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Tunisie : pour cause de faillite économique, la troïka va élargir la liste des biens confisqués


23 Novembre 2013

Dans les semaines à venir, plusieurs hommes d’affaires vont payer les frais de l’incompétence et de la corruption de l’actuel gouvernement. Comme il n’y a plus d’argent, ce gouvernement va racketter un certains nombre d’hommes d’affaires jusqu’à là épargnés, sous prétexte de leurs connivences avec l’ancien régime. Plusieurs sociétés et biens immobiliers vont être saisis comme étant des biens mal acquis. Ainsi, après avoir déplumé les Tunisiens et ruiné le pays, Ennahda, Ettakatol et le CPR vont s’attaquer aux derniers investisseurs qui font encore tourner une économie agonisante. C’est le Maghreb Confidentiel qui vient de le révéler. En voici l‘article qui a été initialement publié sous le titre de « Tiraillements autour des firmes confisquées ».


Tunisie : pour cause de faillite économique, la troïka va élargir la liste des biens confisqués
Longtemps feutrés, les désaccords au sein de l'exécutif sur le délicat dossier des biens et sociétés confisqués lors de la chute du régime Ben Ali s'étalent désormais au grand jour. 

Les deux ministres en pointe sur ce dossier ont ainsi tenu deux événements distincts, le 15 novembre. Tandis que le ministre des finances Elyès Fakhfakh réunissait banquiers et hommes d'affaires pour une journée d'information sur les travaux de la Commission de gestion des sociétés et biens confisqués (qu'il préside) à l'Hôtel Africa, son homologue chargé des domaines de l'Etat Slim Ben Hmidane conviait la presse au siège du gouvernement pour résumer les actions de la Commission de confiscation, placée sous son autorité. Derrière ce télescopage calendaire pointent des divergences profondes.

Selon nos sources, Slim Ben Hmidane veut lancer un nouveau round de confiscations, allongeant la liste des personnalités visées pour leurs liens avec le clan de l'ex-président. L'idée n'est pas totalement nouvelle mais elle n'a pas les faveurs d'Elyès Fakhfakh, qui préconise, au nom de la protection de l'économie, de favoriser les transactions amiables avec les entrepreneurs suspectés. Véritable maître des dossiers économiques, le ministre conseiller auprès du premier ministre Noureddine Bhiri n'a pas encore arbitré. Partisan d'une ligne "dure", ce Nahdaoui pure souche sait toutefois faire des exceptions, comme dans le cas du gendre de Ben Ali, Marouane Mabrouk.

La gestion des avoirs déjà confisqués est tout aussi chaotique. Selon nos sources, la Commission de gestion s'émeut de la désobéissance de certains administrateurs judiciaires placés à la tête de sociétés confisquées. Elyès Fakhfakh a même chargé le Contrôle général des finances d'enquêter sur d'éventuelles malversations… Enfin, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), jeune institution qui s'est vu confier la gestion des "pépites" parmi les biens confisqués, pourrait être tentée de jouer sa propre partition. Elle a certes été placée sous la tutelle du ministre des finances, mais ses dirigeants ont des liens avec l'ancien régime… et avec le principal parti d'opposition Nidaa Tounes. 

Tout est à vendre… mais quand ? Pour le ministre des finances Elyès Fakhfakh, la cause est entendue : à l'exception de certaines participations "stratégiques" - dans Tunisie sucre et Carthage Cement -, toutes les entreprises et biens confisqués aux proches de Zine El Abidine Ben Ali sont destinés à être vendus. Il espère retirer près de 600 millions d'euros de ces opérations en 2014. Elyès Fakhfakh veut cependant se hâter lentement : un trop grand nombre de cessions risquerait de déséquilibrer le marché financier, et celui de l'immobilier de luxe (200 appartements et villas haut de gamme sont entre les mains de l'Etat).

De nombreux députés, dans les rangs d'Ennahda notamment, le pressent au contraire d'aller le plus vite possible pour renflouer le budget de l'Etat. Les télécoms en suspens. Les participations de l'Etat dans Tunisiana (10%) et Orange Tunisie (51%) seront aussi mises à l'encan, à condition de trouver des opérateurs intéressés. Il faudra cependant trancher le sort des 26% d'Orange détenus par Marouane Mabrouk, toujours placés sous séquestre (MC nº1023), alors que les actions au nom de son épouse Cyrine Ben Ali (25%) ont été confisquées.TunisieSecret

Maghreb Confidentiel No 1087, du 21 novembre 2013 

 
 


           


1.Posté par Léon le 23/11/2013 17:23
Vouloir construire une économie sur les larmes des gens et les biens confisqués et une pure et simple utopie. Ni Dieu bénira votre haine, ni d'ailleurs ses hommes qui commencent à peine à se rendre compte qu'ils ont été injustes en criant "dégage!". Il faut savoir qu'aujourd'hui Fakhfakh ne peut même plus se promener dans sa ville natale sans se faire insulter. Et même dans sa proche famille!
C'est normal! Quand on applaudi le mal, ce dernier fini par nous éclabousser.
Alors ayez le courage de reconnaitre que ce qui a fait les beaux jours de la Tunisie ce sont les richesses créées par des hommes d'affaires qui ont bossé comme des malades et pris des risques suites auxquels ils ont passé des nuits blanches et augmenté leurs taux de cholestérol et leur glycémie. Pensez à une distribution plus équitable est une chose acceptable, mais pensez à satisfaire vos vils sentiments se retournera inéluctablement sur vous. C'est un conseil de compatriote qui n'y a rien à gagner (je ne suis pas homme d'affaire et ne possède aucun homme d'affaires dans ma famille).
Arrêtez de vous venger d'eux. Vous êtes en train de couper la seule main qui vous reste. Sans oublier que le peuple tunisien peut être très violent. Cette violence vous a profité, mais demain, si par malheur le pays venait à se vider des richesses créées par ces hommes, elle se retournera contre vous pour vous éclabousser à nouveau.
Je n'aime pas voir mon pays dans de sales draps. Aussi, vous saurai-je gré de bien vouloir cesser cette escalade qui ne profitera à personne sinon à ceux qui veulent voir la Tunisie à feu et à sang.
A défaut, et si vous êtes débordés, quittez dignement avant que le peuple ne se retourne contre vous.
Léon.
VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.
(Que Dieu me pardonne l'utilisation de sa parole pour argumenter).

2.Posté par lotfi le 23/11/2013 20:08
Le bey de tunisie a été destitué par bourguiba. Ben ali a destitué bourguiba. Et ben ali a été obligé de s'exiler principalement pour ses liens avec les trabelsi par "le peuple tunisien" officiellement mais en réalité par les islamistes, pour qui le terrain a été préparé par les américains en secret depuis bien longtemps. Comme l'histoire se répete et que la tunisie avant de devenir terre de jihad a été avant tout une terre de destitution et d'exils, je crains pour ennahdha, dont les membres, trés bientôt je le pressens, seront contraints à l'exil. Cet exil ci est facile pour eux, puis qu'ils sont tous dotés d'une double nationalité, britannique et française pour la plupart. Donc ces injustices actuellement en cours, à savoir la confiscation des biens, la loi de finances 2014, les habous etc etc (la liste est trés longue), ne pourront pas se faire totalement. Bientôt cette machine de l'injustice s'arrêtera et la tunisie pourra enfin panser ses plaies. Ou sont les patriotes?

3.Posté par Jamil Boukhris le 24/11/2013 18:19
J'espère qu'on va enfin demander des comptes à l'affairiste véreux et PION No1 de la CIA en Tunisie Kamel Eltaïef qui doit sa fortune à Zaba.

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