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Elections tunisiennes : Abir Moussi ultime chance pour sauver le pays


14 Septembre 2019

Dans deux jours, les Tunisiens sont appelés à choisir leur futur président. Vingt-six candidats se disputent la présidence d’une République qui n’est plus celle de son fondateur, Habib Bourguiba, ni de son successeur Zine Al-Abidine Ben Ali. Parmi ces 26 postulants à la fonction suprême, une seule femme : l’avocate et présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi. Outre son appartenance au genre féminin auquel je suis sensible en tant que femme tunisienne, pourquoi cette candidate se démarque-t-elle et se distingue-t-elle de tous les autres ?


Malgré le nombre pléthorique de candidats (26), parmi lesquels des délinquants, des criminels, des imposteurs et surtout des traitres, l’événement est politiquement et symboliquement important : pour la seconde fois dans l’histoire récente de la Tunisie, des élections démocratiques sont organisées pour désigner au suffrage universel direct le président, ou la présidente de la République. Pour la première fois aussi, les candidats se sont mesurés lors de débats télévisés. Une telle avancée démocratique, indéniable, aurait pu se produire à l’époque de Ben Ali et certainement pas avant – de 1956 à 1987, les Tunisiens n’étant pas socialement, psychologiquement et culturellement préparés à la démocratie- mais ceci est une autre histoire.

Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est l’histoire immédiate. Commençons par les deux candidats dont on nous dit qu’ils sont les favoris : Youssef Chahed, actuel chef du gouvernement, même s’il semble avoir délégué ses attributs à Kamel Morjane, et Abdelkrim Zbidi, ancien ministre de l’ère Ben Ali et ministre de la Défense de 2011 à 2017. Le premier est un jeune agronome qui ne s’est jamais distingué par ses compétences ni intéressé à la politique avant 2011 et qui doit tout à Béji Caïd Essebsi avant de le trahir quelques mois avant son décès. Son bilan économique et social suffirait très largement pour le disqualifier. Le second est un médecin, propulsé ministre de la Défense à une époque où la Tunisie n’avait plus d’hommes pour la défendre, pas seulement du terrorisme islamiste mais aussi des ingérences étrangères, notamment celle du Qatar, des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne, de l’Allemagne, de l’Algérie…Le seul fait de constater, lors de la campagne électorale, que M.Zbidi s’affiche fièrement avec le renégat suprême Rachid Ammar, le général qui aurait dit non à Ben Ali et oui à Hillary Clinton, montre les liens et la complicité entre les deux hommes.  
  
A priori tout semble opposer Youssef Chahed et Abdelkrim Zbidi. Excepté un point de convergence : ils sont tous les deux des candidats supplétifs et interchangeables des Frères musulmans locaux, à savoir Ennahdha. Il ne s’agit pas là d’une supposition ou d’une déduction hâtive mais d’un fait fondé sur des informations crédibles notamment de notre réseau secret au sein du ministère de l’Intérieur.

En plus de leurs nombreux candidats supplétifs dont nous citerons les noms plus bas, les Frères musulmans ont deux prétendants officiels à la magistrature suprême : Hamadi Jebali, alias Tafjirat (double attentats de Sousse et Monastir en août 1987) et esclave de John McCain ; Abdelfattah Mourou, démagogue chevronné et avocassier véreux qui a fait fortune après le coup d’Etat de janvier 2011 et qui confessait à l’intégriste égyptien Wajdi Ghanim sa stratégie d’islamisation de la Tunisie par le contrôle et l’endoctrinement graduel des enfants et des adolescents tunisiens.
      
Passons maintenant rapidement en revue certains autres candidats qui ne pèseront pas lourd. Et d’abord Moncef Marzouki, l’homme du Qatar qui a livré le Libyen Baghdadi à ses tortionnaires islamistes et qui a encouragé la jeunesse tunisienne d’aller faire le djihad en Syrie. Il se présente pour ne pas se faire oublier et, surtout, ne pas se faire condamner pour Haute Trahison dans le cas où un gouvernement patriotique émergerait des élections.

Hamma Hammami, le gauchiste devenu milliardaire grâce à Chafik Jarraya (actuellement en prison) et Kamel Eltaïef (encore très influent). Il sait que ses chances sont minimes mais il se présente pour rester visible et non guère audible au sein des médias. C’est important pour le business de son épouse, l’affairiste du droit de l’hommisme, Radhia Nasraoui.

Nabil Karoui, ancien serviteur bien docile d’Abdelwahab Abdallah (le Raspoutine de Ben Ali), associé de Tarek Ben Ammar dans Nesma TV, devenu après le coup d’Etat de janvier 2011 l’un des conseillers de l’ombre de Rached Ghannouchi, son second papa après Ben Ali ! Certes, Youssef Chahed l’a foutu en prison pour torpiller sa candidature mais les charges retenues contre lui ne sont pas arbitraires : corruption, fraude fiscale, fuite d’argent à l’étranger…

Son alter ego est Slim Riahi, l’homme qui a fait main basse sur la fortune des enfants de Kadhafi et qui s’en est servi pour devenir un « homme politique » incontournable au sein de l’Assemblée dite nationale qui n’est qu’une pépinière de malfrats, de corrompus, de vendus à l’étranger et d’islamo-terroristes bien évidemment. Depuis près d’une année, il a trouvé refuge en France, pays des droits de l’homme…et des affaires juteuses ! Il vient de se désister au profit d’Abdelkrim Zbidi. En échange, dans le cas où celui-ci sera élu, ses affaires judiciaires disparaitront comme par enchantement. Promesse de Kamel Eltaïef !

Le très souriant Mehdi Jomaa, l’adolescent attardé et daéchien Seifeddine Maklouf, l’islamiste light Hatem Boulabiar, l’embourgeoisé Mohamed Abbou, l’automate Kaïs Saied, l’honorable correspondant du SIS britannique Hachemi Hamdi, sont tous des candidats supplétifs des Frères musulmans et plus exactement du chef de la secte, Rached Ghannouchi. Un seul nom parmi ces candidats mineurs mérite le respect, pour son intégrité et sa sincérité, Saïd Aïdi.

Seule candidate à s’opposer réellement aux Frères musulmans, l’avocate téméraire Abir Moussi. Authentique bourguibiste, son grand fait d’arme reste sa résistance héroïque à l’anarchie de janvier 2011, à « la horde », comme disait à la même époque son maître à penser, le philosophe Mezri Haddad. De sources fiables, c’est lui qui la conseillerait sur les questions de politique étrangère et de géopolitique. Elle partage également avec lui sa détestation de l’islam politique, sa fidélité pour Bourguiba, son adversité à l’égard du Qatar, sa volonté de rétablir les relations avec la Syrie, son soutient au régime égyptien et son enthousiasme pour Vladimir Poutine.

C’est en cela que la présidente du Parti destourien libre (PDL), qu’elle préside depuis 2016, se distingue et se démarque de l’ensemble des autres candidats à la magistrature suprême. Elle est aussi l’une des rares à porter un projet politique, social, économique, sécuritaire et stratégique global et cohérent que ses adversaires résument caricaturalement en un retour à l’ancien régime. Dans les faits, outre ses convictions démocratiques et les réformes économiques et sociales qu’elle entend mettre en œuvre, le seul « recul »  qu’Abir Moussi veut opérer est le retour à la Souveraineté absolue de la Tunisie. Pour les politiciens et les pseudo journalistes charriés par et dans la boue de la « révolution de la Brouette », c’est évidemment un sacrilège, un « retour à la dictature » ! Facteurs aggravants aux yeux des mercenaires devenus politiciens ou journalistes, la souverainiste Abir Moussi est déterminée à interdire les partis qui instrumentalisent la religion à des fins politiques, autrement dit la secte des Frères musulmans, et à réviser la constitution de Noah Feldman !!!

Y parviendra-t-elle ? Nous le saurons dans les heures qui viennent. Et nous découvrirons par la même occasion le degré de maturité des Tunisiens pour la démocratie !!!

Lilia Ben Rejeb



           

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