour un spécialiste en communication, on peut dire qu'il a bien réussi son projet! Il s’agirait de Mustapha Kamel Nabli, Sadok Chaabane, Riadh Saada, Abdelhafidh Hergam, Slim Tlatli, Afif Hendaoui, Habib Mbarek, Ali Ben Romdhane, Thameur Saad, Faouzi Aouam, Lilia Chouchane, Aïda Morjane…

L'unité indissociable est indispensable

Kamel Morjène, Mondher Zenaïdi, Taoufik Baccar, Abderrahim Zouari, Ahmed Friâa, Tijai Haddad, Béchir Tekkari, Mondher Friji, Iyadh Ouederni…, ont été à ce rendez-vous commémoratif, mais seront-ils au rendez-vous de l’Histoire ? Tant qu’ils seront désunis, nous parlerons de trahison. Car, de toutes ses personnalités estimables, les Tunisiens patriotes n’attendent pas une photo de famille recomposée à l’occasion d’une naissance miraculée, il y a 82 ans, mais une UNITE indissociable autour d’une seule organisation politique qui serait en mesure de rétablir l’honneur perdu des Tunisiens et de reconquérir la Souveraineté piétinée de la Tunisie. En ces temps de péril intégriste et de tentation néocolonialiste, les Tunisiens n’attendent plus un nouveau Bourguiba, mais une renaissance bourguibienne.

Nebil Ben Yahmed     

L'unité aujourd'hui plus que jamais.
L'unité aujourd'hui plus que jamais.


           


1.Posté par Ben le 06/03/2016 15:29
Ce BELHAJ, à se demander ce qu'il fait-il la-dedans ?
Ridha BELHAJ, l’inconnu, devenu célèbre, de la scène politique tunisienne, sera parachuté, au lendemain de la révolte des gueux, au premier ministère, en tant que conseiller juridique, imposé, à Mohamed Gannouchi, par Abderrazk Kilani, avec lequel il contribuera, aux côtés de Siham Ben Sedrine, Ahmed Rahmouni, Farhat Rajhi et bien d’autres, à la destruction des instituions névralgiques de l’État notamment l’appareil sécuritaire et l’appareil judicaire, démettant les meilleurs cadres de ces deux institutions de leurs fonctions.
BELHAJ, dénué de tout savoir juridique, de toute expérience politique et de tout charisme, se distinguera, cependant, par une dureté de caractère inégalable, d’un esprit revanchard et usera de ses coudes pour écarter tous ceux qui lui tiendront tête. Ghazi Jribi, alors président du tribunal administratif, en fera la triste expérience sauvé, in extrémis, de la démission, par Béji Caid Essebssi, acculé à le nommer ailleurs sous la pression des magistrats du Tribunal Administratif.
Cet homme représente le mal, la haine, la revanche et la discorde. Il ne véhicule aucune image positive qui puisse servir un grand parti comme Nida Tunes, censé offrir à la Tunisie la voie de la conciliation, celle de tout un peuple, sinon d’une Nation.
Cet homme est à l’origine de la destruction de nombreuses familles de Tunisiens, de nombreux hauts cadres de l’État, démis de leurs fonctions, et poursuivis, sur ses instructions directes, sur la base de dossiers montés de toutes pièces.

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