Connectez-vous S'inscrire

 

Rejoignez TunisieSecret sur facebook

| TS Via TunisieSecret


Mohamed Ayachi Ajroudi et Jack Lang « complotent » pour le bienfait de la Tunisie !


15 Avril 2015

Les deux hommes se sont rencontrés il y a quelques jours pour mettre en place une stratégie de solidarité économique, politique et culturelle à l’égard de la Tunisie. Révélations sur une rencontre discrète mais qui n’a pas échappée aux oreilles de TS.


La réunion de l'Union pour soutenir la Tunisie et son peuple.
La réunion de l'Union pour soutenir la Tunisie et son peuple.
Il y a ceux qui se réunissent pour monter des complots et soutirer ce qui reste des richesses tunisiennes, et ceux qui se rencontrent et s'unissent pour aider ce pauvre pays à surmonter ses difficultés. Il y a probablement une semaine, l’industriel et homme politique tunisien, Mohamed Ayachi Ajroudi, et le président de l’Institut de monde arabe (IMA) se sont rencontrés à Paris pour discuter de la meilleure stratégie à mettre en œuvre pour aider la Tunisie à sortir de sa crise économique, sociale, sécuritaire et peut-être même politique !

Si nous avons eu des échos sur cette rencontre bien discrète, nous ne savons pas en revanche ce que les deux hommes comptent faire exactement. Peut-être bien un colloque à l’Institut du monde arabe ou un congrès en Tunisie, qui pourrait réunir des industriels, des investisseurs étrangers, des économistes, des personnalités influentes du monde financier, des intellectuels et des artistes des deux pays.

Ces personnalités débattront des moyens à mettre en place pour faire relancer l’économie tunisienne et assurer la sécurité du pays face aux multiples menaces terroristes. De grandes entreprises y participeraient, dont Bouygues Construction et Bouygues télécom, la SNCF, Alstom Group, Aéroports de Paris, Port d’Anvers, et CNIM (Constructions Industrielles de la Méditerranée), l’un des fleurons de l’industrie stratégique française. Selon nos informations, c’est Mohamed Ayachi Ajroudi qui financerait intégralement cette opération de grande envergure.

Pour le volet communicationnel et médiatique de ce double événement, des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle française et tunisienne y seraient associés. Pour le volet culturel et intellectuel, un panel de spécialistes et d’universitaires tunisiens et français serait en élaboration. Un comité restreint a en tout cas été constitué pour monter ces deux projets.

Probablement, des Tunisiens et des Français débattront des questions de l’heure, des grands enjeux politiques, géopolitiques, culturels et civilisationnels, et surtout des grands défis que la Tunisie affronte : le lancement de grands projets infrastructurels et énergétiques, la construction de la démocratie, le rôle de la société civile, la question islamiste, la préservation des acquis de la femme, la problématique de la laïcité, l’esprit de tolérance, le chaos libyen et ses conséquences sur la Tunisie, et bien évidemment le péril terroriste.

Ces projets essentiellement consacrés au sauvetage de l’économie tunisienne par des engagements d’investissements stratégiques et concrets, semblent bénéficier de soutiens des deux côtés de la rive de la Méditerranée.  Mais certaines rumeurs indiquent qu’il s’agirait d’une réponse à deux initiatives du même genre : la Conférence sur l’investissement et l’entreprenariat, qui a été organisée à Tunis le 5 mars dernier, à laquelle avait assisté Madeleine Albright et dont la cheville ouvrière a été Madame Amel Bouchamaoui, présidente de la Chambre tuniso-américaine ; et le forum « Investir en Tunisie : start-up démocratie », qui s’est tenu le 8 septembre 2014 et qui aurait réuni une trentaine de pays et quelques institutions internationales, ainsi que « des dizaines d’entreprises privées, fonds d’investissement et banques internationales ». Selon la presse locale, ce dernier événements » d’envergure économique régionale et mondiale », initié par Mehdi Jomaa, avait pour but de « favoriser la relance de l’économie tunisienne en berne depuis le Printemps arabe en 2011 et repositionner ainsi le pays sur l’échiquier international ».

Concrètement, ces deux événements ont fait un flop et n’ont été suivi depuis d’aucune initiative concrète ou investissement réel, impactant sur le chômage et la misère sociale et économique qui affecte l’immense majorité des Tunisiens, y compris la classe moyenne. Ce n’était que des promesses et des paroles en l’air destinées à la galerie médiatique et politicienne locale plus qu’à l’attrait d’investisseurs sincèrement prédisposés à aider l’économie tunisienne.

Si l’Egypte a pu obtenir 138 milliards de dollars lors de la rencontre de Sharm el-Cheikh, pourquoi, nous autres Tunisiens en serions-nous incapables ? s’interroge perplexe, Mohamed Ayachi Ajroudi. Selon lui, il suffirait de 40 à 50 milliards de dollars pour transformer complètement l’économie de la Tunisie. Un montant de 40 à 50 milliards de dollars d’investissements directs dans les infrastructures et secteurs énergétiques, ferroviaires, aéroportuaires, agroalimentaires…qui peuvent régler la question du chômage et faire décoller l’économie tunisienne.

C’est en tout cas le challenge que veut relever avec Jack Lang, un homme de culture et de cœur qui aime sincèrement la Tunisie, ce tunisien de Gabès qui a rêvé d’une Tunisie économiquement prospère, socialement apaisée, institutionnellement démocratique et politiquement souveraine. Il a le mérite d’essayer, d’espérer et de s’obstiner, contrairement à la majorité des hommes politiques et hommes d’affaire tunisiens, qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels et qui se sont partagés ce qu’ils appellent indécemment « le gâteau tunisien ».

Nebil Ben Yahmed          


           


1.Posté par Soumayahastalavictoria le 02/05/2015 00:33
Jacques Lang ne fera rien pour la Tunisie et les tunisiens. Voir celui ci à la tête de l'IMA à Paris est une honte. Il y a beaucoup de choses à faire dans ce pays qui créerait des emplois. En premier la gestion des ordures ménagères. C'est un secteur qui concerne tout le monde tous les gouvernorats toutes les municipalités et donnerait une nouvelle image à la Tunisie que celle d'immense dépotoirs d'ordures qui trainent un peu partout dans le paysage (si beau et gâché par ces immondices).
En deuxième lieu, les européens sont de plus en plus demandeurs de produits dits biologiques. Etant donné que les gouvernements européens corrompus par les lobbies agro-chimiques mettent des bâtons dans les roues pour le développement de ce type d'agriculture préservant le consommateur et la nature, la Tunisie aurait là également une formidable opportunité d'approvisionner ce marché en signant des accords économiques avec la France ou l'Italie pa exemple. Bref, je ne vois vraiment pas ce que Jack Lang pourrait faire à son niveau mais je vous encourage à suivre la finalité de cette entrevue.

2.Posté par sami le 09/06/2015 15:33
a lire

Nouveau commentaire :

Actualités | International | Culture | Vidéo | Dossiers | Archives | Editorial | Amérique | Interview | Opinion | Qui sommes-nous ? | Maxime du jour | Portrait | Le Must




Suivez-nous
Facebook
Twitter
Google+
YouTube





Galerie
Robert Menard
Pierre Delval Waito
Rached GHANNOUCHI et Mustapha Ben Jaafar
Hamadi Jebali, Hédi Baccouche, Mohamed Ghannouchi
Ali Bennour s'attaque au Qatar
Je suis Charlie

Inscription à la newsletter