Connectez-vous S'inscrire

 

Rejoignez TunisieSecret sur facebook

| TS Via TunisieSecret


Tunisie : Racisme et « patriotisme » footballistique, par Aliou Fama


3 Février 2015

La défaite de l’équipe nationale face à la Guinée Equatoriale a révélé combien certains Tunisiens sont petits, mesquins, indignes et racistes. Leur colère et leur « patriotisme », ils ne l’ont pas manifesté lorsque les mercenaires du Qatar les ont gouvernés, ou lorsque leurs soldats se font égorger. Ce fut pour eux un grand malheur, une tragédie nationale que de perdre ce match de foot à cause d’un arbitre corrompu. Depuis leur révolution du jasmin, ils sont pourtant bien placés pour savoir que tout s’achète et se vend ! Etait-ce une raison pour s’en prendre aux Africains qui vivent en Tunisie ? Pour sauver leur honneur perdu bien avant cette partie de foot, ils ont déversé sur internet leur racisme anti-noir ; ils ont agressé et volé de pauvres étudiants qui n’ont rien de commun avec les Guinéens que la couleur de leur peau. La religion est l’opium des peuples disait Marx. Dans notre cas, à la religion, s’ajoute le poison du football, qui touche indistinctement la populace comme « l’élite ». On rappellera ici que la Banque Africaine a été le partenaire financier No1 de la Tunisie depuis l'indépendance, et que depuis la "révolution du jasmin", c'est cette banque qui assure le paiement des salaires des soldats et officiers de l'armée tunisienne !


Le racisme anti-noir s’est une nouvelle fois manifesté sous sa forme la plus abjecte après le match Tunisie-Guinée Equatoriale. Dans la nuit du samedi au dimanche 1er février, les agressions qui visent la communauté sub-saharienne se sont multipliées dans l’impunité.

L’Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie (Aesat) a passé le mot : «En raison de cas de bagarres et d’agressions recensés suite au Match qui opposa la Tunisie et la Guinée Équatoriale et dans un souci de sécurité, nous demandons à tous les communautaires de rester chez eux dans la nuit du Samedi au Dimanche 1er Février».

Un appel à la prudence lancé suite à la vague d’agression qu’ont vécue les membres de la communauté sub-saharienne en Tunisie suite à un malheureux match de foot aux conséquences dramatiques.

Le journaliste Thameur Mekki a pour sa part dénoncé des «agressions des noirs après le match à Borj Louzir, où réside une importante communauté estudiantine subsaharienne (Gabonais, Congolais, Sénégalais…). Dès la sortie du café à Cité Santé, un groupe de plus de 10 tunisiens a gravement tabassé un jeune noir.

Un autre a été cambriolé après avoir été agressé par un autre groupe. Ses agresseurs se sont bagarrés ensuite entre eux après un conflit sur le partage du butin (qui prendra son ordi ?). Les quelques Tunisiens qui se sont interposés ont eux aussi été agressés». M. Mekki conclut ainsi son témoignage : «La facette la plus lâche, la plus idiote et la plus ignoble de notre société se manifeste».

Les langues se délient sur les réseaux sociaux. Amel Smaoui Zampol dénonce un autre cas d’agression, et décrit le tabassage d’un jeune noir devant un café dans le quartier de l’Aouina. Dans la même nuit du samedi, un jeune informaticien Congolais affirme n’avoir trouvé son salut qu’en prenant la fuite face à ses assaillants. On relèvera que pour les agresseurs, peu importe la nationalité de leurs victimes.

La couleur de peau suffit pour les désigner comme cible. Car quel point commun peuvent avoir un équato-guinéen avec un congolais au-delà de leur peau noire ? Alassanne, un jeune Ivoirien ne décolère pas : «J’ai soutenu l’équipe tunisienne. Et à la sortie de ce café, on a voulu me dépouiller. Et je ne suis pas équato-guinéen ! Est-ce qu’on attaquerait des Italiens pour un problème avec les finlandais ?!!».

Entretemps, de nombreux propos ouvertement racistes, haineux, et assumés comme tels, se multiplient et sont publiés à visage découvert, dans la plus totale des impunités sur les réseaux sociaux. Et si l’occasion de ce match sous haute tension a fait éclater les manifestations du racisme le plus abject, on ne compte plus les cas d’agressions et de discriminations qui visent explicitement les membres des communautés originaires de pays subsahariens.

Alassane martèle : «Noirs, arabes, et basanés, nous sommes parqués comme des bêtes dans les camps de la forteresse européenne, à Lampedusa. Nous nous écrasons sur les mêmes barbelés dressés par l’Espagne à Melilla, dans une Afrique encore en partie occupée. Les ratonnades françaises ont frappé indifféremment Noirs et Arabes dans les banlieues parisiennes.

Et voici que des Africains du Nord s’en prennent à nous, juste parce que nous sommes nés au sud du Sahara. Je pensais qu’en Tunisie, nous serions à l’abri de telles vexations. Et voici que nous sommes aujourd’hui confrontés à la haine et à l’incompréhension, ici-même, sur cette terre africaine».

Aliou Fama, dans senego.com

Communiqué du gouvernement équato-guinéen publié le 2 février 2015 :

« Nous allons donner raison aux journaux tunisiens lorsqu’ils parlent de « honte », mais c’est leur sélection qui devrait avoir honte, car, d’après le ranking (classement) de la Fifa, elle occupe la 22e place et a perdu contre la Guinée équatoriale, qui occupe la 118e place. Etant donné cette différence, elle aurait dû gagner 4-0 et ne pas pleurer pour un penalty douteux, y est-il expliqué. Nous leur donnons raison lorsqu’ils parlent de « scandale », mais ce sont leurs joueurs qui ont provoqué le scandale avec leur comportement peu digne de celui de sportifs, qui se sont même mis sur le banc du Nzalang pour insulter et cracher sur les membres de notre sélection, qui ont poursuivi l’arbitre pour l’agresser et qui sont sortis du terrain de jeu en insultant et en faisant des gestes obscènes aux supporters. »


           


1.Posté par Léon le 03/02/2015 14:34
Les tunisiens sont tellement petits et mesquins que lorsque j'ai envoyé ce matin un commentaire allant dans le sens de votre publication à vos confrères de Gnet, ils ont purement et simplement refusé de le publier.
Il faut leur raconter ce que dit la rue et ce qu'ils veulent entendre et rien d'autre. Cette rue qui a détruit le pays et dont ils ont été l'échos. Malheureusement les John Wayne, G&G et votre serviteur sont trop loin de se qui se raconte dans le pays de la trahison collective, de l'impolitesse, de l'ingratitude et de la prétention pour qu'ils puissent les comprendre.
Ces parvenus, surs d'eux-mêmes et dominateurs qui ont détruit le pays. Cette racaille à la nuisance tranquille et à la suffisance satanique. Cette pourriture de l'humanité. À tous ceux-là, je dis
VIVE BEN ALI, et rappelle que la Tunisie avait bénéficié des largesses arbitrales en quart et demi en 2004 pour remporter finalement la coupe d'Afrique et que les pays tiers n'ont pas crié au scandale. Mais le peuple de gâté par un demi siècle d'assistance et d'instruction a fini par croire qu'il est supérieur et a craché sur ceux qui l'ont fait. Il restera dans la mélasse jusqu'au jour où il dira à Ben Ali qu'il l'a, à son tour, compris et qu'il a, à son tour, été trompé par Al Khinzira et par les occidentaux qui ont planifié sa perte.
Pourquoi vous étonner qu'un peuple instruit mais mal éduqué, qui a basé sa révolution sur un sentiment régionaliste dû aux stades (cela fait 4 ans que je le chante et peut-être commencez-vous à le comprendre par les faits récents) ne soit pas en plus raciste. Mais oui, le tunisien est raciste car bête et idiot et surtout mécréant croyant être croyant.
VIVE l'Afrique qui n'a pas fini de vous donner des leçons d'humilité et de sport.
Et je signe, comme d'habitude:
Léon.
VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.

2.Posté par Mercure le 03/02/2015 15:51
Ces faits devaient survenir,tôt ou tard

Ces comportements sont significatifs de la dérive de notre "jeunesse" issue de l'exode rural anarchique qui a déferlé sur les régions du littoral depuis le début des années 80.
Une jeunesse aux racines incertaines, totalement ignorante de l'histoire et du patrimoine socio-culturel de la Tunisie. Notamment du fait que les Noirs constituent la population la plus ancienne de Tunisie,et que nombre de tunisiens issus de régions de l'intérieur ont un pourcentage notable de sang subsaharien qui coule dans leurs veines.

Délinquance,arrogance et débilité :résultat de 23 années de banditisme qui a détruit les fondements moraux, identitaires et éthiques de notre société.

L'image de notre pays est durablement écornée

3.Posté par Léon le 03/02/2015 23:21
@mercure: Bon commentaire, sauf la conclusion si je puis me permettre. Que veux-tu que Ben Ali fasse? Il n'est pas sensé éduquer les tunisiens dans leur maisons. La désillusion révolutionnaire des tunisiens, en quête d'explication à la déroute post-révolutionnaire, en arrivera-t-elle à le tenir responsable du climat du pays et de la pluviométrie?
Le reste de l'article s'adresse à tous et non pas spécialement à toi.
Ceux qui tiennent Ben Ali pour responsable de la déroute actuelle sont des mauvais joueurs: Lleur révolution a capoté alors il leur faut une explication. C'est toujours la faute à l'arbitre! pas la leur. N'est-ce pas tunisiens! Ils sont de surcroit hypocrites. Si Ben Ali était si voleur que vous ne le dites alors pourquoi les caisses du pays sont-elles aujourd'hui vides alors qu'il les avaient laissées pleines à craquer?
S'il est si peu regardant sur la morale comme vous l'affirmez, alors comment expliquer la prolifération, depuis son départ, des bandits et de corrompus sortis de vos urnes ou plutôt de vos urinoirs?
Enfin si vous trouvez qu'il était un obstacle à la démocratie, alors comment expliquez-vous que les tunisiens aujourd'hui n'acceptent pas l'autre au pouvoir et préfèrent tout bloquer.
Alors je vais vous répondre: Les responsables sont les tunisiens eux-même, et ils ont fini par avoir raison de la justice et de l'état de droit qu'ils ont sabordé et dont ils vont payer un lourd tribu au quotidien.
Le summum de l'irresponsabilité est de ne jamais assumer ses erreurs et de chercher des boucs-émissaires.
Tunisiens, vous avez TOUT FAUX: 0/20. Ben Ali était le rempart contre l'extrémisme, le banditisme et le vol, mais un homme à lui tout seul ne peut pas retenir une vague de gueux. L'histoire est en train de vous le prouver jour après jour.
Des comportement de virages de stades, de prétentieux aux diplômes stériles, des imbéciles notoires qu'il aurait mieux fait de corriger avant qu'ils n'attaquent et détruisent leur pays. Un peuple instruit de force par Bourguiba mais un peuple non cultivé, non éduqué et dépourvu de morale.
Ce peuple prétentieux est en train de constater à quel point ses diplômes sont stériles, aussi pompeux fussent-ils. Si j'avais eu la chance de rencontrer Ben Ali, je l'aurai mis en garde du danger du foot dans notre pays et lui aurait suggéré de l'arrêter illico presto sans se poser de questions.
J'avais ressenti ce danger depuis les années 90 et ai eu conscience du danger imminent lors de l'exercice 2008. C'est là que je m'étais dit que si les forces occultes voulaient mettre à plat la Tunisie elles utiliseraient le foot.
Je l'avais dit à mon entourage dès 2008. Il est aujourd'hui avéré que certains comités de supporters ont composé avec les cyber-collabos pour mettre à plat notre pays.
Pour mesurer à quel point le foot est dangereux chez nous, rendez vous seulement compte que les faiseurs de révolutions qui nous gouvernent ont en conscience (puisqu'il l'ont utilisé), et savent qu'il vaut mieux continuer à jouer à huis-clos (quatre années après la merdolution!!!!!!!!). Quel grand peuple! Incapable de regarder un match sans tout foutre en l'air. Que voulez-vous que Ben Ali fasse contre cela? Si cela ne tenait qu'à moi, les virages virulents auraient eu des châtiments exemplaires. Ces comités de cyber-collabos ont été tus, car dans notre pays même les "officiels" protègent leur clubs de foot.
Comme je l'ai dit plusieurs fois dans les lignes de ce valeureux journal, si j'étais responsable politique, j'arrêterai le foot. C'est une mesure de salubrité publique. C'est essentiellement ce sport qui a fait naître le sentiment régionaliste, mettant en danger la cohésion d'une Nation, en particulier le sentiment anti-sahélien pendant l'exercice 2008, suite à une malheureuse coupe d'Afrique qui allait couper la Tunisie en deux. Les supporters de l'équipe qui l'a remportée et le reste du pays.
Il fallait sévir. C'est la seule erreur que je reproche à Ben Ali. Peut-être avait-il des considérations personnelles qui l'empêchaient de sévir. Il fallait sévir et avec fermeté.
Le fanatisme dû au football est, chez nous, bien plus dangereux que le fanatisme religieux. En effet, le premier s'attaque à la cohésion d'une Nation, le second à la sécurité de tiers étrangers.
Le tunisien n'a aucune référence, sinon son appartenance à une équipe de foot pour laquelle il est capable de guerroyer. Comme allaient le prouver les tristes évènements lors d'un match de league africaine en 2011, opposant à El Menzeh le CA à une équipe Malennei où, même les forces de l'ordre en sont arrivés à ménager le public qui a envahi le terrain et qui tapait sur l'arbitre. Mais la Tunisie de 2011 avait l'impunité du monde entier et tout était pardonné à ce grand peuple qui a fait exactement ce que voulaient les sionistes.
Alors creusez profond avant de chercher des boucs émissaires faciles, comme Ben Ali qui vous a laissé un pays florissant; malgré un peuple majoritairement destructif. Remettez-vous d'abord en cause, et çà n'est que comme cela que l'on fera avancer le chmilblic.
Léon.
VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.

4.Posté par Mercure le 04/02/2015 14:36
@Léon : il y a deux ans j'étais un farouche adversaire de benali

puis effectivement, et sincèrement j'ai constaté ce que vous mentionnez. C'est la réalité.

des proches ex-caciques du RCD m'ont dit la même chose que vous.

Ben Ali a fait des erreurs calamiteuses, notamment à travers la prédation de ses proches et le délaissement quasi-total des populations de l'intérieur. Ne sont-ils pas des citoyens à part entière ??

Il aurait fallu de l'audace et davantage de courage de sa part, en laissant BACCOUCHE au pouvoir

Notre pays tant aimé serait à l'heure actuelle l'équivalent de la Malaisie.

5.Posté par sofiane le 04/02/2015 19:31
cela était prévisible,lorsque les instance internationales de football en 1945 ont refusé aux 27 nations arabes de créer leur championnats en y incluant la Palestine,les dés ont été pipés!!au lieu de cela ils ont cassé la Nation Arabe en deux,!!!une partie jouera au championnat asiatique et l'autre au championnat africain!!pour sous poudré le tout ils ont créer une Palestine occupé harponner à l'Europe?????les caractéristiques du footballeur magrébho_arabes est identique,confronté d'un côté aux caractéristique du footballeur subsaharienne qui lui est physique et rude,de l'autre par le footballeur asiatique qui lui est petit vif et rapide!!!comment voulez vous évoluer??et si vous rajouter injustice et tricherie!!vous obtenez un cocktail explosif!!!le championnat africain est une hérésie!!!comme le championnat asiatique!!!il est urgent d'établir un championnat Arabe afin de rétablir de la compétitivité entre arabes,mais surtout progresser dans tout les sens du terme!!!Nacer,Hafez Al Assad et Bourguiba l'avaient compris à leur époque!!malheureusement quelques pays du Golf n'ont pas suivi!!!voila ou se situ les racines du problème,nous sommes frustré car dispersé!!!!l'histoire permet toujours de comprendre l'avenir,???,quand aux arguments qui explique que les gens de la campagnes sont moins éduqués que les gens de la villes!!!je crois réellement que nous tunisiens sommes disperser et frustré de part notre méconnaissance de notre propre histoire,mais pire préférons accuser quelques jeunes comme par hasard des campagnes!!pour mieux la discriminer et nous donner bonne conscience,nous gens de la ville???

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Actualités | International | Culture | Vidéo | Dossiers | Archives | Editorial | Amérique | Interview | Opinion | Qui sommes-nous ? | Maxime du jour | Portrait | Le Must




Suivez-nous
Facebook
Twitter
Google+
YouTube





Galerie
Robert Menard
Pierre Delval Waito
Rached GHANNOUCHI et Mustapha Ben Jaafar
Hamadi Jebali, Hédi Baccouche, Mohamed Ghannouchi
Ali Bennour s'attaque au Qatar
Je suis Charlie

Inscription à la newsletter