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Mezri Haddad : les Américains veillent sur le laboratoire tunisien comme un chimiste sur sa découverte antivirale


23 Octobre 2013

Il accuse les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande Bretagne et le Qatar de protéger les islamistes d’un éventuel scénario égyptien et prédit une vague d’attentats dans les grandes villes. C’est dans une interview qui a été publié aujourd’hui dans Algérie Patriotique que l'ancien ambassadeur tunisien s'est exprimé. Nous la reproduisons en espérant que M. Mezri Haddad s’exprimera dans les médias tunisiens aussi fréquemment que dans les médias algériens pour lesquels il a a priori un petit faible !


Mezri Haddad : les Américains veillent sur le laboratoire tunisien comme un chimiste sur sa découverte antivirale
Pour avoir une seconde « révolution » en Tunisie, il faudrait reconduire le contrat avec OTPOR et Freedom House, renouveler le pacte avec Al-Jazeera, et trouver le bon général qui répondra à l’appel « nationaliste » de la CIA ».

« La révolution bouazizienne a libéré la parole mais aussi les plus bas instincts ».
     
« Le terrorisme va progressivement se déplacer des frontières et de la campagne vers les villes et les zones urbaines, là où il sera très difficile à éradiquer. Je pense, et je l’ai dit depuis près de deux ans, que le terrorisme va se métastaser et qu’il ne fera pas deux victimes par ci et deux égorgés par là, au sein des forces de l’ordre et de l’armée, mais qu’il va faire plusieurs dizaines de victimes parmi la population ». 
       
« La coopération tardive entre les armées algérienne et tunisienne se limite aux frontières et elle consiste à déloger les poches de terrorisme qui menacent la sécurité algérienne et qu’Ennahda a laissé s’installer avec la complicité des islamo-fascistes libyens et sous les instructions secrètes du Qatar ».
              
« L’armée tunisienne a été purgée de ses officiers républicains et nationalistes, et le ministère de l’Intérieur est à moitié phagocyté par des islamistes ou des mercenaires à leur solde ».

« La nouvelle puissance tutélaire (USA) veille sur le « laboratoire du printemps arabe » (Tunisie), comme un chimiste sur sa découverte antivirale, ou comme une mère sur son enfant. »

« Il n’est pas question pour les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande Bretagne et le Qatar, que le scénario égyptien se reproduise en Tunisie. Les Frères musulmans tunisiens le savent et c’est pour cette raison que les exigences de l’opposition et les menaces de manifestations leur importent peu. »

« Malgré la surprise égyptienne, les occidentaux n’ont toujours pas compris que le nationalisme arabe est psychologiquement et idéologiquement plus puissant et plus mobilisateur que l’islamisme sur lequel ils ont misé depuis bien des années »

« Il y a deux choses que la Tunisie aura beaucoup de mal à retrouver : sa souveraineté et sa sociabilité. Ces deux précieux acquis que les Tunisiens doivent au génie bourguibien et à l’Etat-nation, sont perdus pour très longtemps ».  


L'interview

Aujourd’hui 23 octobre, devait s’ouvrir le dialogue national entre d’une part Ennahda ainsi que ses alliés au pouvoir et d’autre part l’opposition ainsi que les grandes organisations syndicales, comme l’UGTT et l’UTICA. Ce dialogue devrait mener les différents partis à adopter une nouvelle feuille de route pour sortir la Tunisie de la crise. Qu’espérez-vous de ce dialogue national ?

En réalité, pas grand-chose. Le triumvirat qui a usurpé le pouvoir il y a deux ans, alors que le scrutin du 23 octobre 2011 portait exclusivement sur l’élection d’une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution dont les Tunisiens pouvaient s’en passer, et non pas d’élire un gouvernement ou un président, ce triumvirat ne partira pas aussi facilement. Et dans le cas contraire, le mal est déjà fait. Avec le meilleur des gouvernements possibles, il faudrait plusieurs années pour reconstruire ce qui a été détruit en deux ans. Cela fait précisément deux ans que ces gens là s’accrochent au pouvoir au mépris de la volonté générale et de la légitimité démocratique. Deux ans que la Tunisie a un président non élu et illégitime, une assemblée constituante tout aussi illégitime depuis avril 2012, et un gouvernement usurpateur depuis 2012 aussi. Malgré la détermination de certaines figures de l’opposition, je crains donc que ce dialogue dit national ne mène strictement à rien et qu’il ne soit qu’un anesthésiant pour gagner du temps et endormir une société à bout de patience, qui est passée de l’euphorie révolutionnaire à la dépression collective. Si cette société a encore du ressort et de la combativité, elle devrait descendre dans la rue, aujourd’hui, pour incarner le véritable dialogue national et signifier aux usurpateurs de tout bord que l’imposture révolutionnaire est terminée.
    
Une nouvelle révolution serait-elle possible ?

Vous savez, je n’aime pas beaucoup le terme de révolution, même lorsqu’il renvoie à 1789 ou à 1917. A plus forte raison lorsqu’il désigne la fumisterie bouazizienne qui a provoqué ce qu’ils appellent le « printemps arabe ». Aux traumatismes révolutionnaires, j’ai toujours préféré le réformisme graduel. Les seules vraies révolutions sont à mon sens celles qui ont mis dehors le colonialisme. Pour avoir une seconde « révolution » en Tunisie, il faudrait reconduire le contrat avec OTPOR et Freedom House, renouveler le pacte avec Al-Jazeera, et trouver le bon général qui répondra à l’appel « nationaliste » de la CIA. Je m’attends plutôt à des manifestations qui vont inquiéter le président provisoire, le gouvernement temporaire et l’assemblée constituante illégitimes, mais pas au point de pousser tous ces usurpateurs à la démission immédiate. Une fois la tension baissée, chacun reviendra dans son coin et la régression du pays continuera jusqu’à la faillite totale de l’Etat et à l’éclatement de la société.

La découverte d’importantes caches d’armes en Tunisie appartenant aux islamistes vient contredire celui qui a toujours promis que «le scénario algérien des années 90’ ne se reproduira jamais dans aucun pays». Des informations concordantes indiquent qu’Ennahda se prépare au pire. Les nouveaux événements de Djebel Chaâmbi et de Guoubellat sont-ils les signes avant-coureurs d’une recrudescence du terrorisme ?

Beaucoup pensent que le terrorisme disparaitra avec la stabilité politique et les hypothétiques élections législatives et présidentielles ; que l’ordre et la paix civile régneraient lorsque les Frères musulmans ne seront plus au pouvoir. C’est plutôt le contraire qui risque de se produire dans le cas où les islamistes seraient, par miracle, battus dans les prochaines élections. Dans tous les cas de figures, mes compatriotes vont devoir s’habituer, pour quelques années encore, au terrorisme et au crime organisé. C’est qu’il n’y a pas que le terrorisme islamiste qui menace le pays. Il y a aussi les centaines de criminels de droit commun que les usurpateurs du pouvoir ont amnistiés depuis le coup d’Etat du 14 janvier 2011. La révolution bouazizienne a libéré la parole mais aussi les plus bas instincts. Quant aux événements de Djebel Chaâmbi et Guoubellat, ils indiquent que le terrorisme va progressivement se déplacer des frontières et de la campagne vers les villes et les zones urbaines, là où il sera très difficile à éradiquer. Je pense, et je l’ai dit depuis près de deux ans, que le terrorisme va se métastaser et qu’il ne fera pas deux victimes par ci et deux égorgés par là, au sein des forces de l’ordre et de l’armée, mais qu’il va faire plusieurs dizaines de victimes parmi la population. 
       
Vous avez effectivement averti, ici même dans Algérie Patriotique, que le terrorisme pourrait s’étendre aux grandes villes tunisiennes. Suite au renforcement de la coopération des deux armées tunisienne et algérienne contre le terrorisme, y a-t-il une éventualité que l’armée algérienne intervienne à l’intérieur des terres tunisiennes ?

Non, je ne le pense pas et je ne le souhaite pas. Ce qui a été raconté sur la participation de l’ANP lors des dernières opérations dans le Gouvernorat de Béja relève de la propagande islamiste, bien évidemment relayée par sa caisse de résonance, Al-Jazeera. Lorsque j’ai dit ici même que « Sans l’armée algérienne, les égorgeurs seraient déjà à Hammamet et à Tunis », c’était en réaction à des déclarations insolentes et stupides de certains responsables ou « intellectuels » tunisiens qui accusaient l’armée algérienne de comploter contre la Tunisie. Cela ne m’étonne d’ailleurs pas de la part de ces mêmes individus qui, par solidarité frériste, accusaient autrefois les généraux algériens des abominations commises par le FIS et le GIA. La coopération tardive entre les armées algérienne et tunisienne se limite aux frontières et elle consiste à déloger les poches de terrorisme qui menacent la sécurité algérienne et qu’Ennahda a laissé s’installer avec la complicité des islamo-fascistes libyens et sous les instructions secrètes du Qatar.
              
Bien que plusieurs figures politiques aient exigé les mêmes revendications exprimées dans votre «appel en 7 points» du 13 juin 2012, rien ne semble indiquer une sortie de crise dans les prochains jours voire les prochains mois. Qu’est-ce qui empêche de briser ce carcan ?

Plusieurs facteurs qui sont à la fois endogènes et exogènes. L’armée tunisienne a été purgée de ses officiers républicains et nationalistes, et le ministère de l’Intérieur est à moitié phagocyté par des islamistes ou des mercenaires à leur solde. D’autre part, la nouvelle puissance tutélaire veille sur le « laboratoire du printemps arabe », comme un chimiste sur sa découverte antivirale, ou comme une mère sur son enfant. Il n’est pas question pour les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande Bretagne et le Qatar, que le scénario égyptien se reproduise en Tunisie. Les Frères musulmans tunisiens le savent et c’est pour cette raison que les exigences de l’opposition et les menaces de manifestations leur importent peu. La donne géopolitique au Proche Orient a certes changé après le réveil nationaliste égyptien et la résistance héroïque syrienne, mais elle ne changera pas de sitôt dans le Maghreb. C’est du moins le défi que les stratèges du « printemps arabe » entendent relever. Mais ils se trompent. Malgré la surprise égyptienne, les occidentaux n’ont toujours pas compris que le nationalisme arabe est psychologiquement et idéologiquement plus puissant et plus mobilisateur que l’islamisme sur lequel ils ont misé depuis bien des années. Si la Libye s’achemine inexorablement vers un processus à l’irakienne, en Tunisie, un miracle peut toujours se produire !
        
Une enquête d’opinion réalisée au mois d’août et menée par James Zogby, président de l’Arab American Institute révèle que le parti Ennahda reste le parti le plus crédible aux yeux des Tunisiens et que Hammadi Jebali aurait la confiance d’une personne sur deux. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que cette organisation américaine est insignifiante et que son enquête d’opinion menée sur un échantillon de 3000 personnes ne vaut strictement rien. Je ne suis pas loin de penser qu’il s’agit d’une commande des amis de John McCain, le père spirituel de Hammadi Jebali et le théoricien néoconservateur des « Etats voyous » (Irak, Iran, Syrie, Libye, Venezuela, Cuba…) que les « forces du biens » doivent détruire. Cela ne veut évidemment pas dire qu’en cas d’élections, Ennahda serait battu. L’opposition progressiste et principalement Nidaa Tounis, gagnerait à maintenir sa vigilance et à conserver la cohérence à l’intérieur de ses rangs et de ses différentes composantes politique. La bataille contre les islamistes et leurs béquilles du CPR, d’Ettakatol et probablement d’autres formations mineures et parasitaires n’est pas gagnée d’avance.

Il y a donc un espoir pour que la Tunisie retrouve la paix civile et renoue avec la croissance économique !

Oui, probablement, même si cela prendra quelques années, compte tenu des dégâts énormes commis en deux ans. Mais il y a deux choses que la Tunisie aura beaucoup de mal à retrouver : sa souveraineté et sa sociabilité. Ces deux précieux acquis que les Tunisiens doivent au génie bourguibien et à l’Etat-nation, sont perdus pour très longtemps. 

Interviewé par Mohamed El-Ghazi, pour Algérie Patriotique du 23 octobre 2013

 
 


           


1.Posté par myriam le 24/10/2013 00:04
"le nationalisme arabe est psychologiquement et idéologiquement plus puissant et plus mobilisateur que l’islamisme sur lequel ils ont misé depuis bien des années."
FAUX, c'est l'islamisme qui communique très mal, pour l'instant, et heureusement.
un Tarak Ramadan tunisien ferait des ravages...

le reste est excellent !

2.Posté par Imed Zagd le 24/10/2013 00:51
je ma rappelle de son célèbre "Horde" ! après coup: il n'avait pas tort !

3.Posté par Khaled Khaddar le 24/10/2013 00:53
Laboratoire +++Christine Lagarde l'a dit sur nessma Tv en2011=la Tunisie est un pays laboratoire...

4.Posté par Neziha Chakroun Bensaid le 24/10/2013 10:54
je voudrai tout d'abord rendre hommage au journal Algérie Patriotique,pour nous avoir permis de beneficier d'une analyse profonde,eloquente sincere et nationaliste sur l'etat alarmant et catastrophique de notre chere tunisie post coup d'etat décrit par le grand philisophe,écrivain et diplomate Mezri Haddad,esperanr que les organes de presse tunisienne le publie et le diffuse pour eclairer l'opinion publique,nous avons vécu un deuxieme triste 23 octobre avec beaucoup d'angoisse,de detresse et de desespoir,le terrorisme est au palier de nos portes,traversant les regions de chambi ,goublat,sidi ali ben oun pour arriver jusque chez nous et arrachant la vie de nos chers enfants,je suis mere tunisienne tres soucieuse et inquiète pour l'avenir de notrepays
j'ai pleuré avec les meres des martyrs de la police et de la garde nationale, la seule instance supposée proteger notre sécurite et notre stabilité; jusqu'a quand et jusqu'ou allons nous avec ces mercenaires diaboliqques qui ne cherchent que le maintien de leur position au détriment
des vies humaines innocentes et patriotiques,merci monsieur haddad pour eveiller nos esprits

5.Posté par giuseppe le 25/10/2013 00:23
j'adore cet homme d'un courage contre tous, il est la fierte de la mediteranee

6.Posté par Alya Mannoubi le 25/10/2013 10:29
Ce philosophe est un prophète. Tout dit tout prédit dès le mois de janvier de l'année 2011. Mais nul n'est prophète dans son pays. C'est ce qu'on dit, Non ?

7.Posté par Mounir Aït Houcine le 25/10/2013 10:37
Professeur Mezri Haddad n'est ni prophète ni dieu. C'est un penseur politique qui a trois atouts qui manquent aux tunisiens et je m'excuse de le dire. D'abord une grande culture philosophique et historique. Ensuite un patriotisme qui résiste à toutes les épreuves. Et troisièmement un courage exceptionnel. Bref, il est plus algérien que tunisien!!!!!!!!

8.Posté par Sonia Metoui le 25/10/2013 20:13
Ce grand Monsieur a raison depuis le début. Son mot "HORDES FANATISEES" restera dans l'Histoire de la Tunisie. C'est ça un vrai penseur, c'est celui qui sait qu'il a raison contre tous, contre la HORDE justement, dont j'ai fait moi-même partie. S'il y a un mot plus fort que horde, je l'utiliserai aujourd'hui contre ces sales incultes et gueux qui ont détruit ma belle Tunisie. Il n'y a pas un peuple plus ingrat et plus con que.....

9.Posté par Taoufik Achour le 26/10/2013 10:01
T'as raison Sonia. Le propre du vrai penseur c'est de résister à la tentation populiste et de dire la vérité même si elle blesse. M.Haddad a été le SEUL tunisien et arabe à flairer le coup et à dire MERDES à tous le monde, aux américains, aux qatariens, aux sionistes genre BHL, aux Sarkozistes, aux islamistes, aux gauchistes et au peuple lui-même qu'on a pris pour dieu le père. Entre dire merdes et vivre dans la MERDES où nous sommes aujourd'hui, il n'y a pas photo. On aurait dû écouter ce grand PENSEUR.

10.Posté par Mourad le 27/10/2013 08:49
Ce Monsieur, qui a tout l'air d'un grand, nous étonne à chaque fois par ses prévisions qui aprés coup s'averent être vraies. C'est un tunisien, dont le pays peut être trés fier. Un grand penseur trés pragmatique, un grand patriote. Si certains disent qu'il est plus algérien que tunisien, moi je dis que c'est tout simplement les deux. Un tunisien n'est pas tellement différent d'un algérien aprés tout. Leurs moeurs, histoires et religions se ressemblent. Par contre et sachant ses prévisions réelles, quand il dit que des attentas dans les grandes villes attendent les tunisiens, cela fait peur. Que faut il faire maintenant? Pourquoi ces islamistes sévissent ils encore à l'intérieur du pays malgré la vigilence des forces de l'ordre? Comment retrouver l'aura perdu de la tunisie des années 80? Beaucoup de questions se posent à nous, mais il faut garder espoir et espérer en premier lieu que ces islamistes, source de tous les maux en tunisie, une fois partis, permettront un rétablissement rapide de la situiation en tunisie et un retyour aux équilibres des années 90.

11.Posté par kimdee le 27/10/2013 13:46
M. Haddad Président!!!

12.Posté par AmonBra le 31/10/2013 11:31
En tant qu'algérien et lecteur régulier d'Algérie patriotique & Tunisie secret, je reconnait que cette personnalité a la stature d'un véritable homme politique au sens le plus noble du terme.

Quelle allure un gouvernement tunisien dirigé par Mezri Haddad ! et quel contraste avec l'actuel fils de goumier prétendant diriger la république tunisienne !

Mezri Haddad chef d'état ou, au minimum, ministre des affaires étrangères, serait la meilleure chose qui puisse arriver à mes frères tunisiens, c'est un rêve qui peut être réalité demain si ces ordures $alafo-$ionistes ne lui réservent pas le même sort que feu Chokri Belaïd.

13.Posté par Ridha Bouargoub le 02/11/2013 23:13

Je me demande pourquoi Mezri Haddad se fait du mauvais sang pour la Tunisie. Pourquoi tout ce sentiment nationaliste d'amour fou pour sa patrie alors qu'il sait très bien que les valeurs du patriotisme n'ont plus de valeur dans ce nouveau monde hypocrite.
Lui le philosophe doit se convaincre qu'il est en train de prêcher dans le désert.
Mezri haddad est trahi par ses propres sentiments mitigés à la fois dans le pessimisme et l'optimisme.
Haddded est envahi par le pessimisme chaque fois qu'il passe en revue les scènes montrant comment un pays est délabré par ses propres enfants sans qu'il y ait un seul sage qui les arrêtera.
Son optimisme le laisse croire qu'un jour il y aurait un éveil nationaliste pour sauver ce pays.
Cependant j'espère que Mezri Haddad se réveillera un jour pour se rendre compte que sa bien aimée est totalement défigurée et que tous les esthéticiens du monde ne seraient capables de lui rendre sa belle image.
J'avais gaspillé 35 années de ma vie professionnelle avec beaucoup de patriotisme parce que je croyais naïvement qu’un jour la Tunisie miracle rattrapera les pays civilisés.
Mais, je me suis réveillé le 14/ 01/2011 sur la chanson de Nana Mouskouri " le ciel est noir, c'est une pluie noire qui va tomber " . Ce jour là je me suis juré de ne plus mettre la main dans la pâte.
Alors, je conseille Mezri Hadded de faire comme moi, se procurer d'un 3oud et apprendre la musique pour chanter "après moi le déluge".

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