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Nidaa Tounes n'a ni gagné ni perdu les élections, par Maher Haffani


7 Novembre 2014

Une analyse percutante de Maher Haffani, qui montre le dilemme dans lequel se trouve aujourd'hui Nidaa Tounes. La solution logique de cette situation a priori inextricable serait l'élection de Béji Caïd Essebsi à la présidence de la République. Quant à la constitution du futur gouvernement, toutes les combinaisons restent possibles.


Maher Haffani, pédiatre et cadre de Nidaa Tounes.
Maher Haffani, pédiatre et cadre de Nidaa Tounes.
Nida est premier dans le scrutin des élections législatives. Avec les sièges obtenus par Ennahdha, la minorité de blocage est une réalité et elle en usera autant de fois qu'elle le décidera. Le choix des alliances qui s'offrent à Nidaa afin de constituer une majorité gouvernementale stable est donc dramatiquement réduit à deux équations :

Soit celle qui consiste à respecter les engagements électoraux et trouver un terrain d'entente avec les partis dont le projet sociétal coïncide avec celui de Nida. Le parti Ennahdha sera relégué alors dans l'opposition. Cette situation ne déplaira pas aux tacticiens de ce parti et les placera en position confortable. Estimant avoir été usés par le pouvoir trois années durant, ils joueront à fond leur rôle en érodant graduellement le capital sympathie de Nida par les obstacles et les pièges qu'ils ont d'ores et déjà parsemés à tous les niveaux institutionnels de l'état. Cela, Sans compter un éventuel retour du terrorisme et l'insécurité.

Soit celle qui répond au souhait des "pragmatiques" et faire participer Ennahdha au pouvoir. Souhait maintes fois suggéré et martelé médiatiquement par Ennahdha et ses acolytes depuis des mois. C'est bizarre quand même que l'on se retrouve justement devant ce choix. C'est sûrement … une prédiction ou même une fatalité divine ! Dans cette problématique, c'est Nida en tant que parti qui aura tout à perdre auprès de son électorat et risquera de se faire digéré comme l'a été Ettakatol auparavant.

Quelle solution alors ?

Justement Nida n'ayant pas largement gagné les législatives, la présidentielle reste un recours afin de s'immuniser contre certains risques énoncés dans l'article 77 de la constitution et qui donne au chef de l'état entre autres attributions celle-ci : "La dissolution de l’Assemblée des Représentants du Peuple conformément aux cas énoncés par la Constitution".

Imaginons un instant que l'on soit dans l'une des deux équations, un gouvernement dirigé par Nida qui arrive tant bien que mal, et malgré les obstacles, à tenir les rennes du pays et un président de la république qui doit son élection au vote massif Ennahdha, prié par cette dernière de dissoudre après un an et demi (délai énoncé par Abdelfattah Mourou !) le parlement ce qui fera appel à de nouvelles législatives. Sommes-nous prêts à vivre un tel cauchemar ?

Pour ma part, j'avoue que je ne suis pas prêt de vivre une telle situation et une stabilité de 5 ans nous est nerveusement et médicalement parlant nécessaire.

Mr BCE sera pour nous un garant de cette stabilité et nous pourrons alors être rassurés quant aux prochaines années. Car si risque il y'a, en votant BCE, ce ne sera que celui que nous courons tous, tous les jours. Parole de médecin.

Maher Haffani, médecin et membre de Nidaa tounes


           


1.Posté par Magid nefkha le 07/11/2014 07:35
entierement d'accord, cher docteur

2.Posté par ODIN le 07/11/2014 19:41
Il vaut mieux prendre le risque d'une hypothétique,futur,dissolution que s'allier avec ceux qui ont vendu la patrie.Les faire participer au gouvernement serait ,au mieux une grande maladresse,au pire une trahison(le cheval de troie ou le vers dans le fruit)!
je préconise,une fois bce élu,que tous les patriotes doivent faire subir une cure d'amaigrissement à cette secte nommée nahda .Sans les gazo-dollars cette secte ne pèsera plus rien.et c'est au prochain gouvernement de faire son devoir de patriote !

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