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Tunisie : les « martyrs » après le 14 janvier 2011 étaient des « pilleurs » et des « criminels »


17 Avril 2014

C’est ce que vient de déclarer maître Hassan Ghodbani à la télévision Al-Wataniya 1, en réaction à la libération des hauts cadres du ministère de l’Intérieur qui a été décidée par le tribunal militaire de Tunis et qui a suscité la colère bien hypocrite de certains politiciens, droit-de-l’hommistes et avocassiers, ayant fait du dossier des « martyrs » un business bien juteux.


Maître Hassan Ghodbani, l'avocat qui dit tout haut ce que les Tunisiens pensent tout bas.
Maître Hassan Ghodbani, l'avocat qui dit tout haut ce que les Tunisiens pensent tout bas.
Selon Hassan Ghodbani, un avocat célèbre du barreau de Tunis, qui appartenait au tout premier noyau islamiste en Tunisie, « la plupart des personnes qui ont été tués entre le 17 décembre 2010 et le 14 janvier 2011 l’ont été de façon légale, selon l’article 69, alinéa 4 du code pénal, en ce qu’il précise que l’attaque contre les locaux des forces de l’ordre nécessite une réaction graduelle dans le traitement des manifestations ».

Maître Hassan Ghodbani a ajouté que tous les morts après le 14 janvier 2011 « n’ont strictement rien à avoir avec l’activisme social et que la plupart ont été tués durant le vol et le pillage des biens publics et privés ». Comme nous l’avons déjà écrit à maintes reprises, sur le nombre des « martyrs » recensés, 20% sont morts injustement, soit par erreur, soit dans la panique des forces de l’ordre, soit encore par préméditation des snipers dont il faudrait dévoiler toute la vérité. L'islamiste Samir Dilou, alors ministre de la Justice, avait lui aussi déclaré un jour que la plupart des "martyrs" étaient des voleurs.  

Cette déclaration courageuse d’un avocat qui a souffert de l’ancien régime et qui a joué un rôle de premier rang dans la libération du Groupe sécuritaire impliqué dans le coup d'Etat islamiste du 8 novembre 1987, infirme la légende des « martyrs » de la « révolution » et ruine le commerce des révolutionnaires de la 25ème heure ainsi que des avocassiers qui voulaient en tirer profit, notamment Charfeddine Kellil et Leila Haddad.

Outre Hassan Ghodbani, un autre grand ténors du barreau, maître Abada Kéfi, a également dénoncé l'offensive des opportunistes qui ont critiqué la décision de justice en question, s'étonnant que des élus" supposés représenter le peuple puissent mépriser les lois. Selon lui, la justice militaire a tranché conformément aux lois et s'appuyant sur des faits. "Ceux qui accusent la justice de contre-révolutionnaire et appellent à constituer des tribunaux d'exception font penser à Hitler et à Staline", a ironisé maître Abada Kéfi.    

On ajoutera ici que ce qu’a déclaré Hassan Ghodbani est non seulement juridiquement logique et légal, mais aussi conforme à la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales, telle qu’adoptée par la communauté européenne depuis 1950. Voici ce que dit textuellement cette Convention, qui a été amendée par son Protocole 14 (STCE No 194), le 1er juin 2010 :

Article 2 – Droit à la vie
  1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d'une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi.
  2. La mort n'est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d'un recours à la force rendu absolument nécessaire:
    1. pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
    2. pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l'évasion d'une personne régulièrement détenue;
    3. pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.
http://conventions.coe.int/treaty/fr/treaties/html/005.htm

Réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection, c’est exactement devant ce cas de figure que se sont trouvés nos forces de police en décembre 2010, janvier 2011. Ils ont donc agi non seulement en toute légalité, mais avec patriotisme face à une conspiration dont les Tunisiens connaissent aujourd’hui les commanditaires, les mercenaires, les tenants et aboutissants.

Nebil Ben Yahmed       


           

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