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Elections municipales : une histoire d’alliance entre terrorisme et trahison


5 Mai 2018

C’est demain samedi 6 mai que se dérouleront ces « élections » qui vont consacrer et pour longtemps l’emprise des Frères musulmans sur l’ensemble de la Tunisie. Le but ultime de ces élections : perpétuer la légende du bon modèle tunisien du « printemps arabe », au moment où l’islamisme n’est plus en odeur de sainteté partout dans le monde. Les acteurs de cette comédie démocratique : le terroriste Rached Ghannouchi et le traître aux ambitions démesurées, Youssef Chahed.


Le diable et son valet
Le diable et son valet
Depuis le début de la campagne électorale il y a un mois, les quelques Tunisiens qui ne sont pas encore dégoutés par une classe politique à l’image d’un peuple en régression morale, sociale et économique vertigineuse, s’activent, commentent, proposent, rivalisent et rêvassent avec la conviction pour les uns – les « progressistes »-, que ces élections municipales sont une dernière chance offerte aux Tunisiens pour se débarrasser de l’imposture islamiste, et pour les autres – les Frères musulmans locaux-  qu’elles constituent une avancée majeure dans la construction démocratique. Pour les uns comme pour les autres, ces élections sont un bon signe de la réalité politique tunisienne.

Double opération de charme de Rached Ghannouchi

D’abord, ces quelques éléments objectifs qui vont certainement avoir un impact sur le résultat des élections. Dans sa nouvelle posture de chef « conservateur » mais pas du tout islamiste, et pour échapper à la mise à l’index de l’islam politique partout dans le monde, Rached Ghannouchi a mis un costume cravate et a chargé, à coup de millions d’euros, des boites de communication étrangères pour lui organiser quelques rencontres, la dernière ayant été dans une petite salle du parlement européen, haut parleur de « l’islamisme modéré » et convertisseur en monnaie de singe du « printemps arabe ».

En parallèle avec cette opération de charme à l’égard d’un Occident dont il déteste les valeurs et profite de la naïveté, Rached Ghannouchi a bien relooké son image auprès de l’électorat tunisien. Il a pu recruter au sein de la société civile, et notamment auprès de la gente féminine, quelques personnes aux allures modernes, sans voile mais en décolleté et mini-jupe. Plus perfide encore, Ennahdha a suscité et supervisé plusieurs listes « indépendantes », qui sont en réalité autant de ramifications des Frères musulmans. Certaines de ces listes dites indépendantes sont constituées de salafistes et autres individus au casier judiciaire bien fourni.

Outre les messages subliminaux de Ghannouchi contre le ministère de l’Intérieur et surtout l’armée, la campagne électorale a été ponctué par un certain nombre d’actes de violence et d’agressions commises par les miliciens d’Ennahdha à l’encontre de candidats authentiquement indépendants, ou appartenant à Nida Tounès. Malgré les signalements et plaintes, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) n’a pas eu la moindre réaction. Et pour cause : émanation, en 2011, de certaines ONG occidentales, l’ISIE a été depuis complètement phagocytée par les islamistes.

Youssef Chahed et le pacte de la félonie

Conscient de son incompétence politique et de ses limites intellectuelles, lâché par son mentor Béji Caïd Essebsi, Youssef Chahed s’est trouvé un protecteur à la hauteur de ses ambitions présidentielles, à savoir le chef des Frères musulmans, Rached Ghannouchi, avec lequel il a établi un pacte secret basé sur les points suivants.

1 Constitution de dossiers médicaux, l’un concernant Béji Caïd Essebsi, l’autre relatif à Mohamed Ennaceur. Le but, en faire usage le moment opportun.
2 Epuration de l’administration tunisienne de toutes ses compétences patriotiques et leur remplacement par des éléments membres ou sympathisants des islamistes.
3 Infiltration des forces de sécurité et de l’armée par le biais d’une cellule secrète coordonnée par le colonel à la retraite, Mustapha Saheb Ettabaa. Autre mission de cette cellule, la prévision et la mise en place d’un dispositif sécuritaire capable de réagir à tout changement qui menacerait Ennahdha et d’affronter toutes tentatives de coup d’Etat.
4 Mobilisation des forces spéciales de la gendarmerie sous le commandement du colonel Mohamed Ali Ben Khaled, un proche parent à Hamadi Jebali, et du colonel Adnane Mnissi, proche parent de Saïd Ferjani ; ainsi que des forces chargées des prisons, que dirige le colonel Elyès Zallek -un proche de Adel Daadaa-, et un certain Slim Azzabi.
5 Désignation de Kamel Guizani et Hassan Soula pour coordonner l’espionnage et les écoutes en collaboration étroite avec Ennahdha. On rappelle à ce sujet qu’un service étranger a pu subtiliser le téléphone portable de Kamel Guizani, qui contenait des centaines de messages échangés avec Youssef Chahed et Saïd Ferjani, ainsi que des responsables sécuritaires de Kairouan, notamment Tarek Boubaker, Alam-eddine Ben Saad, Saad Taalbi, Bahri Al-Hessini, et même l’ancien directeur central Ramzi Rajhi. Ces échanges portaient tous sur la surveillance du ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem.
6 Marginalisation des ministres de l’Intérieur, celui de la Défense, ainsi que des Finances, en limitant leur pouvoir décisionnel et en court-circuitant leurs domaines réservés.
7 Orientation et manipulation médiatique pilotée par Mofdi Mseddi, le conseiller en communication de Youssef Chahed, qui arrose de la caisse noire du premier ministère les Naji Bghouri, Najem Belhaj Mansour, Raouf Kalfallah, Taïeb Zahar, Maher Zid…La cellule que pilote Mofdi Mseddi a même pu acheter les services de certains « journalistes » européens, notamment lors de la dernière visite de Youssef Chahed à Bruxelles. La mission de cette cellule consiste aussi à dénigrer d’une part les rares ministres qui s’opposent au projet théocratique des islamistes, et d’autre part les quelques syndicalistes restés fidèles aux principes de l’UGTT, comme cela a été récemment le cas avec Bouali Mbarki.

Karim Zmerli                    


           

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