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 <title>Tunisie Secret</title>
 <subtitle><![CDATA[TunisieSecret L'information Sans Concession ]]></subtitle>
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 <updated>2013-05-21T10:50:43+02:00</updated>
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   <title>J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »</title>
   <updated>2013-05-20T22:48:00+02:00</updated>
   <id>http://www.tunisie-secret.com/J-M-Bourget-En-Tunisie-il-est-a-craindre-que-la-phase-finale-se-joue-dans-l-horreur-d-une-guerre-civile_a412.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5529400-8248482.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-20T22:44:00+02:00</published>
   <author><name>Samira Hendaoui</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Selon ce Grand reporter, le wahhabisme qatari ne menace pas uniquement les pays arabes et l’Afrique, mais aussi l’Europe. Pour Jacques-Marie Bourget, Sarkozy a confié la politique arabe de la France au cheikh Hamad du Qatar. En exclusivité pour Tunisie-Secret, il nous parle de la révolution du jasmin, du printemps arabe, des relations franco-qataries, du danger wahhabite…, autant de sujets abordés dans son dernier livre, coécrit avec Nicolas Beau, « Le vilain petit Qatar. Cet ami qui nous veut du mal », qui vient d’être édité chez Fayard et qui est déjà un grand succès de librairie. Interview réalisée par Samira Hendaoui.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5529400-8248482.jpg" alt="J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »" title="J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »" />
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      <strong>Propos décapants de Jacques-Marie Bourget</strong> <br />   <br />  <em>"Visiblement Ségolène Royal, Jack Lang, Bertrand Delanoë ou Yves Le Drian n’ont vu qu’humanisme et liberté à Doha&nbsp;!" <br />   <br />  "Que cherchent donc tous ceux qui défilent à Doha&nbsp;? Disons le crûment, de l’argent." <br />   <br />  "Sarkozy a pratiquement donné les clés de la «&nbsp;politique arabe&nbsp;» de la France à l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani et à son premier ministre Hamad Ben Jassim." <br />   <br />  "Les 165 milliards de dollars du trésor de Kadhafi ont été convoités comme la poule aux œufs d’or&nbsp;!" <br />   <br />  "En France, enrôler le plus possible d’ouailles sous le giron d’Abdelwahhab, c’est à la fois grossir la communauté et prendre une partie du pouvoir puisque ces fidèles sont des citoyens français." <br />   <br />  "Finalement, pour&nbsp; Doha, il est plus facile d’avoir de l’influence par la religion que par l’investissement dans la pierre des beaux quartiers de Paris." <br />   <br />  "Il faut savoir qu’en achetant le Paris-Saint-Germain, l’émir ne lit pas l’intitulé jusqu’au bout, il a acheté Paris. Point." <br />   <br />  "Les présidents américains, d’Eisenhower à Obama, apprécient les Frères Musulmans." <br />   <br />  "En louant Ben Laden, Al-Jazzera rendait service à Washington puisque Al-Qaïda est un instrument idéal pour déstabiliser les pays musulmans." <br />   <br />  "Cette analyse ne relève pas de la «&nbsp;conspiration&nbsp;» puisqu’elle est celle de Washington." <br />   <br />  "La captation de la révolte des «&nbsp;printemps arabes&nbsp;» par des spécialistes de la guerre faite par le biais de Facebook et d’Internet plutôt que par des fusils est aujourd’hui un fait reconnu." <br />   <br />  "Le plus étonnant a été le choix des Tunisiens de France qui ont voté massivement pour Ennahda." <br />   <br />  "Si on laisse le champ libre au wahhabisme, celui-ci touche aussi les Tunisiens de France et le serpent se mord alors la queue." <br />   <br />  "Ce bouleversement tunisien est un choc dans un pays où, au travers des institutions, un vent de liberté et de réformes a commencé à souffler dès le XIXe siècle." <br />   <br />  "Si les généraux algériens, qui ne sont ni des modèles ni des anges, n’avaient pas stoppé le FIS en 1991, Alger serait, encore aujourd’hui, sous la coupe des intégristes religieux." <br />   <br />  "Alors que nous sommes nous-mêmes en bagarre avec les islamophobes, il faut bien que nous nous interrogions sur cette propagation de la foi wahhabite&nbsp; -la matrice du salafisme- en Europe." <br />   <br />  "Le wahhabisme ne peut s’accommoder d’un environnement qui ne lui soit pas semblable, c’est donc une cause permanente de conflit entre le fidèle qui doit se plier et l’infidèle qu’il faut éradiquer."</em> <br />  
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      <strong>Présentation&nbsp;de l’auteur</strong> <br />   <br />  Considéré comme l’un des meilleurs Grands reporters en France, Jacques-Marie Bourget a commencé sa carrière à l’ORTF, devenu par la suite Radio France. Il a fait sa carrière au sein de l’Express, Paris-Match et VSD. Reporter de guerre, il a couvert le conflit du Viet Nam, celui du Liban, la première guerre du Golfe contre l’Irak, la guerre de Bosnie-Herzégovine, sans oublier la première et seconde Intifida. En octobre 2000, à Ramallah, il a été gravement blessé par un tir de l’armée israélienne, qui a par la suite compliqué son évacuation vers la France. C’est sur intervention ferme de Jacques Chirac auprès d’Ehud Barak qu’il a été finalement rapatrié en France. <br />   <br />  C’est Jacques-Marie Bourget qui a révélé l’affaire Greenpeace, ce qui lui a valu le prix «&nbsp;Scoop&nbsp;» en 1986. Journaliste courageux et aux antipodes du médiatiquement et politiquement correct, il a été élevé par le président Jacques Chirac au rang de chevalier de l’Ordre national de la Légion d’Honneur. <br />   <br />  Jacques-Marie Bourget est aussi un écrivain. Il est l’auteur et coauteur d’une dizaine de livres, notamment «&nbsp;Des Affaires très spéciales, 1981-1985&nbsp;», éditions Plon, 2000, et de Sabra et Chatila, au cœur du massacre&nbsp;», éditions Eric Bonnier, 2012. <br />   <br />  <strong>L'interview</strong> <br />   <br />  <strong>Tunisie-Secret</strong>&nbsp;: Nous allons commencer par la dernière polémique suscitée par votre livre, «&nbsp;Le vilain petit Qatar&nbsp;». Dans une récente tribune au Nouvel Observateur, Pascal Boniface vous accuse d’avoir écrit un livre «&nbsp;entièrement à charge&nbsp;» contre cet émirat et regrette que sur 292 pages, il n’y ait pas «&nbsp;une seule phrase positive sur le Qatar&nbsp;». Avez-vous manqué d’objectivité à l’égard de cette «&nbsp;démocratie islamiste&nbsp;»&nbsp;? <br />   <br />  <strong>Jacques-Marie Bourget</strong>&nbsp;: Cette «&nbsp;polémique&nbsp;» n’est qu’un artifice. Elle est soulevée par Pascal Boniface et ses amis dans le but unique de tromper le public et de lui faire entendre&nbsp; qu’il y a une façon positive d’exposer la politique du Qatar. Si nous avions écrit un livre sur la Belarusse,&nbsp; Boniface viendrait-il nous reprocher d’avoir écrit «&nbsp;un livre à charge&nbsp;». Bien sûr que non. Pourtant à l’indice de démocratie dans le monde, publié par The Economist, la Belarusse est 135<sup>e</sup> et le Qatar 136<sup>e</sup> sur 157 pays classés&nbsp;! Pour faire une caricature, l’objectivité vue par Boniface serait de faire une balance&nbsp;: pour ou contre Pol Pot, si jamais on parle de ce monstre de l’histoire. Nous n’avons pas écrit un pamphlet mais publié une enquête. Si le résultat parait rude, c’est que jusqu’à présent, par paresse, par manque d’intérêt ou par connivence, les politologues et journalistes avaient fermé les yeux sur les réalités de ce pays qui sont terribles. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Vous avez déclaré la semaine dernière sur I-Télé que les politiciens de droite comme la gauche sont complètement soumis aux caprices du Qatar. Comment expliquez-vous cette attitude de la part d’une classe politique censée protéger les intérêts de l’Etat et incarner la grandeur de la France&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Il est exact, quand on reprend, avec des années de recul, la liste des pèlerins de Doha qui sont impliqués dans la vie politique française, on est choqué. Encore plus par la connivence entre les élus de gauche et le Qatar puisque ces représentants de la nation sont, a priori, au premier rang du combat pour «&nbsp;l’ingérence et les droits de l’homme&nbsp;». Visiblement Ségolène Royal, Jack Lang, Bertrand Delanoë ou Yves Le Drian n’ont vu qu’humanisme et liberté à Doha alors que ce pays vit sans véritables lois, sans véritable constitution&nbsp;; et qu’il interdit les associations, les syndicats, les partis politiques&nbsp; et, pour plus d’un million de travailleurs étrangers pratique une forme d’esclavage. Pour parler du Qatar il est nécessaire de trouver un nouveau vocabulaire, alors parlons de «&nbsp;dictature oubliée&nbsp;», c’est le terme qui convient. <br />  Que cherchent donc tous ceux qui défilent à Doha&nbsp;? Disons le crûment, de l’argent. Pour une minorité il s’agit de prébendes et de corruption, pour les autres, il s’agit de trouver un financement généreux à des projets permettant à ces élus de conserver le vote de leurs électeurs. Avec Nicolas Sarkozy, nous passons à une dimension stratosphérique puisque l’ancien président a pratiquement donné les clés de la «&nbsp;politique arabe&nbsp;» de la France à l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani et à son premier ministre Hamad Ben Jassim. Mieux, les dossiers politiques et les dossiers financiers se sont tricotés les uns les autres jusqu’au sommet du mélange lors de la guerre contre la Libye où les 165 milliards de dollars du trésor de Kadhafi ont été convoités comme la poule aux œufs d’or … C’est Bachar Al-Assad qui a présenté à Sarkozy celui qui était alors son ami, cheikh Hamad. Et c’est ce dernier qui a introduit son «&nbsp;frère&nbsp;» Kadhafi auprès du président français. On jouait au Monopoly en vraie grandeur. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Dans votre livre, vous parlez d’OPA sur l’islam de France et vous écrivez que les «&nbsp;Qataris ont déjà leur vivier d’obligés. Il seront très utiles pour l’aboutissement du vrai plan banlieue, qui reste l’imposition du wahhabisme&nbsp;» (p.213). Si tel est leur objectif, qu’ont-ils à y gagner de plus, puisque la France répond déjà à tous leurs désirs&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Le Qatar a une vraie vision messianique. Il veut, sous la férule du wahhabisme, réunir le plus grand nombre de croyants, créer sa oumma dont Doha serait le lieu saint. En France, enrôler le plus possible d’ouailles sous le giron d’Abdelwahhab, c’est à la fois grossir la communauté et prendre une partie du pouvoir puisque ces fidèles sont des citoyens français. Il faut rappeler qu’en Europe c’est en France que la communauté musulmane, que Nicolas Beau et moi-même respectons profondément, est la plus nombreuse. Finalement, pour&nbsp; Doha, il est plus facile d’avoir de l’influence par la religion que par l’investissement dans la pierre des beaux quartiers de Paris. <br />  La loi de 1905, qui assure la laïcité, c'est-à-dire la séparation de l’église et de l’Etat, interdit au pouvoir public de fiancer des cultes. Il faut reconnaitre que cette disposition, qui a le mérite de faire de la croyance une affaire privée, est défavorable au culte musulman. Arrivé très tard sur le territoire, il ne peut bénéficier d’aides publiques pour satisfaire ses fidèles. Fermant les yeux, Paris a donc trouvé bien commode de laisser l’Arabie Saoudite puis le Qatar prendre en main «&nbsp;l’islam de France&nbsp;». Il y a derrière ça pas mal d’hypocrisie. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Par-delà le choc du Trocadéro dans lequel certains analystes voient le signe avant-coureur d’un printemps arabe en France, pensez-vous que l’islamisme wahhabite menace réellement la stabilité de la France par la subversion de l’islam français&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Le choc du Trocadéro, l’émeute qui a accompagné la célébration du titre du PSG, est symbolique. Mais il serait grossier de voir dans ces jeunes en colère les premier djihadistes réunis sous la bannière du Qatar et du PSG&nbsp;! Non. Pour les «&nbsp;casseurs&nbsp;», le geste violent était une façon de dire «&nbsp;nous sommes chez nous, tout est à nous, et nous faisons ce que nous voulons puisque le Qatar possède tout&nbsp;». C’est simpliste mais ce sentiment de partager la toute puissance de Doha sur la France était présent. Il faut savoir qu’en achetant le Paris-Saint-Germain, l’émir ne lit pas l’intitulé jusqu’au bout, il a acheté Paris. Point. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Sur le «&nbsp;printemps arabe&nbsp;» précisément, vous révéler dans votre livre (p.237) qu’en avril 2011, «&nbsp;l’émir en visite à Washington, sera remercié par le président Obama pour le rôle qu’il a joué dans les révolutions arabes&nbsp;». Si ce rôle n’est plus un secret pour personne aujourd’hui, comment expliquez-vous cette alliance entre une si grande démocratie et une oligarchie tyrannique dont la chaîne Al-Jazeera n’appelle jamais les terroristes par leur nom et qui considère Ben Laden comme un «&nbsp;martyr&nbsp;»&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Le lien entre les États-Unis et les mouvements religieux islamistes est une constante dans la politique américaine dont le slogan est «&nbsp;In god whe trust&nbsp;». Depuis la deuxième guerre, Washington a systématiquement combattu toute tentative «&nbsp;moderne&nbsp;», «&nbsp;éclairée&nbsp;» touchant la politique d’un pays musulman. Cela va de Mossadegh chassé de Téhéran, au combat contre le parti Baas en passant par le harcèlement contre Nasser. Ainsi, les présidents américains, d’Eisenhower à Obama, apprécient les Frères Musulmans qui, pour eux, sont capables de faire régner l’ordre tout instaurant un système social fondé sur la dépendance à la charité. Un système politique idéal pour qui veut imposer le libéralisme économique. La limite de cet amour fou entre l’Amérique et les islamistes c’est Ben Laden, l’ami que l’on réchauffe dans son sein mais qui, à un certain moment, tel un monstre de Fritz Lang, échappe à son maître. En louant Ben Laden, Al-Jazzera rendait service à Washington puisque Al-Qaïda est un instrument idéal pour déstabiliser les pays musulmans et, à terme, pour «&nbsp;redessiner&nbsp;» la carte du monde, du Maroc à l’Iran. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Ce «&nbsp;printemps arabe&nbsp;» a commencé par la «&nbsp;révolution du jasmin&nbsp;». Pour certains observateurs, notamment Eric Denécé ou Alain Chouet, les événements de janvier 2011 en Tunisie ont été une révolte sociale déguisée par les services américains et les bons offices qataris en révolution politique. Que pensez-vous de cette thèse que certains taxent de conspirationniste&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Cette analyse ne relève pas de la «&nbsp;conspiration&nbsp;» puisqu’elle est celle de Washington. Et que des lendemains chantent déjà&nbsp; pour ces «&nbsp;révolutions&nbsp;» que l’on provoque en appuyant sur les clics d’Internet. Qui sera la prochaine cible&nbsp;? <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Vous avez parlé dans votre livre du rôle majeur que de jeunes blogueurs tunisiens ont joué dans cette «&nbsp;révolution du jasmin&nbsp;». Vous avez même écrit que, «&nbsp;Ce qu’on ignorait, c’est que Mohamed Bouazizi, le marchand des quatre-saisons immolé en Tunisie, avait des amis qu’il ne connaissait pas. Des amis qui, bras dessus bras dessous avec Doha, travaillaient de longues date au basculement de la rive sud de la Méditerranée&nbsp;». Qu’entendez-vous par là&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: La captation de la révolte des «&nbsp;printemps arabes&nbsp;» par des spécialistes de la guerre faite par le biais de Facebook et d’Internet plutôt que par des fusils est aujourd’hui un fait reconnu. Des experts ont abusé de la juste colère, de l’indignation et du désespoir des enragés de Tunisie ou d’Égypte. Le «&nbsp;débriefing&nbsp;» de ces opérations est publié dans les papiers de nombreux «&nbsp;think tanks&nbsp;». On a accompagné la révolte pour, une fois le pouvoir libre, installer à sa place des Frères Musulmans tenus au chaud depuis des années. Al-Jazzera étant là pour les magnifier et les transformer en une assemblée de héros qui vont sauver la patrie. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Beaucoup d’observateurs étrangers ont été surpris par le succès des islamistes en Tunisie. Est-ce votre cas et comment expliquez-vous un tel triomphe au pays de Bourguiba, de l’émancipation de la femme, de la généralisation de l’enseignement…&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: En ce qui concerne la Tunisie, le succès des islamistes a été une surprise, par son importance. Le plus étonnant a été le choix des Tunisiens de France qui ont voté massivement pour Ennahda. Ce phénomène indique d’ailleurs le rôle joué dans l’hexagone par des pays comme le Qatar. Je m’explique, si on laisse le champ libre au wahhabisme, celui-ci touche aussi les Tunisiens de France et le serpent se mord alors la queue.&nbsp;Pourtant, il faut relativiser. Les forces vives de la révolte n’avaient rien de religieux, au contraire. Mais ces hommes et ces femmes, non organisés, pris en main par aucun courant historique ont été dépossédés de leur violence légitime sur laquelle on a appliqué le cataplasme islamique. Par ailleurs, dans n’importe quel pays, si on oppose dans un scrutin qui joue la comédie de la démocratie,&nbsp; ces révoltés inorganisés à des partis du genre de ceux des Frères musulmans, qui ont de l’argent et des cadres, des amis étrangers et une tradition&nbsp; politique, les indignés sont battus d’avance. C’est vrai que ce bouleversement tunisien est un choc dans un pays où, au travers des institutions, un vent de liberté et de réformes a commencé à souffler dès le XIXe siècle. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Certains pensent que l’islamisme au pouvoir est une étape obligatoire après laquelle le soleil de la démocratie brillera sur la Tunisie. Partagez-vous cette analyse&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: J’ai peut-être tort mais je suis convaincu que si les généraux algériens, qui ne sont ni des modèles ni des anges, n’avaient pas stoppé le FIS en 91, Alger serait, encore aujourd’hui, sous la coupe des intégristes religieux.&nbsp; On connait la chanson. Elle est poussée par ces pays occidentaux qui voient dans ces religieux de bons partenaires. Parfois on met en avant le «&nbsp;modèle turc&nbsp;», ou alors l’islam radical au pouvoir comme une «&nbsp;étape nécessaire&nbsp;» avant de passer à une vraie démocratie… Prenez exemple sur l’Iran, voilà près de 35 ans que les mollahs sont au pouvoir et ils ne semblent pas disposés à passer la main. La confusion entre un pouvoir et une religion est le principe même à refuser, il conduit aux ténèbres, au chaos. En Tunisie, si l’impuissance du pouvoir religieux conduit le pays à l’abime, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: En France, certains milieux de gauche comme de droite, sans parler de l’extrême droite, commencent à prendre au sérieux une contagion islamiste qui toucherait aussi bien votre pays que l’Allemagne ou la Belgique. Votre livre laisse d’ailleurs entendre un tel danger. Que faire pour l’anticiper et y remédier&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: C’est vrai, alors que nous sommes nous-mêmes en bagarre avec les islamophobes, il faut bien que nous nous interrogions sur cette propagation de la foi wahhabite&nbsp; -la matrice du salafisme- en Europe. Et pas seulement là puisqu’avec la mobilité des hommes, une Afrique de l’ouest conquise aux préceptes de Doha fera rejaillir cette idéologie en France. Ce n’est pas combattre l’islam, c’est même lui être utile que de tirer le signal d’alarme. Puisque cette lecture du Coran est destructrice de toute harmonie, de toute compréhension et forme du bien vivre ensemble. Le wahhabisme ne peut s’accommoder d’un environnement qui ne lui soit pas semblable, c’est donc une cause permanente de conflit entre le fidèle qui doit se plier et l’infidèle qu’il faut éradiquer. Imaginez que, demain, on trouve sous le Vatican la plus grande réserve de gaz au monde… Et que le pape décide de financer au travers la planète les sectes catholiques les plus intégristes et radicales comme celles que nous voyons sur le pavé de Paris pour combattre le «&nbsp;mariage pour tous&nbsp;»… La vie deviendrait insupportable pour tout citoyen français épris de liberté.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  Interview réalisée par <strong>Samira Hendaoui</strong> <br />  
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   <title>Le féminisme nudiste et le salafisme wahhabite, symptômes d’une Tunisie décadente</title>
   <updated>2013-05-20T21:55:00+02:00</updated>
   <id>http://www.tunisie-secret.com/Le-feminisme-nudiste-et-le-salafisme-wahhabite-symptomes-d-une-Tunisie-decadente_a411.html</id>
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   <published>2013-05-20T14:14:00+02:00</published>
   <author><name>Karim Zmerli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Amina la Femen et Abou Iyadh le salafiste sont les symptômes d’une société malade et d’une Tunisie tombée plus bas que terre. Les deux ont été charriés par la boue du « printemps arabe ». Amina est à l’image de cette jeunesse globalisée et acculturée qui a fait la merveilleuse et inégalable « révolution du jasmin », et Abou Iyadh est la version obscurantiste d’une religion sclérosée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5528478-8246930.jpg" alt="Le féminisme nudiste et le salafisme wahhabite, symptômes d’une Tunisie décadente" title="Le féminisme nudiste et le salafisme wahhabite, symptômes d’une Tunisie décadente" />
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      Si Abou Iyadh croit servir l’islam avec sa barbe d’homme de la caverne et son discours fasciste et wahhabite, Amina Femen ne trouve comme réponse «&nbsp;politique&nbsp;» et hautement «&nbsp;culturelle&nbsp;» à l’islamo-fascisme que l’exhibition de son corps. Le premier voit dans sa barbe et dans son kamis afghan l’expression de l’islam authentique. La seconde voit dans l’exhibition de ses seins le meilleur usage de sa liberté d’expression. Voilà comment la "révolution du jasmin" a frappé la Tunisie dans sa colonne vertébrale et comment elle l'a vidée de son élite intellectuelle et politique. <br />   <br />  En réalité, ces deux malades mentaux sont complémentaires. Ils expriment la maladie encore plus grave de toute une société qui n’a rien compris à l’islam, encore moins à la liberté. Amina s’inscrit dans la logique même des cybers-collabos, notamment du mouvement Takriz qui avait "élevé" le débat politique à un niveau jamais atteind. Abou Iyadh, ancien informateur de la police bénalienne, s’inscrit dans la logique d’Al-Qaïda. Les deux sont le produit de cette «&nbsp;révolution du jasmin&nbsp;» qui a anéanti la Tunisie et qui n’a pas fini de la ronger tel un cancer en métastase. <br />   <br />  Ils sont aussi le produit de certains médias tunisiens qui ont fait de ces deux vecteurs de décadence politique et de dépravation morale deux expressions antagoniques d’une société qui serait «&nbsp;plurielle&nbsp;» et suffisamment «&nbsp;libre&nbsp;» et «&nbsp;tolérante&nbsp;» pour ne pas laisser déborder ce genre d’excès.&nbsp; <br />   <br />  Les journalistes qui ont invité cette icône du «&nbsp;féminisme&nbsp;» qui n’a rien dans la tête, ni dans les seins (&nbsp;!), justifient leur choix par la sacro-sainte liberté d’expression. Ces esclaves récemment affranchis et dont certains étaient au service de la propagande bénalienne devraient regarder les télévisions européennes et apprendre d’elles ce que la liberté d’expression signifie exactement. Ces pseudo-journalistes poussent cette adolescente à la mort. C'est que l'exhibitionnisme de cette jeune femme n'est pas du courage mais de l'inconscience. Elle ne sait pas que dans cette nouvelle Tunisie en islamisation accélérée, elle peut à tout moment se faire égorger par un salafiste, un islamiste d'Ennahda, ou même par un musulman "ordinaire". &nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Les journalistes qui ont invité Abou Iyadh et d’autres détraqués mentaux utilisent le même argument et prétendent même combattre ces fanatiques en dévoilant leurs «&nbsp;idées&nbsp;» à l’opinion publique. Ils croient ainsi limiter un phénomène, alors qu’en réalité, ils contribuent activement à sa propagation. <br />   <br />  Qui est le principal bénéficiaire de cette équation à somme nulle, Amina/Abou Iyadh&nbsp;? C’est, bien évidemment, Rached Ghannouchi et sa secte d’Ennahda. Certains médias tunisiens ainsi que toutes les télévisions occidentales ont présenté les derniers événements de Kairouan provoqués par les salafistes, que notre jeune malade mental aux seins nus à voulu défier, comme un bras de fer entre l’extrémisme salafiste et l’islamisme «&nbsp;modéré&nbsp;» de Monsieur Rached Ghannouchi. <br />   <br />  Voilà comment l’on cherche à habituer les Tunisiens à la dictature islamiste qui se consolide de jour en jour dans notre pays. Le message est clair&nbsp;: acceptez l’islamiste en costume cravate, sinon vous aurez l’islamiste en tenue afghane&nbsp;; admettez le port du voile, sinon vous aurez la burka. En d’autres termes, vous n’avez plus le choix entre la conception bourguibienne d’une société moderniste et le projet ghannouchien d’une société néo-wahhabite, mais entre la peste d’Ennahda et le choléra des salafistes.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  <strong>Karim Zmerli &nbsp;</strong> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; <br />  
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   <title>Rachid Ammar doit être jugé pour Haute trahison</title>
   <updated>2013-05-19T19:18:00+02:00</updated>
   <id>http://www.tunisie-secret.com/Rachid-Ammar-doit-etre-juge-pour-Haute-trahison_a410.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5526340-8243489.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-19T18:31:00+02:00</published>
   <author><name>Karim Zmerli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tunisie : Rachid Ammar protège le terrorisme et le salafisme. Ce général félon que toute la classe politique n’ose pas critiquer par lâcheté ou opportunisme, ne s’est pas contenté de commettre un putsch déguisé le 14 janvier 2011, d’obéir aux injonctions américaines, de livrer la Tunisie au Qatar, de protéger ce gouvernement usurpateur…Maintenant, il envoie de jeunes soldats se faire abattre à Djebel Châambi par l'aile armée d'Ennahda. Témoignage révoltant des soldats par la vidéo.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5526340-8243489.jpg" alt="Rachid Ammar doit être jugé pour Haute trahison" title="Rachid Ammar doit être jugé pour Haute trahison" />
     </div>
     <div>
      Rachid Ammar, le fameux «&nbsp;général qui a dit nom à Ben Ali&nbsp;», selon la désinformation d’un cyber-collabos, et qui a dit «&nbsp;Oui aux Etats-Unis&nbsp;», selon les vérités qui ont fait surface depuis, est à l’origine de tous les maux qui frappent la Tunisie depuis janvier 2011. Depuis deux ans, il laisse faire le démantèlement de l’Etat et la destruction programmatique de la République. De voyage officiel à Doha en réception à l’ambassade des Etats-Unis et du Qatar où on l'a vu manger des pistaches, ce général sans honneur, sans personnalité et sans culture assume une grande responsabilité dans le naufrage du pays. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Après avoir réprimé et tué les manifestants en janvier 2011, comme il l’a fait avec les révoltés du bassin minier de Gafsa en 2008. Après avoir fermé les yeux sur les snipers étrangers, y compris des mercenaires d’Al-Qaïda, qui ont abattus des manifestants à Kasserine, Tala, Jendouba et Gafsa. Après avoir laissé ces snipers quitter impunément le pays. Après avoir commis un coup d’Etat le 14 janvier 2011 en organisant l’expulsion de Ben Ali, exigée par Washington. Après avoir ouvert nos frontières aux mercenaires et aux impérialistes pour envahir la Libye avec armes et bataillons islamistes. Après avoir livré les clefs de Carthage à un psychopathe et ceux de la Kasbah à un ex-terroriste. Après avoir mis l’armée tunisienne sous commandement qatari. Après avoir expurgé cette armée de ses éléments patriotiques, notamment le général <a class="link"  href="http://www.tunisie-secret.com/Rachid-Ammar-doit-etre-juge-pour-Haute-trahison_a410.html">Ahmed Chabir</a>…Le voici maintenant envoyer à la mort nos jeunes soldats sans défense. <br />   <br />  Les soldats de Djebel Châambi qui témoignent dans cette vidéo disent tous la même chose. A savoir que la consigne de leurs supérieurs, c’est de ne pas tirer sur les terroristes. Certains disent qu’ils n’ont même pas d’armes pour se protéger. C’est donc de façon intentionnelle qu’on les a envoyés à Djebel Châambi. <br />   <br />  «&nbsp;Si ces terroristes sont protégés de haut, qu’on nous le dise&nbsp;», s’interroge un soldat qui a eu plus de chance que ses camarades. Un autre ajoute que l’hélicoptère pour porter secours aux blessés a mis deux heures avant d’arriver. Un troisième affirme que les frontières sont complètement sans surveillance…<a class="link"  href="http://www.tunisie-secret.com/Rachid-Ammar-doit-etre-juge-pour-Haute-trahison_a410.html">Anis Jelassi</a> et d’autres encore sont mort parce qu’on leur a interdit de tirer sur les terroristes qui occupent la montagne depuis des semaines et qui ont largement eu le temps de poser des mines antipersonnel sur lesquelles nos jeunes soldats ont sauté. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br />  Rachid Ammar n’est pas le général en chef de l’armée nationale, mais le protecteur des islamo-terroristes qui se rassemblent et s’organisent en attendant les ordres ultimes de Rached Ghannouchi, chef suprême de la future république islamiste de Tunisie.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  <strong>Karim Zmerli &nbsp;&nbsp;</strong> <br />  
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  <entry>
   <title>En lâchant ses fauves salafistes, Ennahda s'est-elle fait piéger par B.C.E. ?</title>
   <updated>2013-05-19T15:24:00+02:00</updated>
   <id>http://www.tunisie-secret.com/En-lachant-ses-fauves-salafistes-Ennahda-s-est-elle-fait-pieger-par-B-C-E_a408.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5526069-8243051.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-19T15:10:00+02:00</published>
   <author><name>Salem Benammar,</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tout indique, en effet, qu'Ennahdha s'est fait prendre au piège de Béji Caïd Essebsi. Article de Salem Benammar sur le stratagème d’Ennahda dans la ville de Kairouan. Malgré le ton haut du ministre de l’Intérieur et la contrariété d’un gouvernement usurpateur, la démonstration de force des salafistes dans cette ville ne serait qu’une ruse de Rached Ghannouchi pour impressionner les Tunisiens et montrer son mouvement sous les couleurs trompeuses de l’islamisme « modéré », capable de contenir l’islamo-fascisme.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5526069-8243051.jpg" alt="En lâchant ses fauves salafistes, Ennahda s'est-elle fait piéger par B.C.E. ?" title="En lâchant ses fauves salafistes, Ennahda s'est-elle fait piéger par B.C.E. ?" />
     </div>
     <div>
      Depuis l'annonce de la candidature de B.C. E. aux élections présidentielles de 2014, qui est un coup de poker menteur pour obliger Ennahdha à lever le voile sur ses desseins politiques, on assiste à un véritable raz-de-marée salafiste sur la Tunisie. N'aurait-il pas été plus plus cohérent et approprié de débattre du projet de Nidaa Tounis plutôt que d'ouvrir la digue et laisser la marée salafiste déferler sur le pays ?&nbsp; Il est évident qu'Ennahdha,&nbsp;en abattant sa carte salafiste, veut clore le débat de manière brutale, ce qui laisse entrevoir pour les candides ou les idiots utiles, la nature idéologique du projet islamiste en Tunisie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; . <br />   <br />  Acculée aux cordes et&nbsp; prise de panique tel un boxeur roué de coups, Ennahda pense pouvoir se tirer d'affaire en cognant au-dessous de la ceinture pour son salut. Ainsi, elle ne cesse d'allumer des contre-feux&nbsp; au propre comme au figuré pour reprendre la main sur une situation qui semble lui échapper. <br />   <br />  Après avoir allumé celui de Djebel Chaâmbi, qui n'est toujours pas éteint, la voilà qu'elle allume dans la foulée celui de Kairouan, en jetant ses enfants &nbsp;salafiste à l'assaut de la capitale Aghlabide. En faisant diversion, elle a réussi à mettre une chape de plomb sur le projet califien et liberticide de la constitution et prendre de contre-pied d'une part Béji CaÏd Essebsi, le candidat gênant, et d'autre part certains médias et blogueurs qui sont toujours à l’affut du sensationnel en oubliant l’essentiel. <br />   <br />  Comme toute organisation fasciste imbue de son pouvoir absolu, elle ne peut accepter qu'on lui fasse de l'ombre&nbsp;; elle se doit de rester le seul mouvement politique phare pour la Tunisie par n'importe quel moyen, y compris les plus destructeurs. Cela fait penser à l'embrasement de l’Allemagne dans les années 30 par Hitler et sa racaille nazie. <br />   <br />  Sachant que la guerre de l'opinion ne lui est pas favorable, elle s'emploie à brandir son spectre salafiste qui n'est rien d'autre qu'un stratagème pour créer un climat de terreur et d'insécurité qui est aussi le prélude de ce qui attend les Tunisiens si d'aventure ils veulent la chasser du pouvoir. <br />   <br />  Par conséquent, ses escadrons de la mort salafistes qu'elle vient de lâcher comme des fauves sont son atout-maître dans son bras de fer avec les Tunisiens dont le rôle serait de contribuer au renforcement de son pouvoir. En les faisant passer pour ses opposants, les plus farouches et les plus dangereux, elle se dote ainsi d'attributs légalistes et légitimistes. Mieux encore, elle apparait comme un mouvement «&nbsp;modéré&nbsp;» et «&nbsp;démocrate&nbsp;», comparée à ces islamo-fascistes. <br />   <br />  Son coup de bluff est en voie&nbsp; de produire les effets escomptés. Non seulement cela lui permet de justifier le maintien de l'état d'urgence, mais surtout de lui permettre de réaliser une remontée fracassante dans les sondages et apparaître aux yeux des Tunisiens comme leur seul recours contre la montée du péril terroriste. Tout simplement elle est le mal et le remède, et c’est ce qui fait sa force et sa faiblesse à la fois.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  <strong>Salem Benammar</strong>
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   <title>Hamad Ben Jassim veut montrer à Jean-Marc Ayrault l'intérêt de la France</title>
   <updated>2013-05-19T15:37:00+02:00</updated>
   <id>http://www.tunisie-secret.com/Hamad-Ben-Jassim-veut-montrer-a-Jean-Marc-Ayrault-l-interet-de-la-France_a409.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5526174-8243229.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-19T14:20:00+02:00</published>
   <author><name>Tunisie Secret</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Doha fait pression sur Paris pour obtenir plus de vols pour Qatar Airways », est le titre d’un article publié par La Tribune sous la plume de Fabrice Gliszczynski. Il s’agit de la dernière insolence de l’émirat bédouin. Après le refus de la direction générale de l'aviation civile française d'accorder une dérogation à Qatar Airways pour opérer des vols supplémentaires en France, le Premier ministre du Qatar a envoyé un courrier à Jean-Marc Ayrault pour lui rappeler le rôle de sa compagnie dans les commandes d'Airbus et des emplois que cela génère en France. Une réunion entre les ministères concernés est prévue prochainement. Mais Paris ne semble pas vouloir accorder plus de vols à la compagnie qatarie pour ne pas fragiliser davantage Air France. Nicolas Sarkozy n’aurait pas dit nom à son ami Hamad.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5526174-8243229.jpg" alt="Hamad Ben Jassim veut montrer à Jean-Marc Ayrault l'intérêt de la France" title="Hamad Ben Jassim veut montrer à Jean-Marc Ayrault l'intérêt de la France" />
     </div>
     <div>
      Ca chauffe entre le Qatar et la France sur les questions de transport aérien. Selon nos informations, le Premier ministre du Qatar a écrit il y a environ un mois à Jean-Marc Ayrault pour lui faire part de son regret de voir les demandes de vols supplémentaires de Qatar Airways en France refusées. Alors que la compagnie aérienne qatarie a déjà atteint le quota de vols inscrit dans le dernier accord bilatéral entre la France et le Qatar (21 vols hebdomadaires), elle souhaite à nouveau augmenter sa présence au départ de Paris. Sa demande de dérogation ayant été refusée par la direction générale de l'aviation civile (DGAC), Qatar Airways est contrainte de fermer ses vols au départ de Nice fin mai pour les transférer à Paris début juin afin d'y exploiter trois vols quotidiens entre Roissy et Doha. <br />   <br />  <strong>Suicidaire pour Air France</strong> <br />   <br />  Après le refus de la DGAC, le ton du courrier devient même menaçant quand, évoquant les excellentes relations entre la France et le Qatar, le Premier ministre qatari rappelle le poids des commandes de Qatar Airways passées à Airbus, lesquelles ont « contribué au maintien de 17.000 emplois en France ». Le décryptage est très simple.&nbsp;"Le Qatar menace de moins se fournir auprès d'Airbus pour ses prochaine commandes d'avions", explique un proche du dossier, même si à court terme, les retards du B787 vont permettre à l'avionneur européen d'engranger une commande de 10 a 15 A330, la meilleure alternative au B787 aujourd'hui en service. Une commande devrait être passée au salon du Bourget a indiqué mardi Le PDG de Qatar Airways, Akbar al Baker.&nbsp;Jean-Marc Ayrault n'a pas encore répondu à son homologue. La position du gouvernement, confronté pour la première fois à ce type de dossier avec les compagnies du Golfe, n'est pas tranchée. <br />   <br />  Sans avoir le statut officiel de réunion interministérielle (RIM), les ministères impliqués dans ce dossier (Matignon, Transports, Bercy, Quai d'Orsay...) se sont réunis le 18 avril dernier pour étudier l'opportunité d'ouvrir des négociations bilatérales sur les services aériens entre la France et le Qatar. Elle n'a pas été conclusive. Une autre réunion est prévue d'ici à une semaine. Si rien n'est joué, la tendance est néanmoins aujourd'hui à ne pas accorder ces droits pour protéger Air France, en grandes difficultés financières. « C'est trop tôt. Si l'on accorde des vols supplémentaires à Qatar Airways, il faudra en accorder ensuite à Emirates (Dubaï) et Etihad (Abu Dhabi). C'est suicidaire pour Air France », explique la même source. Déjà fortement concurrencée par les compagnies du Golfe qui aujourd'hui proposent plus de 70 vols par semaine au départ de Paris (en comptant également Oman Air et Gulf Air), la compagnie Air France, en pleine restructuration, n'est pas armée pour affronter une nouvelle vague de vols des compagnies du Golfe dans l'Hexagone. <br />   <br />  <strong>Consensus</strong> <br />   <br />  Cette position semble faire consensus. Reste à trouver la bonne méthode pour l'expliquer au Qatar. « Traditionnellement, le ministère des Transports était seul face à l'Elysée, Matignon et le Quai d'Orsay, mais cette fois c'est le ministère des affaires étrangères qui est un peu isolé », explique un autre proche du dossier. Et encore, le Quai d'Orsay ne remue pas ciel et terre et semble bien comprendre la problématique. Même Airbus, pourtant informé du courrier qatari, n'est pas (encore ?) monté au créneau, comme il a pu le faire dans le passé dans des dossiers similaires. Il est vrai que la menace du Qatar est à relativiser même si a été évoquée mardi une commande opportuniste&nbsp;d'A330. Les besoins de Qatar Airways ayant déjà fait l'objet de plusieurs commandes importantes, le potentiel de commandes futures est jugé relativement faible à moyen terme. Si Airbus est calme, Air France s'est très vite manifesté pour rappeler aux autorités françaises les dangers pour elle d'accorder de nouveaux droits de trafic aux compagnies du Golfe <br />   <br />  <strong>Dossier polémique</strong> <br />   <br />  Ces négociations avec les compagnies du Golfe sont depuis une dizaine d'années extrêmement tendues. Elles font l'objet de polémiques entre Air France, qui pousse les autorités françaises à refuser les demandes de nouveaux droits de trafic d'Emirates, de Qatar Airways ou autres Etihad soutenues par des Etats aux dents longues qui sortent du pur débat sur les droits de trafic pour mettre dans la balance d'autres dossiers industriels. A ce jeu là, Air France n'a pas su faire entendre sa voix. Son discours sur la défense de l'emploi en France est le plus souvent passée après d'autres considérations (Airbus, Dassault Aviation&nbsp;notamment). <br />   <br />  Aujourd'hui, Air France peut néanmoins conseiller l'Etat de faire attention aux promesses des Etats du Golfe. Il y a deux ans, quand la France a accordé des vols supplémentaires à Emirates et Etihad, les Emirats Arabes Unis s'étaient engagés à signer une commande de Rafale dans l'année. Elle est toujours en discussion. En outre, dans le cas présent, Air France peut bénéficier de l'agacement de certains membres du gouvernement vis-à-vis de la politique d'investissements du Qatar en France. Paris aimerait en effet un peu plus de concertation quand des fonds qataris mettent la main sur des fleurons français, comme le Printemps.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  <span style="color:#808080;">Fabrice Gliszczynski, La Tribune du 7 mai 2013</span> <br />  
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