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TUNISIE : LA NOUVELLE FORCE TERRORISTE EST A NOS PORTES


20 Mars 2014

Depuis le printemps dit arabe, le terrorisme islamiste n'a jamais été aussi puissant et périlleux. Pas seulement en termes de nombre, mais également dans sa nouvelle stratégie de conquête, dans ses capacités de recrutement et de mobilisation. La déstabilisation de la Tunisie et de la Libye a incontestablement galvanisé l'islamo-terrorisme dans toute la région. Pour TS, Seif Ben Kheder analyse les mutations de ces forces terroristes, ainsi que les relations de cause à effet entre ce phénomène et l'installation durable dans la région de puissances étrangères supposées le combattre !


TUNISIE : LA NOUVELLE FORCE TERRORISTE EST A NOS PORTES
La carte régionale du terrorisme évolue à grande échelle et à une vitesse vertigineuse. Nous affronterons dans les prochaines semaines une nouvelle vague d'attaques plus sérieuses et conséquentes que celles des groupuscules éparpillés un peu partout sur tout le territoire tunisien et auxquels nos forces armées se sont montrées vulnérables et sans vision stratégique.

Il s'agit de l'EIIL qui se lance dans l’expansion de ses structures et ses activités, défiant et dépassant largement la maison mère Al-Qaida centrale de Zawahiri d'un coté et effaçant l'AQMI de Droukdel de l'autre. La sécession de plusieurs factions du corps de cette dernière, telle-que celle des Signataires par le sang de Bel-Mokhtar, le MUJAO, ou encore Ansar Eddine, ont fortement affaibli l'autorité de Droukdel qui se trouve isolé dans les régions montagneuses tout au long des frontières tuniso-algériennes et en perte d'influence sur la région du Maghreb et du Sahel.

Ceci-dit, tous ces Katibas devenus plus ou moins indépendants représentent un potentiel de force terroriste très important pour l'EIIL, pourvu que les émissaires parviennent à les convaincre de se rallier sous cette nouvelle enseigne dans une autre stratégie pour la région qui repose sur la concentration des opérations visant un territoire donné et assurer la pérennité de la main mise dans la zone envahie Contrairement à ce qui se pratiquait auparavant sous l'égide de Droukdel dans le cadre d'attaques sporadiques et éphémères orientées vers le gain de butin sans positionnement des troupes.

Dans cet élan, les alliés de Bel-Mokhtar sont d'accords sur cette vision des choses, surtout après leur réussite à unifier les dissidents dans une nouvelle formation appelée Al-Mourabitoun et dirigeant depuis le sud de la Libye leur première invasion territoriale au nord du Mali.

Reste les Ansar Charia du coté tunisien et libyen qui connaissent eux aussi quelques bouleversements structurels suite à la neutralisation de quelques cadres de leur organisation et l'absence de coordination, du moins visiblement, dans leur processus décisionnel. Ceci étant, les libyens de Ansar Charia semblent plus "sur leurs pieds" du fait de leur influence ascendante aussi bien au sein de l'administration, même si le terme porte un faible sens, qu'au niveau de la guerre du pétrole que se livrent les différentes milices en place.

Et c'est dans ce contexte que les réunions révélées par plusieurs rapports de renseignement occidentaux et surtout égyptiens (les plus fiables en ce moment), qui se sont déroulées dans l'Est de Libye et rassemblant les émissaires de l'EIIL, ceux des Mourabitoun et des cadres libyens de Ansar Charia ainsi que Seifallah belhassine, ont mis sur la table des négociations les impératifs de la nouvelle configuration. La tendance prévoit le renforcement du pouvoir terroriste dans l'axe tuniso-libyen et par extension l'Algérie, à travers le renforcement des effectifs redirigés du front syrien et la logistique militaire des libyens sur fond de guerre du pétrole comme celle entamée dans la province de Brigua et Ajdabia.

Les préparatifs semblent être amorcés et le plan d’action commence à se dessiner dans le sud tunisien par cette vague de protestation subite à Ben Guerdene, gouvernorat de Médenine et à Tataouine, son voisin. Curieusement, des slogans revendiquant l’exploitation des gisements situés dans la région exclusivement par les originaires de cette région (entendez par là les milices implantées ou qui le seront), réclamant par la même l’autonomie administrative. Des témoignages confirment également que parmi les participants à ces troubles figurent des têtes bien connues par leur appartenance aux intégristes au pouvoir et leurs LPR. L’intérêt de Nahda de surfer sur ce tsunami terroriste qui se trame tranquillement sous l’œil attentif de l’OTAN et l’autre numérique de la NSA n’est plus à démontrer. Son regain du pouvoir aux prochaines échéances se voit conditionné par la violence extrême et la déstructuration complète de l’Etat.

Quant au programme atlantiste, il n’est plus un secret pour les moins avertis. Les bataillons terroristes légitimeront les installations militaires permanentes de l’Africom, d’une part, et permettront de s’accaparer de tout le trafic des hydrocarbures qui charcute la géographie locale, sous prétexte de chasse aux terroristes.

Et Mehdi Jomâa dans tout cela? Il ne voit que le même argent qui finance ces groupes pour leur faire face, et n’entend que les promesses de Rached Ghannouchi qui lui sont lancés pour se mettre bien à l’écart du tableau en gardant son sourire. Enfin, la classe politique dans sa totalité est assez occupée par ses commissions pour qu’elle porte un intérêt quelconque à cette "théorie du complot", compromettant les bonnes relations historiques qu’entretiennent la Tunisie de Bourguiba et les Etats Unis de Kennedy. Bien entendu les 17 Bushettes feraient référence à un autre président américain.

Seif Ben Kheder


           


1.Posté par lotfi le 22/03/2014 19:38
Et abou iyadh dans tout ça? Est il libre, en libye ou en Tunisie ou capturé par les américains comme l'ont annoncé certaines sources?

2.Posté par el mannouch le 24/03/2014 15:05
Tant que Ghannouchi n'est pas à la Haye ou sur une bouteille de Fanta à borj erroumi, rien ne changera au bled.

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