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N’en déplaise aux mercenaires, Bourguiba trône au cœur de Tunis


2 Juin 2016

Pour une fois, Béji Caïd Essebsi a tenu parole malgré l’hypocrisie des islamistes et l’opposition d’une infime minorité de renégats et de mercenaires qui auraient sans doute préféré la statue du criminel de guerre John McCain ou celle du roitelet bédouin Hamad à celle du libérateur de la Tunisie. La statue équestre de Bourguiba a retrouvé la place qu’elle occupait jusqu’en 1988.


Habib Bourguiba au centre de Tunis, au cœur des Tunisiens et de l'Histoire.
Habib Bourguiba au centre de Tunis, au cœur des Tunisiens et de l'Histoire.
A l’occasion de la fête de la Victoire, le 1er juin 2016, Béji Caïd Essebsi a inauguré la réinstallation de la statue du Combattant suprême à l’endroit où elle était il y a 28 ans, avant son enlèvement en 1988 par Ben Ali, sous les conseils de Hédi Baccouche, Abderrazek Kéfi et Abdelwahab Abdallah, premier acte symbolique d’une débourguibisation qui allait ponctuer 23 ans de règne d’un régime qui s’inscrivait pourtant dans la continuité du modernisme, du patriotisme et du réformisme bourguibien !

Malgré cet acte stupide du régime Benalien, les Tunisiens qui l’ignorent ou ceux qui semblent l’avoir oublié doivent se rappeler qu’en 1987, plus exactement le 8 novembre 1987, ce n’est pas seulement la statue équestre de Bourguiba qui aurait été déboulonnée, mais sa tête qui aurait été décapitée au sens figuré comme au sens propre du terme. Je fais allusion au coup d’Etat islamo-atlantiste que le Groupe sécuritaire du Mouvement islamiste tunisien (MTI) devait mener avec l’aval des Américains et la complicité active des Britanniques. Il n’y avait pas que Bourguiba qui devait être exécuté dans l’immédiat mais une dizaine de ses ministres, notamment Ben Ali, Mohamed Sayah, Mansour Skhiri, Hédi Mabrouk, Rachid Sfar…

C’était la première tentative de coup d’Etat que le jeune général Ben Ali a pu empêcher « en sauvant la Tunisie de Bourguiba et en sauvant celui-ci de lui-même », comme l’avait si bien dit Mohamed Masmoudi, le 8 novembre 1987 sur Antenne2. Agé, distrait dans des affaires insignifiantes, influencé par des conseillers médiocres et sans vergogne, trahi par des généraux fêlons et renégats, il n’a pas été en mesure d’empêcher le second coup d’Etat islamo-atlantiste, celui du 14 janvier 2011.

Le retour du Combattant suprême au centre de Tunis n’était pas du goût de tout le monde. L’avocat affairiste Mohamed Abbou, le daéchien populiste Hachemi Hamdi et le larbin de Rached Ghannouchi, un certain Chekib Darwich, s’y opposaient violemment. Ils auraient sans doute préféré qu’en lieu et place du libérateur de la Nation, l’on érige la statue de John McCain, ou de Hamad Ben Khalifa Al-Thani, ou encore celle de George Soros, les libérateurs de la populace !

Pour le bizertin Chekib Darwich, sorti de nulle part si ce n’est de la brouette bouazizienne, qui s’exprimait sur la chaîne hyper-révolutionnaire de Nebil Karoui et d’Abdelhakim Belhadj ( !), « le 1er juin 1955 fût une journée noire ». Pour Hachemi Hamdi, l’islamiste qui avait subtilisé en 1991 la fameuse valise iranienne pleine de dollars et destinée à Rached Ghannouchi, et qui est depuis le coup d’Etat du 14 janvier 2011 le chef du « Courant de l’Amour » ( !), « Béji Caïd Essebsi ne doit pas imposer au peuple le culte d’un dictateur qui est mort…Je me battrai jusqu’au dernier souffle contre une telle dérive…Le peuple doit  dire non à l’adoration des hommes, comme au temps des impies et des athées» (sic !). Ce mercenaire a promis qu’après « l’élection présidentielle de 2019, j’enlèverai, avec mes propres mains, cette statue que je ne supporte pas de voir ». (Radio Jawhara FM, le samedi 28 mai 2016).

Lors de cette cérémonie officielle à laquelle Rached Ghannouchi ne s’est pas rendu ( !), Béji Caïd Essebsi a déclaré que, « Contrairement à ce que pensent plusieurs, le retour de la statue de Bourguiba à cette date précise n’est nullement une consécration du culte de la personnalité. Il s’agit d’une date historique qui symbolise l’unité et la solidarité du peuple tunisien. Et aujourd’hui, la Tunisie, a plus que jamais besoin d’une solide unité nationale. Bourguiba est le symbole de l’indépendance, de la liberté et de la fierté ».

En effet, Bourguiba est le symbole de l’unité nationale, de l’indépendance, de la Souveraineté, de la liberté, de la fierté…bref, de tout ce qui est aux antipodes de l’islamisme « modéré » qu’incarne aujourd’hui l’associé et le complice de Béji Caïd Essebsi, à savoir Rached Ghannouchi !!!

Nebil Ben Yahmed       

Habib Bourguiba tournant le dos aux traîtres, aux faux bourguibistes et aux vrais mercenaires.
Habib Bourguiba tournant le dos aux traîtres, aux faux bourguibistes et aux vrais mercenaires.


           

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