Bill Clinton sur Obama : « à une époque, il nous aurait apporté notre café », par Olivier Ravanello


27 Janvier 2015

Cette phrase assassine est tirée du livre, « Obama vs Clinton, la guerre des clans », dont l’auteur est Edward Klein, un journaliste du New York Times. Ce livre n’est pas du tout flatteur pour Barack Hussein Obama... ni pour Bill Clinton. Et pour cause !


Obama ? À une époque, il nous aurait servi notre café”. Cette phrase assassine et raciste n’est pas d’un des leaders de la droite ultra républicaine. Ce n’est pas Sarah Pallin, qui laisse tomber tout son mépris sur le président Obama. Elle est de… Bill Clinton ! Dans un livre passionnant qui vient d’être traduit, « Obama vs Clinton, la guerre des clans », Edward Klein, journaliste au NY Times, pointe la haine qui oppose les clans Obama et Clinton. La succession d’Obama promet d’être mouvementée au parti démocrate !

Les iconoclastes vont adorer. En 290 pages, Klein fracasse le mythe Obama, un président aussi talentueux sur les estrades de campagne que piteux derrière le bureau ovale lorsqu’il s’agit de trancher, et dresse un portrait du couple Clinton qui fait froid dans le dos. Klein théorise “les deux Obama, le candidat habile et le directeur général de la Maison blanche incompétent”…
“Une administration d’amateurs”.

Un président qui ne sait pas et ne veut pas négocier avec les députés et les sénateurs. Pas question de mettre les mains dans le cambouis du Congrès. Pas étonnant que les lois ne passent pas ! Une administration fermée avec une garde rapprochée qui méprise Washington, à commencer par les autres démocrates, trop libéraux, trop enclins au compromis, aux idéaux trop corrompus. Des fidèles qui se détournent les uns après les autres, victimes du désintérêt d’Obama, qui ne tient pas sa parole. La plus célèbre ? Oprah Winfrey. Elle avait tout donné à la campagne d’Obama, son argent, ses listings, son image. Une fois élu, elle n’aura plus accès à la Maison blanche, au point de ne pas soutenir Obama quand il s’est représenté…

Une Michelle Obama autoritaire, limite castratrice, qui juge en permanence son mari et laisse échapper des remarques dévastatrices comme “les enfants ne veulent pas aller dans le lit le matin avec lui faire un câlin, il ronfle et il a mauvaise haleine”. Charming !

Le train de vie de la Maison blanche (1.4 milliard de dollars par an quand en Angleterre la Reine coûte 58 millions au contribuable britannique !). La maison de vacances sur 11 hectares, louée 50 000 dollars la semaine en pleine crise.

La détestation des Clinton, vus comme des aristos de la politique, blancs et au fond racistes comme tous les blancs. Et cette histoire qui tourne dans Washington : le défunt sénateur Kennedy qui se plaisait à rapporter la phrase de Clinton sur Obama, “à une époque, il nous aurait apporté notre café”… Clinton, le pro de la politique, toujours en tête des études de popularité chez les démocrates, dont Michelle se méfiait comme de la peste. Après l’élection, elle aurait confié une mission à Valerie Jarrett, la conseillère directe de son mari : “Fais en sorte qu’il (Clinton) ne se rapproche pas trop de Barack. J’ai peur qu’ils deviennent amis et que Bill prenne les décisions à sa place”. Mais aussi Bill Clinton qui annonce à Obama que sa femme Hillary sera candidate en 2016 et Obama qui lui répond :“Michelle aussi ferait une excellente candidate”. Ambiance…

Hillary et la marque Clinton.

À lire Edward Klein, on découvre qu’Hillary est convaincue de la force de la “marque Clinton” et de son destin présidentiel. Elle confie à des amies : “Pendant 8 années à la Maison blanche, nous avons apporté la paix et la prospérité. Quand je serai candidate, Bill prononcera un grand discours pour moi et en comparaison, ceux qu’il a fait pour Obama ressembleront à des discours de collégiens. C’est sur notre bilan que je m’appuierai, pas sur celui d’Obama. Et alors nous reprendrons la Maison blanche”. Bill par-ci, Bill par-là, Bill à la manœuvre. Pour Hillary, il mobilise les réseaux, lève les fonds, tape dans le staff d’Obama pour monter l’équipe de campagne de sa femme avec les meilleurs (ce qui met le président en rage) et fixe la stratégie : écraser l’adversaire.

Bill, qui se voit vieillir, ne laisse rien au hasard, y compris sa propre mort. Klein rapporte cette conversation surréaliste entre Bill Clinton et sa femme Hillary :
- “Je vais tout prévoir”, avait-il commencé.
- “Je ne veux pas en entendre parler”.
- “Si je meurs, porte des vêtements de deuil pour que les gens éprouvent de la compassion. Habille-toi en noir pendant une période convenable et fais de ma mort un atout. Les images à la télévision, les obsèques et la veuve en deuil seront d’une valeur inestimable. Après ma mort, les gens ne se rappelleront que de mes qualités et pardonneront mes défauts. C’est toujours le cas. Tout le monde le sait. Alors tu devras profiter de ma mort au maximum”.
- “Bill…”
- “Elle devrait te valoir quelques millions de voix”.

Olivier Ravanello