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Tunisie : Du racket des Trabelsi au Holdup des Qataris, TUNISAIR agonise


4 Novembre 2012

Les tocards de la Troïka, avec à leur tête les islamistes, vendent à bas prix et pour l’émir du Qatar, les biens du peuple tunisien. Dernière opération en date : la compagnie aérienne nationale Tunisair.


Tunisie : Du racket des Trabelsi au Holdup des Qataris, TUNISAIR agonise
Le ministre du Transport, l’islamiste habitant le Kram, qui a été condamné à vie en 1992 à la suite de l’affaire terroriste Stinger (tentative d’assassinat de Ben Ali) et libéré le 7 novembre 2007, vient de signer avec le pays qui a déstabilisé la Tunisie en décembre-janvier 2011, à savoir le Qatar, un accord privilégiant Qatar Airways aux dépens de la compagnie nationale Tunisair qui compte 8000 employés. A la demande expresse de Rached Ghannouchi, Abdelkérim Harouni a signé un accord irréversible et non pas un protocole négociable, contrairement à ce qui a été dit dans certains médias tunisiens qui ont repris à la lettre la désinformation du ministre en question.

Mise en garde des syndicalistes

Selon un communiqué de Tunisair, publié samedi 3 octobre, le mémorandum entre ce ministre et son maître qatari a été signé dans «un contexte de grande tension, qui a régnée après les faveurs accordées à Tunisavia et Syphax Airlines, pour opérer des vols quotidien entre Tunis et Paris» et a provoqué «une grande inquiétude du personnel de Tunisair». Dans son article 4, ce mémorandum accorde aux compagnies aériennes des deux pays, de bénéficier de la 5eme Liberté de l'air, c’est-à-dire  d'«un droit ou un privilège, accordé par un Etat à un autre Etat, de transporter dans le contexte des services aériens internationaux réguliers, pour débarquer ou embarquer dans le territoire du premier Etat, du trafic en provenance ou à destination d'un Etat tiers».
Cette communication du ministre bradeur n’était ni spontanée, ni par souci de transparence. Sentant la colère monter et l’affaire se propager, surtout après le communiqué du syndicat de base de la compagnie nationale Tunisair (CGTT), il s’est empressé de rendre public ce qui était secret. Les syndicats rattachés à la Confédération Générale Tunisienne du Travail avaient, en effet, noté que cet accord  « risque de léser fortement notre compagnie nationale au profit de Qatar Airways », puisque la fameuse 5eme Liberté de l’air permet à la compagnie qatarie d’exploiter à son profit exclusif l’Aéroport Tunis- Carthage. Les cadres de Tunisair ont déclaré que «tout accord de coopération doit être équilibré, ce qui n'est pas le cas actuellement vu que Tunisair n'opère pas sur Doha et qu'elle n'a pas la flotte nécessaire, pour le moment, pour aller au-delà de ce point. Par conséquent, cet accord n'est bénéfique que pour Qatar Airways» ; et exprimant leur sentiment d’inquiétude, ils ont mis l’accent sur le fait que « de telles pratiques ne devraient plus se répéter et que Tunisair en tant que compagnie nationale devrait avoir son mot à dire sur tout ce qui touche l'aviation en Tunisie».
 
Mensonge du ministre bradeur
 
Face à cette gronde qui monte à juste titre, le ministre bradeur s'est déplacé le 1er novembre, au siège de Tunisair, pour écouter et « rassurer les cadres de Tunisair sur les retombées de cet accord. Il leur a affirmé que la concrétisation de ce mémorandum est subordonnée à un accord préalable des autorités de l'aviation civile des deux pays»  et qu’ «Il regrette que Tunisair n'ait pas été associée à la négociation de cet accord et a affirmé que dans le futur, elle le sera de plein droit». Les cadres de la compagnie Tunisair ont rappelé au ministre bradeur que «La situation actuelle, fragilisée par les ingérences antérieures au 14 janvier et aggravée par les accords sociaux post révolution, ne favorise pas une concurrence équitable», exigeant leur participation «dans toutes les étapes des négociations qui vont commencer, le 13 novembre à Bruxelles». Peine perdue, nous savons de sources internes à Tunisair que l’accord entre Tunis et Doha est définitif et qu’une modification éventuelle dépendra uniquement du bon vouloir du Qatar.
 
De Tunisair à Mozza-air
 
La célèbre Gazelle est désormais dans la cage des prédateurs qataris qui, d’ailleurs, depuis « l’indépendance » de la Tunisie le 14 janvier 2011, exterminent à la chasse les quelques centaines de gazelles dorcas et rim  dans le Sud tunisien ; un massacre écologiste qui a été dénoncé par le courageux Abdelmajid Dabbar, dans un communiqué du 15 novembre 2011 et que certains médias ont passé sous silence. Notre Gazelle aérienne qui a été fondée sous les Beys en octobre 1948 et nationalisée en 1958, a perdu son indépendance, comme la Tunisie a perdu sa souveraineté ! Malgré l’appétit boulimique des Trabelsi, Tunisair était restée une compagnie concurrente et prospère, renouvelant sa flotte et faisant vivre 8000 employés. Désormais TUNISAIR  devrait s’appeler MOZZA-AIR.       
 
On rappellera à la fin qu’entre mars 2011, c'est-à-dire déjà sous le gouvernement BCE, et septembre 2012, près de 43 banques, sociétés étatiques, groupes industriels et hôtels ont été bradés à des Qataris. Selon l'agence de presse TAP du 30 avril 2012, "Le ministère des Biens publics a vendu au Qatar 40 hectares de terrain à Tozeur pour un projet touristique. Prix de la transaction, 6 millions de dinars". C’est le prix de la Trahison pour les uns (Troïka) et les bénéfices du complot pour les autres (Qatar).
http://www.tunisie-secret.com
De notre correspondant à Tunis N.S. 

 
 


           


1.Posté par Mustapha Stambouli le 07/11/2012 18:18
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Ce mémorandum est nul et non avenu eu égard de sa signature après le 23 octobre qui constitue la fin du mandat de l’actuel exécutif. L’avantage accordé à Qatar Airways de transporter des passagers à partir des aéroports tunisiens vers d’autres destinations donnera le coup de grâce à Tunisair déjà en grande difficulté. S’ajoute à cet accord une mascarade : Tunisair ne dispose pas de ligne directe sur le Qatar ? En fait, c’est une liquidation à ZERO millime d’un bien public au profit de l’étranger. Un pan de souveraineté tunisienne encore avalé par le minuscule Emirat de la taille de l’Ile de Jerba.

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