La différence entre Rafik Bouchlakha et Kamel Morjane


31 Décembre 2012

Un patriote mis à l’index par un renégat : Depuis l’imposture de la « révolution du jasmin » et le coup d’Etat qatari du 14 janvier 2011, plusieurs figures patriotiques de l’ancien régime ont été humiliées, discrédité et calomnié par les islamo-impérialistes et le ramassis de pseudo-gauchistes qui sont leurs alliés stratégiques depuis dix ans et qui n’ont pas fini de payer le prix de leur myopie politique. Deux ans après cette conspiration contre la Tunisie et le monde arabe en général, beaucoup de Tunisiens commencent à réaliser l’énormité du piège dans lequel ils sont tombés. Les deux années passées sous la « démocratie » post-révolutionnaire leur permet en tout cas de comparer certaines figures de l’ancienne élite politique aux nouvelles « sommités » de la classe dirigeantes que la révolution de la boue a charriée. Comparer les anciens terroristes et mercenaires du Qatar et de Freedom House, devenus « nobles », aux serviteurs de l’Etat national devenus des parias. Aujourd’hui, le cas de Rafik Bouchlakha, qui a défrayé la chronique par ses heures supplémentaires au Sheraton et ses chinoiseries bancaires, et le cas de Kamel Morjane, son illustre prédécesseur à la tête de la diplomatie tunisienne, lorsque la Tunisie était encore souveraine.


C’est par le cas de l’ancien ministre des Affaires Etrangère, Kamel Morjane, que nous allons commencer une série d’articles sur tous les prisonniers politiques depuis le coup d’Etat du 14 janvier 2011, que le général Rachid Ammar a mené sous les ordres du Pentagone et en étroite collaboration avec le Qatar. A savoir : Abdelaziz Ben Dhia, Abdallah Kallel, Ridha Grira, Rafik Haj Kacem, Mohamed Ghariani, Mohamed-Ali Ganzoui, Abdelwahab Abdallah, le général Ali Seriati, Mahmoud Bellallouna, Mohamed Lamine El-Abed, Jilani Daboussi, Khaled Kobbi, Sami Fehri…et bien d’autres cas sélectionnés par l’affairiste véreux et agent américain, Kamel Eltaëf, dans sa chasse aux sorcières. On appelle d’ailleurs toute personne qui détiendrait des documents ou des témoignages sur les personnes arbitrairement maintenues en prison ou privées de leurs passeports à prendre contact avec nous.
 
Un médiocre, sorti de la chaîne islamo-sioniste Al-Jazeera, qui s’attaque à un diplomate chevronné ; un patriote mis à l’index par un renégat.  C’était le 8 août 2012, Rafik Bouchlaka, le ministre anglo-qatari des Affaires Etrangères tunisiennes, avait tenu une conférence de presse dans laquelle il annonçait son opération main propre. Première cible de ce ministre charrié par la « révolution du jasmin » qui a fait perdre à la Tunisie son honneur et ses acquis de 55 ans d’indépendance : Kamel Morjane. Ainsi, le gendre de Rached Ghannouchi veut juger le fils de Kantaoui Morjane, l’une des plus grandes figures sahelienne de la lutte anticoloniale. Ainsi, le petit novice qui a fait trois années d’études à l’université Mohamed V de Rabat et qui, contrairement à son CV officiel n’a jamais soutenu de thèse à l’université Westminster de Londres où il n’y a que la trace de son inscription en 2001, voulait juger le titulaire d’une maîtrise en droit public de l’université de Tunis, d’un diplôme supérieur de l’Ecole Nationale d’Administration, d’un second diplôme supérieur de l’Institut de Hautes Etudes Internationales de Genève, d’un troisième diplôme supérieur de l’université du Wisconsin, d’un quatrième de l’Académie de Droit International de La Haye. Ainsi, l’ancien salarié de Hamad et Mozza voulait juger l’ancien haut fonctionnaire des Nations-Unies.
 
C’est en 1977 que Kamel Morjane a en effet intégré le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). En 2005, son nom faisait partie des éventuels successeurs de Kofi Annan. La même année, sous l’insistance de Ben Ali, il a finalement accepté le poste de ministre de la Défense. Selon des sources onusiennes, le salaire de Kamel Morjane au sein du HCR était de 8500 dollars par mois, indemnités de risque comprises, c’est-à-dire 17000 dinars tunisiens. En tant que ministre de la Défense, son salaire était de 3500 dinars ! C’était le salaire d’un ministre à l’époque de Ben Ali. L’une des premières mesures prises par le gouvernement des islamo-sionistes, des gauchistes et des droit-de-l’hommistes a été d’augmenter leur salaire.  Aujourd’hui, les ministres gagnent en effet 6200 dinars et les membres de l’Assemblée constituante, 5900 dinars minimum. C’est pour dire que l’argent n’intéressait pas beaucoup Kamel Morjane, contrairement à Bouchlaka, à son beau père et à la secte islamiste en général, qui ont fait de l’argent leur véritable religion. Je vous laisse deviner le salaire de Bouchlaka lorsqu’il était cadre au sein d’Al-Jazzera et les dons que recevait Rached Ghannouchi d’Arabie Saoudite, du Qatar et de l’Iran, qu’il a trahit depuis pour se mettre au service de ses maitres anglo-américains dans la destruction de la Syrie.

On avait reproché à Kamel Morjane d’avoir octroyé à Ben Ali un passeport diplomatique, une mesure qui avait fortement contrarié le « peuple », qui aurait souhaité réserver à Ben Ali le sort d’un Saddam Hussein ou d’un Khaddafi. On lui reproche d’avoir donné son autorisation pour émettre des passeports diplomatiques pour Ben Ali, son épouse et son fils. Du point de vue juridique et administratif, et en tant qu’ancien chef d’Etat, Ben Ali avait tout à fait le droit à un passeport diplomatique, d’autant plus qu’il ne faisait à l’époque l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Sous instruction du Premier ministre, Kamel Morjane avait par conséquent agit en toute légalité.
 
Kamel Morjane devrait aussi être poursuivi pour corruption et détournement d’argent public. On rappellera qu’il a déjà été entendu par un juge d’instruction pour ces mêmes « délits », à la suite de la plainte déposée par 25 avocats de l’extrême gauche et de l’extrême droite islamiste, dont la moitié sont des corrompus notoires. Cette plainte qui a été discrètement fabriquée par notamment Abderrazek Kilani, Chokri Belaïd, Sihem Ben Sédrine et Radhia Nasraoui, les mercenaires de Kamel Eltaïef, est toujours en instruction. Une épée de Damoclès sur la tête d’un homme qui constitue réellement un danger pour les islamistes et qui peut rassembler tous les patriotes qui souffrent de voir leur pays dégringoler de cette façon inimaginable.

C’était le début de l’Inquisition islamo-gauchiste. Il s’agissait donc de procès politiques par lesquels les nouveaux résidents généraux de la Tunisie post-révolutionnaire cherchaient à intimider les patriotes susceptibles de contrarier leur visée totalitaire et théocratique lors des prochaines élections, si elles ont lieu ! Le commencement de l’ère inquisitoriale des islamistes. On a fait la même chose avec Béji Caïd Essebs i, dont le mouvement prend des proportions très inquiétantes pour les islamo-wahhabites et leurs deux alliés qui leur servent de vitrine « progressiste » et « socialiste » : Ettakatol de Mustapha Ben Jafar et le CPR de Moncef Marzouki. Comme l’a déclaré Taoufik Ben Brik sur ShemsFM, « Moncef Marzouki et Mustapha Ben Jafar sortent du manteau de Rached Ghannouchi. Ils n’existent pas sans Ennahda ».  Venant d’un guignol qui était lui-même un défenseur de la secte islamiste, cette phrase sonne comme un caprice de l’histoire.

On va le dire cette fois-ci de la façon la plus claire et la plus directe : si certains  anciens responsables du régime méritent d’être jugé pour des délits supposés –encore que la Justice doit-être indépendante, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui-, et si Ben Ali lui-même a le droit à un procès équitable, les actuels maîtres de la Tunisie que les Américains et les Qataris ont imposé au peuple tunisien, doivent être jugé pour Haute Trahison. C’est le cas du putschiste Rachid Ammar, pas seulement pour avoir trahi sa patrie mais surtout pour avoir mené la répression sanguinaire dès décembre à Kasserine et pour avoir été le protecteur des snipers étrangers et leur donneur d’ordre. C’est le cas du mercenaire en chef Rached Ghannouchi et des deux larbins qui ont trahi leurs idéaux et leur patrie, Moncef Marzouki et Mustapha Ben Jafar.

Quant à Rafik Bouchlakha, il devrait attendre la nouvelle constitution et la légalisation de la polygamie avant de fréquenter ses « cousines » dans les hôtels, comme il devrait suivre un nouveau stage chez ses maitres qataris avant d’encaisser les chèques venus de Chine. Sous Ben Ali, la corruption était une pratique limitée à certaines familles et milieux bien connus. Depuis la révolution du jasmin, elle touche toutes les structures du corps politique, du chef de l’Etat provisoire Moncef Marzouki, au guide éternel de la démocratie islamiste, Rached Ghannouchi, en passant par les ministres malfamés et le général Ammar, celui qui a vendu la Tunisie au Qatar pour des millions de dollars.
Karim Zmerli          www.tunisie-secret.com                                                        
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