<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.tunisie-secret.com/xml/rss.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.tunisie-secret.com/xml/rss.css" type="text/css" media="screen"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Tunisie Secret</title>
  <description><![CDATA[TunisieSecret L'information Sans Concession ]]></description>
  <link>http://www.tunisie-secret.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2013-05-24T19:36:42+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>http://www.tunisie-secret.com/var/style/logo.jpg</url>
   <link>http://www.tunisie-secret.com/</link>
   <title>Tunisie Secret</title>
  </image>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="http://www.tunisie-secret.com/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.tunisie-secret.com,2013:rss-5537013</guid>
   <title>Kamel Jendoubi, le traître qui a livré la Tunisie à Ghannouchi</title>
   <pubDate>Fri, 24 May 2013 17:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Salem Ben Ammar</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce carriériste dans le commerce des droits de l’homme a cru à un CDI avec la holding islamiste, il s’est trouvé avec un CDD financièrement juteux mais politiquement suicidaire. Salem Ben Ammar fait une lecture sans concession de la dernière contrition de l’ancien président de l’ISIE, organe « révolutionnaire » chargé de veiller au bon déroulement des élections d’octobre 2011…sous les directives d’ONG américaines ! Nous publions cette foi-ci la photo de Salem Ben Ammar, docteur en anthropologie et enseignant en France. Nous le faisons pour lever toute ambiguïté quant à son identité. Nos détracteurs, particulièrement certains cybers-collabos, croient et font croire que Salem Ben Ammar est un pseudonyme, comme d'ailleurs Karim Zmerli. Ce dernier va bientôt s'afficher au grand jour.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5537013-8259773.jpg" alt="Kamel Jendoubi, le traître qui a livré la Tunisie à Ghannouchi" title="Kamel Jendoubi, le traître qui a livré la Tunisie à Ghannouchi" />
     </div>
     <div>
       <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5537013-8267909.jpg" alt="Kamel Jendoubi, le traître qui a livré la Tunisie à Ghannouchi" title="Kamel Jendoubi, le traître qui a livré la Tunisie à Ghannouchi" />
     </div>
     <div>
      L'homme de tous les malheurs de la Tunisie kamel Jendoubi, le bras armé électoral d'Ennahda règle ses comptes avec son employeur. Pour lui contester sa légitimité et le disqualifier sans se rendre compte qu'il se disqualifie lamentablement lui-même, il a fait un aveu pathétique sur sa propre culpabilité dans la plus gigantesque escroquerie électorale de tous les temps.&nbsp; <br />   <br />  Le petit Madoff franco-tunisien en guise de contrition confesse avoir bel et bien trompé les Tunisiens en les roulant dans la farine irradiée qatarienne. Il est à douter qu'il ne s'agisse que d'un simple passage spontané aux aveux pour soulager sa conscience tourmentée par son implication directe dans cette affaire de haute trahison, un véritable crime contre la souveraineté nationale et d'intelligence avec des Etats-tiers.&nbsp; <br />   <br />  Cet homme qui a menti sur ses diplômes, ses trophées d’opposants et son statut d'exilé politique, alors qu'il est citoyen français de plein droit, qui est à l'origine directe de l'état de déliquescence catastrophique de la Tunisie a perdu l'occasion de se taire. En effet, il faut avoir un sacré culot et un cynisme rare dont seuls les opportunistes et les calculateurs en ont le secret pour jouer à la pleurnicheuse dans le but de se refaire une virginité politique. Une de plus&nbsp;!&nbsp; <br />   <br />  Qui peut croire en la sincérité de son aveu qui a tout l'air d'une vengeance pour une promesse non tenue comme celle qui a été autrefois rapportée par l’auteur de «&nbsp;Carthage ne sera pas détruite&nbsp;» (2002). A savoir que Kamel Jendoubi est devenu opposant à la suite de la promesse (1990), non tenue par le régime de Ben Ali, de le nommer consul à Strasbourg. &nbsp; <br />   <br />  Homme de compromission, il ne peut pas être un homme de compromis. Il ne se rend pas compte qu'en faisant son autocritique à peine feutrée, il se tire lui-même une balle dans le pied. Sa pirouette pour se dédouaner ne doit tromper personne&nbsp;; elle est bien le signe qu'il est aux abois et qu'en faisant amende honorable il veut bénéficier de la mansuétude bienveillante et indulgence des Tunisiens. En voulant jeter le discrédit sur la victoire d'Ennahdha qui est plutôt son œuvre personnelle, il se déjuge lui-même et se couvre de ridicule.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Après avoir voulu être un Ben Ali-compatible à la fin des années 80 et le début des années 90, avant de devenir son opposant d'opérette, le voilà qu'il se livre à un nouveau numéro de la vierge effarouchée. Mu par sa rancune et déçu de ne pas avoir été servi à la hauteur de ses espérances, il rue dans les brancards de celui dont il croyait être compatible le terroriste Rached Ghannouchi. En octobre 2012, il s’est auto-reconduit président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections. Il ne sait pas, ou feigne de l’ignorer, que Ghannouchi y était tout à fait favorable mais pas ses ex-maîtres, Moncef Marzouki et Mustapha Ben Jaafar. <br />   <br />  Sur cette lancée de confessions, il reste à Kamel Jendoubi de nous dire où sont partis les millions de dinars qui ne figurent pas dans le registre de comptabilité de l’ISIE, les noms de ses complices dans cette escroquerie politique et financière, ainsi que son conflit avec Mustapha Ben Jaafar pour le désigner ambassadeur de Tunisie en France en remplacement d’Adel Fekih, un proche de Ben Jaafar. D’où la décision de Kamel Jendoubi de passer aux demi-aveux au sujet de la mascarade électorale du 23 octobre 2011. Autrement dit, en raison d’une promesse non tenue. Une de plus&nbsp;! Tunisie-Secret.com <br />   <br />  <strong>Salem Ben Ammar</strong> <br />  Pour ceux qui continuent à semer le doute quant à mon identité, en laissant entendre qu’il s’agit d’un pseudonyme, voici ma photo. Le reste est sur ma page facebook. <br />  &nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div id="fb-root">
	&nbsp;</div>
<script>(function(d, s, id) {    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];    if (d.getElementById(id)) return;    js = d.createElement(s); js.id = id;    js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1&appId=120524044763842";    fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);  }(document, 'script', 'facebook-jssdk'));</script>
<div class="fb-like" data-action= "recommend" data-send="true" data-show-faces="true" data-width="450">
	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5537013-8259773.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.tunisie-secret.com/Kamel-Jendoubi-le-traitre-qui-a-livre-la-Tunisie-a-Ghannouchi_a417.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.tunisie-secret.com,2013:rss-5535751</guid>
   <title>Al-Jazeera : QG militaire du «Printemps arabe»</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2013 16:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Karim Zmerli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Article décapant de l’écrivain et journaliste algérien Ali el-Hadj Tahar. Cet intellectuel algérien a été parmi les premiers à dénoncer la propagande qatarie dans le « printemps arabe » et ce, dès sa manifestation en Tunisie. Licencié en littérature anglaise, il est l’auteur d’une « Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 1930-2008 », en 2 volumes, édition Dalimen, Alger.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5535751-8257772.jpg" alt="Al-Jazeera : QG militaire du «Printemps arabe»" title="Al-Jazeera : QG militaire du «Printemps arabe»" />
     </div>
     <div>
      Dès lors qu’on prend un immolé pour un martyr, bouleversant l’échelle des valeurs, y compris religieuses, on peut tout avaler et faire avaler. La propagande est un élément fondamental des «révolutions» arabes, et c’est pour cela que les Etatsuniens ont mis le paquet dans ce domaine pour réussir leurs coups d’Etat. Ce n’est pas pour rien que dans le cas syrien, ils ont pu dresser contre Bachar Al-Assad une puissante machine de désinformation. Tous les dictateurs réunis, Beria et Goebbels inclus, ne l’auraient pas fait par le passé. Accusés de manipuler et de déformer l’information, de mensonges flagrants, de journalisme embedded et de soutien à Al-Qaïda, les médias occidentaux se sont complètement discrédités dans la crise syrienne, comme le montrent les forums de discussions sur leurs sites web. La journaliste Banan El-Hassan d’Al-Jazeera envoie des informations sécuritaires sur la Syrie depuis le Caire ! Laurent Fabius n’a-t-il pas dit : «Al-Qaïda fait du bon boulot ?» et l’ancien chef de l’opposition syrienne, Al-Khatib, qu’il soutenait An-Nousra que les Etats-Unis ont mis sur la liste des groupes terroristes mais non sans arrêter de les approvisionner en armes et former en Jordanie ? <br />   <br />  A la chaîne qatarie Al-Jazeera est attribué le rôle central dans l’information sur le «Printemps arabe». En vérité, il s’agit de propagande pure et simple, car l’info est créée, orientée, dirigée, planifiée, déformée, pour servir le camp des «révoltés arabes» – présentés comme des manifestants pacifiques – et noircir le «régime», diabolisé à outrance. Il ne s’agit pas uniquement de camoufler les infos qui nuisent aux rebelles mais de créer même de fausses vidéos dans des studios ou in situ dans la zone de conflit. <br />   <br />  Dans les affaires libyenne et syrienne, les mercenaires et les terroristes sont montrés sous le jour de combattants de la liberté même quand leurs crimes atteignent l’horreur. C’est ce qui a conduit à la démission d’Ali Hachem, car la direction a refusé de diffuser une vidéo datant d’avril 2011 et montrant des «combattants» anti-Assad s’infiltrant en Syrie depuis le Liban, ce qui signifie que l’opposition de type terroriste dans ce pays remonte au début de l’année et non pas à sa fin. «Les premières manifestations au début de la contestation n'étaient pas pacifiques – il y avait même des personnes armées. Je l'ai vu de mes propres yeux, et c'est probablement une des raisons de mon départ d'Al-Jazeera. J'ai vu des hommes armés se déplaçant du Liban en Syrie, traversant la frontière», a déclaré M. Hachem, ex-correspondant d'Al-Jazeera au Liban. «Il ne s'agissait pas d'un ou de deux militants, mais de dizaines de personnes qui allaient ensuite affronter les forces gouvernementales (syriennes)», a-t-il ajouté. <br />   <br />  D’ailleurs, le 15 mars 2011, l'agence syrienne SANA, citant une source au sein du ministère de l'Information syrienne, a affirmé que des groupes terroristes capturaient et tuaient des civils afin de les faire passer pour des victimes du régime. Les journalistes Ghassan Ben Jeddou, Louna Chebel et Eman Ayad, Riya Molham ainsi que le directeur de gestion Hassan Shaaban, le producteur Mousa Ahmad, démissionnent aussi à cause de la désinformation sur le «Printemps arabe» ou son instrumentalisation. Quant à Ghassan Ben Jeddou, il a démissionné, car «les actions d'agitation qui se déroulent à Al-Jazeera échappent au professionnalisme et sont inadmissibles, particulièrement dans le contexte historique décisif que traverse la région». Il reprochait à sa direction de focaliser sur la Tunisie, l’Égypte, le Yémen, la Syrie et la Libye en occultant Bahreïn où le sang a aussi coulé sans qu’elle s’en émeuve.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  <strong>Ali el-Hadj Tahar</strong>. L’intégralité de l’article est dans Le Soir d’Algérie du 15 mai 2013. <br />  http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/05/15/article.php?sid=148928&amp;cid=2 <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div id="fb-root">
	&nbsp;</div>
<script>(function(d, s, id) {    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];    if (d.getElementById(id)) return;    js = d.createElement(s); js.id = id;    js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1&appId=120524044763842";    fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);  }(document, 'script', 'facebook-jssdk'));</script>
<div class="fb-like" data-action= "recommend" data-send="true" data-show-faces="true" data-width="450">
	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5535751-8257772.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.tunisie-secret.com/Al-Jazeera-QG-militaire-du-Printemps-arabe_a416.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.tunisie-secret.com,2013:rss-5535565</guid>
   <title>Le printemps arabe : des cybers-collabos écervelés aux vieux caciques vendus</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2013 16:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Tunisie Secret</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Must]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « Dans le Printemps arabe, froidement exécutée, y compris par les jeunes écervelés qui se sont pris pour des Che Guevara ou des Gandhi, les agents à la solde de l’Amérique ont joué un rôle précieux », écrit l’intellectuel algérien Ali el-Hadj Tahar dans Le Soir d’Algérie. Selon lui, il s’agissait de coups d’Etat qui « se sont faits dans l’ombre, très discrètement en Egypte mais de manière très flagrante en Tunisie. Ce n’est pas pour rien que des ministres et des responsables tunisiens sont passés du «régime» Ben Ali au régime post-Ben Ali » ! Ali el-Hadj Tahar est écrivain, poète et journaliste.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5535565-8257486.jpg" alt="Le printemps arabe : des cybers-collabos écervelés aux vieux caciques vendus" title="Le printemps arabe : des cybers-collabos écervelés aux vieux caciques vendus" />
     </div>
     <div>
      <p class="style36">  	Dans le Printemps arabe, cette opération sophistiquée depuis longtemps préméditée, patiemment planifiée, froidement et impitoyablement exécutée, y compris par les jeunes écervelés qui se sont pris pour des Che Guevara ou des Gandhi, les agents à la solde de l’Amérique ont joué un rôle précieux. Il y a parmi eux des éléments internes du système en place, des militaires de haut rang, des ministres et des fonctionnaires, ainsi que des personnalités de l’opposition de toutes les couleurs, enfin les jeunes traîtres ou collaborateurs que l’on appellera cyberdissidents, pour résumer. <br />  	 <br />  	Tous ces agents comprennent beaucoup d’éléments vivant à l’étranger et disposant d’une double nationalité, notamment américaine et française outre leur nationalité d’origine. On se rappelle qu’en Afghanistan, les Etats-Unis ont placé au pouvoir Hamid Karzaï, et en Irak, Ibrahim Al-Jaafari, Ahmed Chalabi et Ayad Allawi. Chargés de faire descendre les manifestants dans la rue, les intervenants apparents de Facebook et des réseaux sociaux servaient à créer une situation de crise et, surtout, de poudre aux yeux : les coups d’Etat se sont faits dans l’ombre, très discrètement en Egypte mais de manière très flagrante en Tunisie. Ce n’est pas pour rien que des ministres et des responsables tunisiens sont passés du «régime» Ben Ali au régime post-Ben Ali ! Les cas du vieux cacique, Béji Caïd Essebsi, et du général Ammar sont édifiants, comme nous le verrons dans la prochaine étude. Nombreux sont les personnalités ayant vécu aux Etats-Unis ou même avec des liens avérés avec leurs services de renseignements parmi les leaders actuels des pays du Printemps arabe. En Libye, il y a Mohammad Al-Megharyef, l’actuel président de l’Assemblée nationale libyenne, de nationalité américaine et employé de la CIA depuis le début des années 1980. Khalifa Hifter, actuel chef de l’armée et ancien colonel de l’armée libyenne sous Kadhafi, a vécu 15 années aux Etats-Unis près de la base de la CIA après avoir fait défection et mené une armée de «Contras» opposée à Kadhafi et basée au Tchad composée de 2000 mercenaires qui ont tué et commis des sabotages en Libye. Le 19 mars 2011, il est rentré secrètement à Benghazi où il a été chargé d’«une certaine cohérence tactique aux troupes rebelles au sol.» L’un des cerveaux du coup d’Etat contre Kadhafi est Nouri Mesmari, ancien chef du protocole du guide libyen, qui a fait défection et fui vers Paris le 20 octobre 2010 pour donner à la France des données sécuritaires et militaires qui permettront la préparation de l’opération contre Kadhafi. S’étant rendu compte du complot, Kadhafi avait fait arrêter son complice, le colonel d’aviation Gehani, référant secret des Français depuis le 18 novembre 2010. Le 23 décembre, d’autres personnalités libyennes feront défection et arriveront à Paris : ce sont Farj Charrant, Fathi Boukhris et All Ounes Mansouri. Après le 17 février, ce sont justement eux, avec Al Hadji, qui vont mener la révolte de Benghazi contre l’armée libyenne et rallier le CNT. Dans une vidéo, Spécial Investigation de Canal+, l’homme d’affaires Ziad Takieddine, celui-là même qui a accusé Sarkozy d’avoir été financé par Kadhafi lors de sa campagne électorale fait des révélations capitales. Takieddine est surtout le patron de North Global Oil and Gas Company, une société qui était associée avec Total dans un gisement pétrolier en Libye (NC7), avant de céder à la société pétrolière française 100% de ses droits d’exploitation pour un montant de 140 millions de dollars. Déjà actionnaire dans Total (2%) et son associé notamment en Iran, le Qatar veut sa part en Libye : il réussira à racheter à Total une partie des droits d’exploitation du gisement libyen NC7, sans que Kadhafi en soit informé. Furieux en l’apprenant, le guide libyen ira même jusqu’à menacer de rompre tout accord avec Total. C’est ce qui lui vaudra les foudres conjointes de l’émir Hamad et de Sarkozy. Ainsi, en novembre 2010, la France et la Grande-Bretagne décident d’organiser des manœuvres militaires conjointes sous le nom de code de «Southern Mistral 11» : le site internet de l’Armée de l’air française annonce même que l’opération réelle sera déclenchée entre le 21 et le 25 mars 2011 et que son but est de destituer un dictateur qui veut placer son fils comme remplaçant, au pouvoir ! Le scénario de «Southern Mistral 11» se déroule en Southland (terre du Sud), «contre une dictature responsable d’une attaque contre les intérêts français». Cet exercice militaire, planifié en trois mois, au lieu de six habituellement, rappelle étrangement celui qui a précédé l’opération Tempête du désert contre l’Irak (janvier 1991), nous rappelle l’écrivain Gilles Munier. <br />  	 <br />  	<strong>Islamistes et opposants vivant à l’étranger</strong> <br />  	 <br />  	Mahmoud Jibril démissionnait de son poste de ministre du Plan et de directeur de l’Autorité de développement (soit le fauteuil numéro 2 du gouvernement Kadhafi) à la fin 2010 avant de rejoindre le CNT le 23 mars 2011. Comme par hasard, Mahmoud Jibril avait auparavant longtemps vécu aux Etats-Unis puis travaillé pour Al-Jazeera au Qatar… Le Libyen Mahmoud Chamman, futur ministre de l'Information du CNT, était membre du Conseil d’administration d’Al-Jazeera au Qatar. Abdel-Jalil, l’ex-ministre de la justice, qui semblait tout faire pour attirer des ennuis à Kadhafi, notamment dans l’affaire des infirmières bulgares, démissionnera en janvier 2011 non sans avoir obtenu la libération de plus de 400 terroristes du GICL qui mèneront l’insurrection armée qui aura raison de Kadhafi mais non sans l’aide de l’OTAN et de 5 000 soldats qataris venus en renfort. Ali Essaoui était ministre du Commerce et de l’Economie, puis ambassadeur en Inde, avant de démissionner et de rejoindre l’opposition. Abdel Hafiz Ghoga, qui occupera le poste de vice-président du CNT, jouera un rôle important contre Kadhafi. En Tunisie, l’actuel président Marzouki, Ghannouchi le leader du premier parti «islamiste» tunisien ont longtemps vécu à l’étranger. L’actuel ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem (gendre de Rached Ghannouchi), était directeur du Département études de la chaîne Al Jazeera, au Qatar. Il est donc indéniable qu’Al-Jazeera a un lien direct avec le Printemps arabe qu’elle a soutenu. L’immense manipulation des masses est partie d’Al-Jazeera, c’est-à-dire du chapeau de Hamad et donc de la CIA qui a fait d’une chaîne de télévision un nid des &nbsp;«révolutionnaires» noyautés par des agents américains et israéliens. Plus grave, en Tunisie, les principaux leaders de l’opposition (Bochra Belhadj Yahia, Mustapha Ben Jaafar, Ahmed Néjib Chebbi) sont carrément écartés par la «révolution» qui installe des opposants qui ont vécu une bonne partie de leur vie à l’étranger : Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki, l’actuel président de la Tunisie. Marzouki présidait la Ligue tunisienne des droits de l’homme, une organisation sponsorisée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), elle-même financée par la NED et par l’Open Society du sioniste George Soros. Ghassan Hitto, le président de l’opposition syrienne qui a vécu 25 ans aux Etats-Unis, soit plus que la moitié de sa vie, comme Oussama Al-Kadi, dirige à Washington le Centre syrien pour les études politiques et stratégiques, une officine liée au Pentagone et à la CIA. D’ailleurs, le Conseil national syrien (CNS) est essentiellement composé d’opposants de l’étranger qui, de surcroît, sont majoritairement des «islamistes ». Le premier président du CNS était Burhan Ghalioun, le conseiller politique d’Abassi Madani, qui a vécu presque toute sa vie en France, en tant qu’enseignant de sociologie mais n’a jamais été considéré comme opposant au pouvoir syrien jusqu’au jour où il fallait lancer le «printemps» syrien : un réseau dormant, ça sert un jour ou l’autre ! D’ailleurs aujourd’hui, nul n’ignore que la composante du CNS, également appelée «opposition d’Istanbul» et «opposition de Doha», a été désignée par Hillary Clinton dans ces deux villes. En outre, tous les leaders de l’opposition du Printemps arabe ont fait des promesses à Israël. En effet, Bassma Kodmani, membre du CNS qui a assisté à la conférence du Bilderberg de 2012, où le changement de régime en Syrie était à l’ordre du jour, a appelé à des relations amicales entre la Syrie et Israël dans un talk-show français, allant même jusqu’à déclarer : «Nous avons besoin d’Israël dans la région.» Un autre membre du CNS, Ammar Abdulhamid, a déclaré son soutien aux relations amicales entre Israël et la Syrie, dans un entretien avec le journal israélien Ynetnews alors qu’une conversation téléphonique entre Radwan Ziyade du CNS et Mohammad Abdallah a fuité dans laquelle ils voulaient demander plus de soutien au ministre israélien de la Défense, Ehud Barak. En dehors du CNS, Ribal Al-Assad, ainsi que l’ancien vice-président en exil, Rifaat Al-Assad, souhaitent pour la Syrie de faire la paix avec Israël. Quant à Nofal Al-Dawalibi, il a déclaré dans une interview sur une radio israélienne que le peuple syrien voulait la paix avec Israël. <br />  	 <br />  	<strong>«Révolution 2.0» pour vieux caciques</strong> <br />  	 <br />  	S’agissant de la Libye, selon le quotidien israélien, Yediot Aharonot, un accord aurait été signé en 2011 entre le Conseil national transitoire (CNT) libyen et Tel-Aviv, pour l’installation d’une base militaire aux Monts verts, en Libye, si les insurgés arrivaient au pouvoir. Le document en question, portant l’entête «Israël Défense Forces», note également qu’en contrepartie, Israël s’engage à obtenir la multiplication de frappes aériennes par l’OTAN contre les forces gouvernementales libyennes et l’adhésion de pays arabes à la cause du CNT. Cela ne laisse-t-il pas penser qu’en contrepartie, des éléments des forces spéciales israéliennes auraient donné un coup de main à la «révolution» libyenne ? Pourquoi le «printemps» syrien arrive-t-il en dernier ? Tout simplement parce que les planificateurs savaient que pour abattre ce gros morceau, il fallait l’aide de tous les pays «révolutionnaires», de leurs armes, de leurs mercenaires et terroristes et même du djihad ennikah des jeunes Tunisiennes dont une douzaine seraient parties offrir le service autrefois offert par les bunnies aux GI’s qui combattaient au Vietnam. Les collaborateurs arabes de tous âges ont bénéficié de formations, d’aides et de subventions américaines d’organisations agissant pour le compte de la Maison- Blanche et du Département d’Etat et de la CIA, car aux Etats- Unis, les frontières sont minces entre les organisations civiles et les organisations militaires, le patriotisme américain n’ayant pas de limites dans son engagement. D’innombrables organisations travaillent dans le sens de la promotion de l’idéologie américaine, en vérité de l’hégémonie de ce pays sur le monde. La Freedom House a aussi joué un rôle important dans le Printemps arabe, cette kermesse des manipulés. En 2009, la Freedom House a publié une «carte de la liberté» pour chaque continent, qui différencie les pays suivant le degré de démocratie qu'elle leur attribue. La carte nous apprend que le seul pays totalement libre de la zone Maghreb - Proche-Orient… est Israël. Cinq pays sont «partiellement libres» : Maroc, Jordanie, Liban, Yémen, Bahreïn. Tous les autres pays de la région sont considérés comme «non libres». C’est pour cette raison que cette ONG et d’autres, comme l’International Crisis Group de George Soros, essaient de les amener vers la liberté en finançant des traîtres. Cela n’empêche pas la Freedom House de financer un groupe contestataire au Maroc, le Mouvement du 20 février ! Les ONG étatsuniennes ont aussi formé des jeunes Bahreïnis qui ont débuté leur Printemps arabe. On ne sait si parmi eux il y avait des chiites mais la Maison-Blanche a ordonné à l’Arabie Saoudite d’aider le pouvoir en place à mater la rébellion qui, actuellement semble composée de chiites qui demandent des droits légitimes : mal représentés dans les institutions du pays, les chiites bahreïnis affrontent depuis deux années l’armée et les forces de l’ordre saoudiennes envoyées en renfort. Le Bahreïn, qui veut en finir avec le chiisme, a même détruit plusieurs mosquées de cette communauté musulmane aujourd’hui considérée comme ennemi numéro 1 du wahhabisme international. Accusés d’adorer Ali à la place d’Allah et de ne pas reconnaître Mohamed (QSSL) comme prophète, les chiites sont accablés de bien d’autres déviances perverses fabriquées par la propagande saoudienne.Tunisie-Secret.com <br />  	 <br />  	<strong>Ali el-Hadj Tahar</strong>, Le Soir d’Algérie du 14 mai 2013 <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div id="fb-root">
	&nbsp;</div>
<script>(function(d, s, id) {    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];    if (d.getElementById(id)) return;    js = d.createElement(s); js.id = id;    js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1&appId=120524044763842";    fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);  }(document, 'script', 'facebook-jssdk'));</script>
<div class="fb-like" data-action= "recommend" data-send="true" data-show-faces="true" data-width="450">
	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5535565-8257486.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.tunisie-secret.com/Le-printemps-arabe-des-cybers-collabos-ecerveles-aux-vieux-caciques-vendus_a415.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.tunisie-secret.com,2013:rss-5530792</guid>
   <title>Le vrai faux tweet de Hind Bint Hamad Al-Thani qui dénonce les crimes de son père en Syrie</title>
   <pubDate>Tue, 21 May 2013 23:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Karim Zmerli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Plusieurs sites arabes et anglais se sont relayés l’information selon laquelle Hind a critiqué les agissements criminels de son père en Syrie. Certains internautes n’y croient pas. D’autres affirment l’avoir lu dans un tweet posté par la princesse qatarie. Vraie ou fausse information ? L’analyse de Tunisie-Secret.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5530792-8250449.jpg" alt="Le vrai faux tweet de Hind Bint Hamad Al-Thani qui dénonce les crimes de son père en Syrie" title="Le vrai faux tweet de Hind Bint Hamad Al-Thani qui dénonce les crimes de son père en Syrie" />
     </div>
     <div>
      Hind Bint Hamad Al-Thani, la fille de la seconde épouse de cheikh Hamad, cheikha Mozah, aurait tweeté&nbsp;en arabe : «&nbsp;L’ingérence du Qatar en Syrie est un scandale dans l’histoire de l’Etat. Mon père a soutenu la révolution syrienne croyant que ce qui s’y passe est la revendication d’un peuple. Mais ce que nous observons aujourd’hui est tout le contraire. J’ai vu la vidéo diffusée par des combattants les montrant manger le cœur d’un homme. Ces images ne traduisent pas des revendications de liberté, mais des crimes commis contre le peuple syrien&nbsp;». <br />   <br />  Elle a ajouté ce passage très important qui peut nous donner une idée sur l’origine de ce tweet, sur son authenticité ainsi que sur son objectif&nbsp;: «&nbsp;Je critique l’intervention de quelques combattants Saoudiens. Qui les a autorisé à tuer et à exécuter des citoyens syriens&nbsp;? J’ai également reçu une vidéo montrant un citoyen saoudien en train d’exécuter 21 citoyens syriens dont ils disent qu’ils sont des soldats. C’est ce qui transforme une révolution populaire en révolution terroriste&nbsp;». <br />   <br />  Ces propos ont été bel et bien tweeté par Hind, mais avec l’accord et sous les directives des Services secrets qataris. Comme disent les spécialistes, il s’agit pour le moment d’un «&nbsp;prospect test&nbsp;» en vue d’un repli ou désengagement qatari de la crise syrienne. Si le test s’avère concluant, Al-Jazeera se chargera de mettre en scène «&nbsp;l’humanisme&nbsp;» de la princesse et la «&nbsp;prise de conscience&nbsp;» de l’émirat qui a cru soutenir la liberté et la démocratie en Syrie…Hamad Bin Jassim Bin Jaber Al-Thani, le chef de la diplomatie qatarie, portera alors le chapeau et l’émir sera lavé de tout soupçon et présenté à l’opinion arabe comme un bon émir qui a été induit en erreur par son Premier ministre. <br />   <br />  Ce plan est d’autant plus plausible que la victoire de l’armée syrienne sur la canaille islamo-fasciste est de plus en plus probable, et que dans ses négociations avec les Russes, John Kerry a récemment confié à son homologue Sergueï Lavrov que le Qatar a été prié de se désengager de la crise syrienne au profit exclusif de l’Arabie Saoudite. D’où la phrase dans le tweet de Hind, qui a trahi les auteurs de ce stratagème puisqu’elle accable les Saoudiens. La ficelle est bien trop grosse, même si le roi d'Arabie Saoudite est aussi impliqué dans le terrorisme wahhabite en Syrie que son cousin bédouin cheikh Hamad.&nbsp; <br />   <br />  Hind Bint Hamad Al-Thani, la fille de Mozah, a beau se lamenter sur le sort des citoyens syriens qui se font dévorer le cœur, son père n’échappera pas au tribunal de l’Histoire, s’il a encore la chance d’échapper au Tribunal Pénal International pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité, pas seulement en Syrie mais également en Libye. Idem pour Hamad Bin Jassim Bin Jaber Al-Thani, celui qui fait office de Premier ministre et auquel certains Américains et israéliens pensent comme successeur-putschiste de l’émir actuel.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  <strong>Karim Zmerli &nbsp;&nbsp;</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div id="fb-root">
	&nbsp;</div>
<script>(function(d, s, id) {    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];    if (d.getElementById(id)) return;    js = d.createElement(s); js.id = id;    js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1&appId=120524044763842";    fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);  }(document, 'script', 'facebook-jssdk'));</script>
<div class="fb-like" data-action= "recommend" data-send="true" data-show-faces="true" data-width="450">
	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5530792-8250449.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.tunisie-secret.com/Le-vrai-faux-tweet-de-Hind-Bint-Hamad-Al-Thani-qui-denonce-les-crimes-de-son-pere-en-Syrie_a414.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.tunisie-secret.com,2013:rss-5529400</guid>
   <title>J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »</title>
   <pubDate>Mon, 20 May 2013 22:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Samira Hendaoui</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Selon ce Grand reporter, le wahhabisme qatari ne menace pas uniquement les pays arabes et l’Afrique, mais aussi l’Europe. Pour Jacques-Marie Bourget, Sarkozy a confié la politique arabe de la France au cheikh Hamad du Qatar. En exclusivité pour Tunisie-Secret, il nous parle de la révolution du jasmin, du printemps arabe, des relations franco-qataries, du danger wahhabite…, autant de sujets abordés dans son dernier livre, coécrit avec Nicolas Beau, « Le vilain petit Qatar. Cet ami qui nous veut du mal », qui vient d’être édité chez Fayard et qui est déjà un grand succès de librairie. Interview réalisée par Samira Hendaoui.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.tunisie-secret.com/photo/art/default/5529400-8248482.jpg" alt="J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »" title="J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »" />
     </div>
     <div>
      <strong>Propos décapants de Jacques-Marie Bourget</strong> <br />   <br />  <em>"Visiblement Ségolène Royal, Jack Lang, Bertrand Delanoë ou Yves Le Drian n’ont vu qu’humanisme et liberté à Doha&nbsp;!" <br />   <br />  "Que cherchent donc tous ceux qui défilent à Doha&nbsp;? Disons le crûment, de l’argent." <br />   <br />  "Sarkozy a pratiquement donné les clés de la «&nbsp;politique arabe&nbsp;» de la France à l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani et à son premier ministre Hamad Ben Jassim." <br />   <br />  "Les 165 milliards de dollars du trésor de Kadhafi ont été convoités comme la poule aux œufs d’or&nbsp;!" <br />   <br />  "En France, enrôler le plus possible d’ouailles sous le giron d’Abdelwahhab, c’est à la fois grossir la communauté et prendre une partie du pouvoir puisque ces fidèles sont des citoyens français." <br />   <br />  "Finalement, pour&nbsp; Doha, il est plus facile d’avoir de l’influence par la religion que par l’investissement dans la pierre des beaux quartiers de Paris." <br />   <br />  "Il faut savoir qu’en achetant le Paris-Saint-Germain, l’émir ne lit pas l’intitulé jusqu’au bout, il a acheté Paris. Point." <br />   <br />  "Les présidents américains, d’Eisenhower à Obama, apprécient les Frères Musulmans." <br />   <br />  "En louant Ben Laden, Al-Jazzera rendait service à Washington puisque Al-Qaïda est un instrument idéal pour déstabiliser les pays musulmans." <br />   <br />  "Cette analyse ne relève pas de la «&nbsp;conspiration&nbsp;» puisqu’elle est celle de Washington." <br />   <br />  "La captation de la révolte des «&nbsp;printemps arabes&nbsp;» par des spécialistes de la guerre faite par le biais de Facebook et d’Internet plutôt que par des fusils est aujourd’hui un fait reconnu." <br />   <br />  "Le plus étonnant a été le choix des Tunisiens de France qui ont voté massivement pour Ennahda." <br />   <br />  "Si on laisse le champ libre au wahhabisme, celui-ci touche aussi les Tunisiens de France et le serpent se mord alors la queue." <br />   <br />  "Ce bouleversement tunisien est un choc dans un pays où, au travers des institutions, un vent de liberté et de réformes a commencé à souffler dès le XIXe siècle." <br />   <br />  "Si les généraux algériens, qui ne sont ni des modèles ni des anges, n’avaient pas stoppé le FIS en 1991, Alger serait, encore aujourd’hui, sous la coupe des intégristes religieux." <br />   <br />  "Alors que nous sommes nous-mêmes en bagarre avec les islamophobes, il faut bien que nous nous interrogions sur cette propagation de la foi wahhabite&nbsp; -la matrice du salafisme- en Europe." <br />   <br />  "Le wahhabisme ne peut s’accommoder d’un environnement qui ne lui soit pas semblable, c’est donc une cause permanente de conflit entre le fidèle qui doit se plier et l’infidèle qu’il faut éradiquer."</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <strong>Présentation&nbsp;de l’auteur</strong> <br />   <br />  Considéré comme l’un des meilleurs Grands reporters en France, Jacques-Marie Bourget a commencé sa carrière à l’ORTF, devenu par la suite Radio France. Il a fait sa carrière au sein de l’Express, Paris-Match et VSD. Reporter de guerre, il a couvert le conflit du Viet Nam, celui du Liban, la première guerre du Golfe contre l’Irak, la guerre de Bosnie-Herzégovine, sans oublier la première et seconde Intifida. En octobre 2000, à Ramallah, il a été gravement blessé par un tir de l’armée israélienne, qui a par la suite compliqué son évacuation vers la France. C’est sur intervention ferme de Jacques Chirac auprès d’Ehud Barak qu’il a été finalement rapatrié en France. <br />   <br />  C’est Jacques-Marie Bourget qui a révélé l’affaire Greenpeace, ce qui lui a valu le prix «&nbsp;Scoop&nbsp;» en 1986. Journaliste courageux et aux antipodes du médiatiquement et politiquement correct, il a été élevé par le président Jacques Chirac au rang de chevalier de l’Ordre national de la Légion d’Honneur. <br />   <br />  Jacques-Marie Bourget est aussi un écrivain. Il est l’auteur et coauteur d’une dizaine de livres, notamment «&nbsp;Des Affaires très spéciales, 1981-1985&nbsp;», éditions Plon, 2000, et de Sabra et Chatila, au cœur du massacre&nbsp;», éditions Eric Bonnier, 2012. <br />   <br />  <strong>L'interview</strong> <br />   <br />  <strong>Tunisie-Secret</strong>&nbsp;: Nous allons commencer par la dernière polémique suscitée par votre livre, «&nbsp;Le vilain petit Qatar&nbsp;». Dans une récente tribune au Nouvel Observateur, Pascal Boniface vous accuse d’avoir écrit un livre «&nbsp;entièrement à charge&nbsp;» contre cet émirat et regrette que sur 292 pages, il n’y ait pas «&nbsp;une seule phrase positive sur le Qatar&nbsp;». Avez-vous manqué d’objectivité à l’égard de cette «&nbsp;démocratie islamiste&nbsp;»&nbsp;? <br />   <br />  <strong>Jacques-Marie Bourget</strong>&nbsp;: Cette «&nbsp;polémique&nbsp;» n’est qu’un artifice. Elle est soulevée par Pascal Boniface et ses amis dans le but unique de tromper le public et de lui faire entendre&nbsp; qu’il y a une façon positive d’exposer la politique du Qatar. Si nous avions écrit un livre sur la Belarusse,&nbsp; Boniface viendrait-il nous reprocher d’avoir écrit «&nbsp;un livre à charge&nbsp;». Bien sûr que non. Pourtant à l’indice de démocratie dans le monde, publié par The Economist, la Belarusse est 135<sup>e</sup> et le Qatar 136<sup>e</sup> sur 157 pays classés&nbsp;! Pour faire une caricature, l’objectivité vue par Boniface serait de faire une balance&nbsp;: pour ou contre Pol Pot, si jamais on parle de ce monstre de l’histoire. Nous n’avons pas écrit un pamphlet mais publié une enquête. Si le résultat parait rude, c’est que jusqu’à présent, par paresse, par manque d’intérêt ou par connivence, les politologues et journalistes avaient fermé les yeux sur les réalités de ce pays qui sont terribles. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Vous avez déclaré la semaine dernière sur I-Télé que les politiciens de droite comme la gauche sont complètement soumis aux caprices du Qatar. Comment expliquez-vous cette attitude de la part d’une classe politique censée protéger les intérêts de l’Etat et incarner la grandeur de la France&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Il est exact, quand on reprend, avec des années de recul, la liste des pèlerins de Doha qui sont impliqués dans la vie politique française, on est choqué. Encore plus par la connivence entre les élus de gauche et le Qatar puisque ces représentants de la nation sont, a priori, au premier rang du combat pour «&nbsp;l’ingérence et les droits de l’homme&nbsp;». Visiblement Ségolène Royal, Jack Lang, Bertrand Delanoë ou Yves Le Drian n’ont vu qu’humanisme et liberté à Doha alors que ce pays vit sans véritables lois, sans véritable constitution&nbsp;; et qu’il interdit les associations, les syndicats, les partis politiques&nbsp; et, pour plus d’un million de travailleurs étrangers pratique une forme d’esclavage. Pour parler du Qatar il est nécessaire de trouver un nouveau vocabulaire, alors parlons de «&nbsp;dictature oubliée&nbsp;», c’est le terme qui convient. <br />  Que cherchent donc tous ceux qui défilent à Doha&nbsp;? Disons le crûment, de l’argent. Pour une minorité il s’agit de prébendes et de corruption, pour les autres, il s’agit de trouver un financement généreux à des projets permettant à ces élus de conserver le vote de leurs électeurs. Avec Nicolas Sarkozy, nous passons à une dimension stratosphérique puisque l’ancien président a pratiquement donné les clés de la «&nbsp;politique arabe&nbsp;» de la France à l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani et à son premier ministre Hamad Ben Jassim. Mieux, les dossiers politiques et les dossiers financiers se sont tricotés les uns les autres jusqu’au sommet du mélange lors de la guerre contre la Libye où les 165 milliards de dollars du trésor de Kadhafi ont été convoités comme la poule aux œufs d’or … C’est Bachar Al-Assad qui a présenté à Sarkozy celui qui était alors son ami, cheikh Hamad. Et c’est ce dernier qui a introduit son «&nbsp;frère&nbsp;» Kadhafi auprès du président français. On jouait au Monopoly en vraie grandeur. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Dans votre livre, vous parlez d’OPA sur l’islam de France et vous écrivez que les «&nbsp;Qataris ont déjà leur vivier d’obligés. Il seront très utiles pour l’aboutissement du vrai plan banlieue, qui reste l’imposition du wahhabisme&nbsp;» (p.213). Si tel est leur objectif, qu’ont-ils à y gagner de plus, puisque la France répond déjà à tous leurs désirs&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Le Qatar a une vraie vision messianique. Il veut, sous la férule du wahhabisme, réunir le plus grand nombre de croyants, créer sa oumma dont Doha serait le lieu saint. En France, enrôler le plus possible d’ouailles sous le giron d’Abdelwahhab, c’est à la fois grossir la communauté et prendre une partie du pouvoir puisque ces fidèles sont des citoyens français. Il faut rappeler qu’en Europe c’est en France que la communauté musulmane, que Nicolas Beau et moi-même respectons profondément, est la plus nombreuse. Finalement, pour&nbsp; Doha, il est plus facile d’avoir de l’influence par la religion que par l’investissement dans la pierre des beaux quartiers de Paris. <br />  La loi de 1905, qui assure la laïcité, c'est-à-dire la séparation de l’église et de l’Etat, interdit au pouvoir public de fiancer des cultes. Il faut reconnaitre que cette disposition, qui a le mérite de faire de la croyance une affaire privée, est défavorable au culte musulman. Arrivé très tard sur le territoire, il ne peut bénéficier d’aides publiques pour satisfaire ses fidèles. Fermant les yeux, Paris a donc trouvé bien commode de laisser l’Arabie Saoudite puis le Qatar prendre en main «&nbsp;l’islam de France&nbsp;». Il y a derrière ça pas mal d’hypocrisie. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Par-delà le choc du Trocadéro dans lequel certains analystes voient le signe avant-coureur d’un printemps arabe en France, pensez-vous que l’islamisme wahhabite menace réellement la stabilité de la France par la subversion de l’islam français&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Le choc du Trocadéro, l’émeute qui a accompagné la célébration du titre du PSG, est symbolique. Mais il serait grossier de voir dans ces jeunes en colère les premier djihadistes réunis sous la bannière du Qatar et du PSG&nbsp;! Non. Pour les «&nbsp;casseurs&nbsp;», le geste violent était une façon de dire «&nbsp;nous sommes chez nous, tout est à nous, et nous faisons ce que nous voulons puisque le Qatar possède tout&nbsp;». C’est simpliste mais ce sentiment de partager la toute puissance de Doha sur la France était présent. Il faut savoir qu’en achetant le Paris-Saint-Germain, l’émir ne lit pas l’intitulé jusqu’au bout, il a acheté Paris. Point. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Sur le «&nbsp;printemps arabe&nbsp;» précisément, vous révéler dans votre livre (p.237) qu’en avril 2011, «&nbsp;l’émir en visite à Washington, sera remercié par le président Obama pour le rôle qu’il a joué dans les révolutions arabes&nbsp;». Si ce rôle n’est plus un secret pour personne aujourd’hui, comment expliquez-vous cette alliance entre une si grande démocratie et une oligarchie tyrannique dont la chaîne Al-Jazeera n’appelle jamais les terroristes par leur nom et qui considère Ben Laden comme un «&nbsp;martyr&nbsp;»&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Le lien entre les États-Unis et les mouvements religieux islamistes est une constante dans la politique américaine dont le slogan est «&nbsp;In god whe trust&nbsp;». Depuis la deuxième guerre, Washington a systématiquement combattu toute tentative «&nbsp;moderne&nbsp;», «&nbsp;éclairée&nbsp;» touchant la politique d’un pays musulman. Cela va de Mossadegh chassé de Téhéran, au combat contre le parti Baas en passant par le harcèlement contre Nasser. Ainsi, les présidents américains, d’Eisenhower à Obama, apprécient les Frères Musulmans qui, pour eux, sont capables de faire régner l’ordre tout instaurant un système social fondé sur la dépendance à la charité. Un système politique idéal pour qui veut imposer le libéralisme économique. La limite de cet amour fou entre l’Amérique et les islamistes c’est Ben Laden, l’ami que l’on réchauffe dans son sein mais qui, à un certain moment, tel un monstre de Fritz Lang, échappe à son maître. En louant Ben Laden, Al-Jazzera rendait service à Washington puisque Al-Qaïda est un instrument idéal pour déstabiliser les pays musulmans et, à terme, pour «&nbsp;redessiner&nbsp;» la carte du monde, du Maroc à l’Iran. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Ce «&nbsp;printemps arabe&nbsp;» a commencé par la «&nbsp;révolution du jasmin&nbsp;». Pour certains observateurs, notamment Eric Denécé ou Alain Chouet, les événements de janvier 2011 en Tunisie ont été une révolte sociale déguisée par les services américains et les bons offices qataris en révolution politique. Que pensez-vous de cette thèse que certains taxent de conspirationniste&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: Cette analyse ne relève pas de la «&nbsp;conspiration&nbsp;» puisqu’elle est celle de Washington. Et que des lendemains chantent déjà&nbsp; pour ces «&nbsp;révolutions&nbsp;» que l’on provoque en appuyant sur les clics d’Internet. Qui sera la prochaine cible&nbsp;? <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Vous avez parlé dans votre livre du rôle majeur que de jeunes blogueurs tunisiens ont joué dans cette «&nbsp;révolution du jasmin&nbsp;». Vous avez même écrit que, «&nbsp;Ce qu’on ignorait, c’est que Mohamed Bouazizi, le marchand des quatre-saisons immolé en Tunisie, avait des amis qu’il ne connaissait pas. Des amis qui, bras dessus bras dessous avec Doha, travaillaient de longues date au basculement de la rive sud de la Méditerranée&nbsp;». Qu’entendez-vous par là&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: La captation de la révolte des «&nbsp;printemps arabes&nbsp;» par des spécialistes de la guerre faite par le biais de Facebook et d’Internet plutôt que par des fusils est aujourd’hui un fait reconnu. Des experts ont abusé de la juste colère, de l’indignation et du désespoir des enragés de Tunisie ou d’Égypte. Le «&nbsp;débriefing&nbsp;» de ces opérations est publié dans les papiers de nombreux «&nbsp;think tanks&nbsp;». On a accompagné la révolte pour, une fois le pouvoir libre, installer à sa place des Frères Musulmans tenus au chaud depuis des années. Al-Jazzera étant là pour les magnifier et les transformer en une assemblée de héros qui vont sauver la patrie. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Beaucoup d’observateurs étrangers ont été surpris par le succès des islamistes en Tunisie. Est-ce votre cas et comment expliquez-vous un tel triomphe au pays de Bourguiba, de l’émancipation de la femme, de la généralisation de l’enseignement…&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: En ce qui concerne la Tunisie, le succès des islamistes a été une surprise, par son importance. Le plus étonnant a été le choix des Tunisiens de France qui ont voté massivement pour Ennahda. Ce phénomène indique d’ailleurs le rôle joué dans l’hexagone par des pays comme le Qatar. Je m’explique, si on laisse le champ libre au wahhabisme, celui-ci touche aussi les Tunisiens de France et le serpent se mord alors la queue.&nbsp;Pourtant, il faut relativiser. Les forces vives de la révolte n’avaient rien de religieux, au contraire. Mais ces hommes et ces femmes, non organisés, pris en main par aucun courant historique ont été dépossédés de leur violence légitime sur laquelle on a appliqué le cataplasme islamique. Par ailleurs, dans n’importe quel pays, si on oppose dans un scrutin qui joue la comédie de la démocratie,&nbsp; ces révoltés inorganisés à des partis du genre de ceux des Frères musulmans, qui ont de l’argent et des cadres, des amis étrangers et une tradition&nbsp; politique, les indignés sont battus d’avance. C’est vrai que ce bouleversement tunisien est un choc dans un pays où, au travers des institutions, un vent de liberté et de réformes a commencé à souffler dès le XIXe siècle. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: Certains pensent que l’islamisme au pouvoir est une étape obligatoire après laquelle le soleil de la démocratie brillera sur la Tunisie. Partagez-vous cette analyse&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: J’ai peut-être tort mais je suis convaincu que si les généraux algériens, qui ne sont ni des modèles ni des anges, n’avaient pas stoppé le FIS en 91, Alger serait, encore aujourd’hui, sous la coupe des intégristes religieux.&nbsp; On connait la chanson. Elle est poussée par ces pays occidentaux qui voient dans ces religieux de bons partenaires. Parfois on met en avant le «&nbsp;modèle turc&nbsp;», ou alors l’islam radical au pouvoir comme une «&nbsp;étape nécessaire&nbsp;» avant de passer à une vraie démocratie… Prenez exemple sur l’Iran, voilà près de 35 ans que les mollahs sont au pouvoir et ils ne semblent pas disposés à passer la main. La confusion entre un pouvoir et une religion est le principe même à refuser, il conduit aux ténèbres, au chaos. En Tunisie, si l’impuissance du pouvoir religieux conduit le pays à l’abime, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile. <br />   <br />  <strong>T-S</strong>&nbsp;: En France, certains milieux de gauche comme de droite, sans parler de l’extrême droite, commencent à prendre au sérieux une contagion islamiste qui toucherait aussi bien votre pays que l’Allemagne ou la Belgique. Votre livre laisse d’ailleurs entendre un tel danger. Que faire pour l’anticiper et y remédier&nbsp;? <br />   <br />  <strong>J-M.B</strong>&nbsp;: C’est vrai, alors que nous sommes nous-mêmes en bagarre avec les islamophobes, il faut bien que nous nous interrogions sur cette propagation de la foi wahhabite&nbsp; -la matrice du salafisme- en Europe. Et pas seulement là puisqu’avec la mobilité des hommes, une Afrique de l’ouest conquise aux préceptes de Doha fera rejaillir cette idéologie en France. Ce n’est pas combattre l’islam, c’est même lui être utile que de tirer le signal d’alarme. Puisque cette lecture du Coran est destructrice de toute harmonie, de toute compréhension et forme du bien vivre ensemble. Le wahhabisme ne peut s’accommoder d’un environnement qui ne lui soit pas semblable, c’est donc une cause permanente de conflit entre le fidèle qui doit se plier et l’infidèle qu’il faut éradiquer. Imaginez que, demain, on trouve sous le Vatican la plus grande réserve de gaz au monde… Et que le pape décide de financer au travers la planète les sectes catholiques les plus intégristes et radicales comme celles que nous voyons sur le pavé de Paris pour combattre le «&nbsp;mariage pour tous&nbsp;»… La vie deviendrait insupportable pour tout citoyen français épris de liberté.Tunisie-Secret.com <br />   <br />  Interview réalisée par <strong>Samira Hendaoui</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div id="fb-root">
	&nbsp;</div>
<script>(function(d, s, id) {    var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0];    if (d.getElementById(id)) return;    js = d.createElement(s); js.id = id;    js.src = "//connect.facebook.net/fr_FR/all.js#xfbml=1&appId=120524044763842";    fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);  }(document, 'script', 'facebook-jssdk'));</script>
<div class="fb-like" data-action= "recommend" data-send="true" data-show-faces="true" data-width="450">
	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.tunisie-secret.com/photo/art/imagette/5529400-8248482.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.tunisie-secret.com/J-M-Bourget-En-Tunisie-il-est-a-craindre-que-la-phase-finale-se-joue-dans-l-horreur-d-une-guerre-civile_a412.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
