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Ayachi Ajroudi, nul n’est prophète en son pays


3 Septembre 2014

Au moment où il était reçu par François Hollande à l’Elysée, à Tunis, la HAICA prononçait son « verdict » en refusant d’accorder à sa chaîne de TV Al-Janoubia la licence d’exploitation ! Ces deux événements résument, à eux seuls, pas tant l’histoire exceptionnelle d’un tunisien qui à l’oreille des puissants de ce monde, que le paradoxe d’un pays qui a besoin de sortir d’une crise extrêmement grave, sans se donner les moyens humains d’éviter le pire en écoutant les rares personnes encore capables de relever le défi, ou tout au moins de stopper le déclin.


Mohamed Ayachi Ajroudi avec François Hollande, à l'Elysée le 2 septembre 2014.
Mohamed Ayachi Ajroudi avec François Hollande, à l'Elysée le 2 septembre 2014.
A croire que certains tunisiens n’aiment pas l’excellence, encore moins leurs compatriotes qui réussissent. Curieuse attitude que cette mentalité faite d’envie, de concupiscence, de jalousie et parfois même de haine. C’est sans doute la différence avec nos frères sémites : lorsqu’un juif se distingue par sa réussite professionnelle ou intellectuelle, ses coreligionnaires sont solidaires pour le porter encore plus vers les cimes en essayant d’imiter son exemple et d’en solliciter le soutien ou le conseil pour les tirer vers le haut à leur tour; lorsqu’un arabe réussit, ses « frères » se coalisent soit pour le dépouiller, soit pour le culpabiliser et le dénigrer, non sans le désir irrépressible de le tirer vers le bas. Les premiers se reconnaissent dans la réussite et l’émulation, et les seconds s’identifient à l’échec et au nivellement par le bas.

Ayachi Ajroudi possède déjà ce que nos politicards désirent 

La réussite attire la convoitise et attise la haine. Dès qu’il a décidé en 2011 de s’investir personnellement et politiquement en Tunisie, après avoir longtemps contribué à l’attrait des investisseurs étrangers dans son pays, Mohamed Ayachi Ajroudi a été l’objet d’attaques systématiques et de dénigrement. « Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pure que la neige, tu n’échapperas pas à la calomnie » disait Shakespeare. Qui n’a pas d’ailleurs échappé aux basses calomnies et aux campagnes les plus infâmes ? Les hommes d’affaires dits de l’ancien régime, les anciens ministres, les hauts commis de l’Etat…Tous y sont passés, mais le cas de Mohamed Ayachi Ajroudi reste particulièrement symptomatique en ce que l’homme ne doit précisément rien à l’ancien régime, ni même à la Tunisie, pour laquelle il dit pourtant être redevable, « parce que c’est la terre natale sans le creuset et les valeurs desquels on n’est rien » !
   
Mohamed Ayachi Ajroudi n’oublie donc pas son ancrage national et ses origines sociales. Il souhaite rendre beaucoup du peu que son pays lui a donné! Originaire de Gabès, orphelin et parti de rien à l’âge de 14 ans vers la France, il est aujourd’hui à la tête de plusieurs multinationales, de l’immobilier et de l’hôtellerie jusqu’aux secteurs les plus vitaux du dessalement des eaux, du traitement et recyclage des déchets ménagers, ou les secteurs les plus sensibles et stratégiques de l’énergie nucléaire.

Ce grand patron et créateur d’entreprises, par ailleurs homme de confiance de certains princes saoudiens, a tout pour être un homme heureux. En tout cas tout ce que peut souhaiter un homme : le pouvoir, l’argent, l’influence, les honneurs, le prestige et, ce qui lui tient le plus à cœur, le bonheur familial.

Pourquoi donc s’encombre t-il de cette politique tunisienne qui ressemble de plus en plus à un champ de guerre latente et à un champ de ruine patente ? Pourquoi se lance t-il dans une aventure qui l’expose à l’adversité des médiocres, à la jalousie des envieux et à la bassesse des sans foi ni loi ? Ce sont des questions d’autant plus troublantes que la quasi majorité des ambitieux charriés par la « révolution du jasmin » et des nouveaux politicards candidats aux prochaines élections sont à la recherche de ce que Mohamed Ayachi Ajroudi possède déjà, à savoir l’argent, le prestige du pouvoir et les honneurs. Lorsqu’on a tout dans la vie, pourquoi s’embarrasser de politique tunisienne au risque d’en subir la petitesse, les calamités, les épreuves et les calomnies ?

Marzouki utilise la HAICA pour écarter ses riveaux 
   
Et des calomnies, Mohamed Ayachi Ajroudi en a bien subies, comme beaucoup d’autres. Mais pas avec la même insistance et intensité. Depuis trois semaines, certains blogs insignifiants le pourchassent de leur haine. Tantôt c’est un escroc déguisé en victime qui l’accuse de tous les péchés d’Israël, tantôt c’est un professionnel du chantage et du racket qui tente de lui soutirer quelque argent, sinon…. !  

Mais le plus révoltant, c’est la récente décision de la fameuse et très « souveraine » Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), qui a refusé à Mohamed Ayachi Ajroudi la  licence d’exploitation pour sa chaîne de télévision Al-Janoubia. Une décision arbitraire et bassement politique dans un pays qui a fait de la liberté d’expression le slogan de sa fausse « révolution ». Il a dû apprendre la nouvelle, le mardi 2 septembre, lorsqu’il était au palais de l’Elysée en compagnie de l’élite financière et politique saoudienne venues signer avec le gouvernement français des contrats historiques !

C’est dans un communiqué rendu public le mardi 2 septembre 2014, que le Conseil de la HAICA, « après étude des différents dossiers présentés », a décidé l’octroi de la licence aux chaînes de télévision Attassiâa (la 9) de Moez Ben Gharbia, Telvza TV de Zouheir Latif, TNN qui appartient à Lotfi Zitoune, et Al Moutawassit qui est la chaîne de propagande d’Ennahda. Mais pas à Al-Janoubia, qui est pourtant la seule chaîne financièrement autonome, ayant recruté le plus grand nombre de jeunes journalistes et réalisé les reportages et les dossiers les plus audacieux et les plus politiquement incorrects. Et c’est sans aucun doute dans cette audace, professionnalisme et indépendance que réside la cause du refus de la très « objective » HAICA dont l'ensemble des membres sont des sympathisants du CPR, c'est-à-dire des larbins du Tartarin de Carthage !

Ce n'est pas avec de l'argent et une télévision que Bourguiba a gagné la confiance des Tunisiens 

C’est que Mohamed Ayachi Ajroudi n’est pas seulement un entrepreneur prospère. Il est aussi à la tête du « Mouvement du Tunisien pour la Liberté et la Dignité », qu’il a fondé le 8 juillet 2013 et qui a rejoint Al-Moubadara de Kamel Morjane, comme le parti de la Troisième voie, de Salah Chouaïeb, le parti de la Tunisie de demain, le parti de la Liberté pour la justice et le développement et le parti de l'Indépendance, pour constituer ensemble une coalition baptisée « L'initiative nationale destourienne tunisienne », en vue des prochaines élections présidentielles et législatives.

C’est cette coalition dont Mohamed Ayachi Ajroudi et Mohamed Jegham sont les vice-présidents, et Kamel Morjane la figure emblématique, qui dérange certains partis engagés dans la course au pouvoir. Accorder à la télévision  Al-Janoubia la licence d’émettre, c’est permettre à « L'initiative nationale destourienne tunisienne » de se doter d’un atout médiatique majeur, lui permettant de rivaliser avec les deux autres rivaux, Nida Tounes « propriétaire » occulte de Nessma TV, et Ennahda possesseur déclaré d’Al-Moutawassit TV, outre d’autres télévisions, y compris nationales où elle a placé ses hommes de main !
 
Interrogé par un journaliste français présent à l’Elysée qui a bien voulu nous communiquer l'information, Mohamed Ayachi Ajroudi a eu ce commentaire très révélateur et hautement significatif au sujet de la décision arbitraire et politicienne de la HAICA : « Ce n’est pas avec une télévision, ni avec de l’argent que Bourguiba a gagné la confiance des tunisiens un demi-siècle durant, mais au contact direct avec la population, avec un discours pragmatique et patriotique. C’est notre but au sein de L'initiative nationale destourienne tunisienne qui regroupe des compétences et des hommes de grandes valeurs ».

Un message que Kamel Morjane est capable d’entendre et un défi qu’il est en mesure de relever, s’il met un peu moins de diplomatie dans son discours et un peu plus d’ardeur bourguibiste, c’est-à-dire nationaliste !

Nebil Ben Yahmed   
  
   

Kamel Morjane et Mohamed Ayachi Ajroudi, le diplomate à l'envergure internationale et le bâtisseur d'entreprises à l'échelle mondiale. Lequel portera l'Initiative nationale destourienne tunisienne vers la victoire ?
Kamel Morjane et Mohamed Ayachi Ajroudi, le diplomate à l'envergure internationale et le bâtisseur d'entreprises à l'échelle mondiale. Lequel portera l'Initiative nationale destourienne tunisienne vers la victoire ?

Vidéo de l'interview de Mohamed Ayachi Ajroudi au sujet d'Al-Janoubia TV :


 
 


           

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

4.Posté par Karima Ben Yedder le 04/09/2014 10:47
Ajroudi et Morjane sont complèmentaires, ils peuvent faire quelque chose de bien pour la Tunisie. Ce que fait Kamel Morjane, Ayachi Ajroudi ne peut pas faire. Et ce que fait Ayachi Ajroudi, Kamel Morjane ne peut pas faire. Il faut espèrer que leur alliance dure et qu'elle ne soit pas saboté par les ennemis. Bon courage, suis avec vous. Karima Ben Yedder, architecte.

3.Posté par Meddahi le 04/09/2014 09:28
On est vraiment perdu par ce cafouillage et cohue médiatique. le Monsieur est d'un coté attenté par une histoire de fraude et d'abus de pouvoir à l'encontre d'un citoyen lambda avec des documents qui circulent à l'appui, d'un autre coté il est présenté comme un homme réussi ayant grimpé l’échelle sociale par sa labeur et effort personnel. Il est proche de barons saoudien et coutoie les grands de ce monde. C'est l'effet pervers du journalisme et de l'information aujourd'hui. Des informations à l'antipode l'une des autres s’achètent et se vendent au prix de l'argent. Ce secteur de médiatisation et de divulgation des histoires perd de jour en jour sa crédibilité et à tous ces hommes publiques qui sont entachés par des récits de malfaisance doivent se laver les mains par la justice.

2.Posté par Hathem Ben Saïd le 04/09/2014 04:01
je découvre ce monsieur Ayachi Ajroudi dont j'avais une autre opinion déformé. Franchement un homme de cette qualité c'est de personnalités comme lui que notre pays a besoin. Et non pas des incompétents et des médiocres et des opportunistes qui sont là sans parler des islamistes qui ont saccagés le pays. Je comptais voter pour Nida Tounes, j'ai décidé de voter pour L'initiative nationale destourienne tunisienne et je vais faire passer le message à tous les amis.

1.Posté par Dalila B. Omrane le 04/09/2014 03:46
Non seulement nous sommes des envieux et des haineux, que nous n'aimons pas ceux qui réussissent, mais nous sommes les plus racistes. J'ai personnellement lu des commentaires sur facebook parlant de sa couleur de peau. C'est ignoble. Grand hommage à ce Monsieur dont la Tunisie a grand besoin et honte aux salauds, au haineux aux jaloux et aux racistes.

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