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Moncef Marzouki humilie Pascal Boniface et se fait humilier par France 24


21 Novembre 2013

Tunisie : Le Tartour national voulait se faire interviewer par le journaliste de son choix, mais la direction de France 24 l’a envoyé balader. Quant à l’IRIS qui lui préparait depuis un mois, en étroite collaboration avec l’ambassade de Tunisie en France, une rencontre digne de son rang universel, il l’a tout simplement supprimé de son agenda, au grand désarroi de Pascal Boniface et d’Adel Fekih. Retour sur une visite cacophonique d’un président folklorique.


Moncef Marzouki humilie Pascal Boniface et se fait humilier par France 24
C’est le très bien informé Maghreb Confidentiel qui a révélé ce double fiasco de celui qui fait office de président temporaire, malgré ses 7000 voix obtenues dans les « élections » d’octobre 2011, et qui a été désigné par le chef de la secte des Frères musulmans, Rached Ghannouchi. Dans son édition du 14 novembre dernier, Le Maghreb Confidentiel titrait « Marzouki fâché avec tout le monde ! » et révélait que « La visite à Paris du président Moncef Marzouki, les 5 et 6 novembre, a été émaillée par ses sautes d'humeur. Le président ne s'est pas contenté d'annuler sans explication sa participation, mardi, à une conférence de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), que son directeur Pascal Boniface préparait d'arrache-pied depuis des semaines en tandem avec l'ambassadeur de Tunisie en France Adel Fekih ».

Toujours selon Le Maghreb Confidentiel, « le locataire de Carthage s'est aussi fâché avec France 24. Moncef Marzouki a refusé que son interview en arabe soit réalisée par le journaliste choisi par la chaîne. Celle-ci a préféré annuler purement et simplement le triple passage à l'antenne de Marzouki (en arabe, en français et en anglais). A Tunis comme à Paris, certains expliquent ce brusque accès de fièvre présidentielle par l'arrivée, ces dernières semaines, d'un nouveau conseiller en communication à Carthage, Mohamed Hnid. Cet enseignant-chercheur à l'Inalco à Paris est proche d'Ennahda ».

Comme Tunisie-Secret est tout aussi bien informée que Le Maghreb Confidentiel, nous savons que le journaliste de France 24 que Marzouki a boudé est en fait le rédacteur en chef et l’un des pionniers de cette chaîne de télévision publique. Il s’agit de Taoufik Mjaïed, qui a refusé tout commentaire sur cet incident. Compétence tunisienne vivant en France depuis 33 ans, Taoufik Mjaïed a toujours été un journaliste professionnel et résolument indépendant. Déjà à l’époque de Ben Ali, il a été harcelé par celui qui faisait la pluie et le beau temps à Carthage, Abdelwahab Abdallah et ses sbires, parce qu’il n’hésitait pas à inviter sur France 24 des opposants notoires, dont le bien ingrat Moncef Marzouki.

En 2007, à l’occasion des festivités du 7 novembre, Taoufik Mjaïed avait organisé un débat télévisé entre Moncef Marzouki, Rached Ghannouchi (intervenant directement de Londres), Burhan Bsaïess (de Tunis) et Boubaker Sghaïer (également de Tunis). Un débat qui avait fortement contrarié les conseillers de Ben Ali qui ont immédiatement écrit à l'Elysée. Il y a d’ailleurs dans les archives de France 24 au moins trois lettres de protestation officielle du palais de Carthage, adressées à l’Elysée et transmises par le cabinet du président français à Agnès Levallois et Vincent Giret, directeurs de France 24 à l’époque. « Invitez qui vous voulez des opposants, mais pas ce malade mental », indiquaient ces lettres dont la direction de France 24 n’a évidemment pas tenu compte, sur instruction de l’Elysée.

C’est en cela que l’exigence du Tartour national de se faire interviewer par un journaliste de France 24 autre que Taoufik Mjaïed est incompréhensible. Le Frère musulman Mohamed Hnid, qui doit son ascension au même Taoufik Mjaïed, n’a rien fait pour convaincre son président capricieux de renoncer à cette exigence. Bien au contraire, celui qui est depuis six mois (sans que personne ne le sache) conseiller en communication du président temporaire, a appuyé la demande de son maître et lui a même trouvé une solution de rechange : une interview avec l’insignifiante radio parisienne, Radio Orient. A posteriori, Moncef Marzouki a pris France 24 pour Al-Jazeera, la télévision de Hamad et Mozza dont il était autrefois le salarié bien rémunéré. La nomination de Mohamed Hnid en tant que conseiller a été régularisé par arrêté républicain No 2013-299 du 1er novembre 2013 et publié dans le JORT du 19 novembre 2013.

Le second fiasco concerne la boite de communication, de lobbying et accessoirement d’études stratégiques, l’IRIS, que Le Canards Enchaîné vient d'épingler au sujet d'un rapport confidentiel et très compromettant sur le rôle du Qatar (dont il est pourtant si proche) dans le financement du dijihadisme au Maghreb et en Afrique. Son patron, autrefois chroniqueur du très politiquement correct hebdomadaire tunisien Réalités, s’est démené durant cinq semaines pour organiser une conférence « prestigieuse » de « l’illustre » président tunisien. En étroite collaboration avec l’ambassadeur provisoire de la Tunisie en France, Adel Fekih, et de son conseiller de l’ombre et beau père Rifaat Dali (gendre de Mohamed Mzali), Pascal Boniface a mis le paquet pour que cette rencontre « historique » se déroule dans les meilleures conditions et pour que l’image désastreuse du président guignol soit rehaussée. Peine perdue, à quelques heures de la rencontre fatidique, Moncef Marzouki a annulé la conférence par un simple coup de fil de l’ambassade de Tunisie en France. Raison officielle : agenda trop chargé de son excellence présidentielle. Raison réelle : le comité de réception qui comptait accueillir le Tartour national à sa façon. Des manifestants avaient, en effet, l’intention de manifester à l’arrivée du Tartour et de perturber le déroulement de cette conférence, dont Pascal Boniface avait pourtant remarquablement bien préparé l’organisation, du sujet de la conférence jusqu’au choix des invités selon des critères de sélection dont le patron de l’IRIS détient le secret !

Adel Fekih a beau s’excuser auprès de Pascal Boniface en accablant son président « imprévisible et volatile » -ce seraient ses propres termes-, rien n’y fit. Le patron de l’IRIS n’a pas décoléré après cette humiliation publique. Ce n'est que partie remise! Rached Ghannouchi, qui se promène de capitale en capitale et d'université en université, pourrait bien laver cet affront. Il répondrait bien à l'invitation de l'IRIS, qui est toujours en attente. Avec un coup de main de l'ami qatari, le chef des Frères musulmans irait bien à l'IRIS pour diffuser sa doctrine "humaniste" et faire connaitre son approche "réaliste" de l'islamisme "modéré", tout aussi bien pour le monde arabe que pour la France de la diversité culturelle ! 

Espérons que la prochaine visite du Tartour nationale en France, prévue pour le 5 décembre prochain (on l’annonce en exclusivité), se déroulera dans de meilleures conditions. Cette fois-ci, c’est François Hollande qui invite pour un sommet sur le terrorisme, un sujet sur lequel Moncef Marzouki aura beaucoup à dire ! Le blanchisseur et servile serviteur des islamo-terroristes, le promoteur de « l’islamisme modéré », le libérateur des 11000 criminels et terroristes qui se promènent librement en Tunisie, l’expéditeur des djihadistes tunisiens en Syrie sous instruction de Rached Ghannouchi…aura, en effet, beaucoup à dire sur le terrorisme islamo-fasciste qui n’a pas fini de parler de lui en Tunisie et dans l’ensemble du Maghreb.

Karim Zmerli     

 
 


           


1.Posté par kimdee le 21/11/2013 19:07
"Invitez qui vous voulez des opposants, mais pas ce malade mental"
lequel des deux?

2.Posté par Jean-marie Bouchain le 22/11/2013 10:09
il va dégager quand ce tartuffe?

3.Posté par Agrebi Essia le 22/11/2013 10:10
M. Boniface ne s'est pas fait humilié, il a constaté, preuve à l'appui, que la Tunisie n'a pas un Président mais un irascible détraqué.

4.Posté par Toumi le 22/11/2013 13:23
Mohsen Toumi C'est quand même Fr 24 qui a assuré la promotion de cet animal et de bien d'autres qui se sont abattus ,ensuite,comme des corbeaux sur notre pays.Je me fous de marzouki tout ce qu'il fait,tout ce qui lui arrive,ne touche pas la Tunisie.Mais les média français devraient s'adonner à un minimum d'autocritique.

5.Posté par hkm le 23/11/2013 11:18
tout est voulu et tout est calculé;sinon comment se fais-il qu'il n y est pas encore d'election presidentielle,et que ennahda exige l'adoption de la constitution pour degagé.....c'est que ça travaille pour une force occulte qui a des but bien precis en tunisie....il faut exiger des elections le plus vite possible meme sans constitution !!!

6.Posté par Béchir le 24/11/2013 18:15
A la place de Pascal Boniface, je serais SOULAGE de n'avoir pas eu à interviewer cet illuminé qui se comporte comme une star de cinéma capricieuse, alors qu'il n'est en fait qu'une star des hôpitaux psychiatriques.

Un président à 7000 voix, détraqué mental, sans aucun pouvoir, au sommet de l’état tunisien, c'est quand même une première dans le monde très fermé des chefs d'état. Il fallait oser, les Nahdhaouis l'ont fait, mais pas les tunisiens.

Une bête de cirque ce Tartour, formaté à la sauce d'Ennahdha.

7.Posté par ZOULEL le 28/11/2013 08:45
mr Zmerli vous etes un homme de maquillag, de transformation et de déformation des figures .....votre place est dans une salle d'esthétique et pas dans le journalisme. Quoi que vous disiez mr marzougui reste un homme de droit de l'homme et loin de tout soupçon.

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