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La maison de Bourguiba transformée en café Bar


1 Avril 2018

C’est le seul bien que Bourguiba a laissé après sa mort en avril 2000. Une vielle maison, style arabe, héritée de ses parents. Plutôt que d’en faire un musée national, ou un lieu de culture, Meriem Bourguiba Laouiti en a fait un restaurant géré par la fille d’un autre illustre bourguibien…. !


La maison de Bourguiba et de ses ancêtres est située au cœur même de Monastir, dans le quartier dit des tripolitains. C’est une demeure modeste, comme c’est le cas de la petite bourgeoisie monastirienne. C’est là que Habib Bourguiba est née le 3 août 1903 ou 1902, et qu’il a passé une partie de son enfance avant de rejoindre à Tunis son frère ainé Mhamed, qui l’inscrira en 1907 au collège Sadiki.

La maison n’a pas toujours été habitée par les Bourguiba. Pour financer les études en France de son fils Habib Bourguiba Junior, Bourguiba a dû la louer aux Besbès, autre grande famille monastirienne. Ce n’est qu’après l’indépendance qu’elle a été récupérée par son propriétaire légale, pour en faire un lieu de visite et de commémoration. Bourguiba s’y rendait surtout au mois d’août de chaque année, lorsqu’il passait ses vacances dans sa ville natale.      

Cette maison chargée d’histoire est le seul bien que les Bourguiba ont hérité du « combattant suprême ». Si cela atteste que Bourguiba n’était en rien un corrompu ou un voleur, cela ne signifie aucunement que tous ses héritiers étaient blanc comme neige. Son fils unique, Habib Bourguiba Junior, décédé le 28 décembre 2009, a pu profiter de quelques affaires juteuses, particulièrement lorsqu’il était à a tête de la Banque de développement économique de la Tunisie (1971-1988), et plus tard, administrateur et actionnaire de la Banque internationale arabe de Tunisie.

C’est sa fille Meriem, riche comme crésus, mariée au richissime Kaïs Laouiti, banquier londonien qui doit sa carrière à son beau-père, qui a éprouvé le besoin financier de louer une partie de la maison de son grand-père, à Sarra  Mzali, la fille de Mohamed Mzali, ancien premier-ministre de Bourguiba, décédé le 23 juin 2010. Celle-ci en a fait un « magnifique » restaurant, plus exactement en « Café-bar El-Habib » !

Même si on n’entend plus parler de son collège, Hélé Béji a eu le mérite de transformer en « Collège international de Tunis » la maison, dans la vieille médina de Tunis, de sa tante Wassila Ben Ammar, épouse Bourguiba. C’était en 1998. Il est vrai que dans le cadre de la conservation du patrimoine, le ministère de la Culture y avait financièrement contribué. Il n’en demeure pas moins vrai qu’elle y a organisé de mémorables rencontres littéraires et philosophiques.
N’aurait-il pas été logique et naturel que la fille d’un ancien premier-ministre sorbonnard ne s’engageât pas dans un tel projet indigne de ses parents tous les deux philosophes ? Plus coupable encore, Meriem Laouiti avait-elle besoin de 2000 dinars de loyer mensuel pour que le seul bien immobilier de Bourguiba devienne un restaurant, où l’on pourrait bientôt savourer et à la carte un « couscous Bourguiba », une « salade bourguibienne », ou un « méchoui bourguibiste »?     

Lilia Ben Rejeb         
 





           


1.Posté par elhadj le 03/04/2018 12:17
c est vraiment triste que de relever qu un patrimoine aussi riche en souvenir soit transforme aux lieu et place d un musée mémoriel en bar restaurant. il est vrai qu au Maghreb on oublie facilement nos grands hommes Ferhat ABBAS, BOUMEDIENNE,KHATTABI,BENYOUCEF,etc Feu BOURGUIBA était très aime et estime en Algérie

2.Posté par Dr Mohamed Hechmi BESBES le 04/04/2018 15:18
Personnellement je suis né dans cette maison ainsi que quatre de mes frères d'une famille de douze frères et sœurs. je garde un très mauvais souvenir relatif à cette maison. Mon père Chikh Mohamed Ben Haj Ali BESBES greffier au tribunal charaïque de Monastir à l'époque et actuel local de l'association de sauvegarde de la médina de Monastir avait loué cette maison de feu Mahmoud Bourguiba frère de Habib Bourguiba et c'était une co-propriété des héritiers de Ali Bourguiba. Pendant les études de droit de Habib Bourguiba junior en France, la cellule destourienne de la médina de Monastir collectait de l'argent pour subvenir aux dépenses universitaires et au billet de bateau du jeune étudiant à Paris. Le créneau des justificatifs des virements de ces fonds était le loyer sur-gonflé que mon père allouait à Mahmoud Bourguiba. Après le 25 juillet 1957 Habib Bourguiba est venu passer ses vacances estivales à Monastir et la garde présidentielle avait à l'époque vidé toutes les maisons de tous les animaux domestiques et ils ont oublié le paon de la famille Ben Mamia. En pleine sieste du Président le paon a commencé à faire un bruit étrange qui a réveillé Monsieur le Président de sa sieste, furieux à son réveil il avait réprimé et grondé sa garde présidentielle, et mon père qui par hasard passait dans la ruelle pour rentrer chez lui avait encaissé les propos furieux de Monsieur le Président qui lui avait ordonné de quitter la maison parentale afin qu'il puisse jouir d'une sieste tranquille dans un cadre d'isolation thermique et phonique. Mon père zeitounien et juriste du tribunnal charaique avait par indélicatesse et déformation professionnelle répondu qu'il loue la maison de Mahmoud Bourguiba et non de Habib Bourguiba, La réplique avait tourné à la moutarde et feu Hédi Khefacha avait proposé à Monsieur le Président d'aller à Mahdia chez Tahar Sfar, la crise s'est ainsi dénouée et mon oncle AMOR BESBES chef de district de la STEG EDF de l'époque venait d'achever le premier étage de sa maison à cinquante mètres plus loin (à côté de l'actuelle pâtisserie du jour) avait immédiatement remis les clefs à mon père et lui avait ordonné de déménager le plus tôt possible, ma mère Zineb MZALI cousine de Mohamed Salah MZALI grand visir de l'époque était contrainte d'appliquer les conseils de son cousin et quitter lieux. TOUS LES CHARETIERS DE MONASTIR ETAIENT EN QUELQUES MINUTES ALIGNEES EN FACE DE CHEZ NOUS et en deux heures la maison était vide et les bagigeonneurs étaient en oeuvre pour badigeonner les locaux à la chaux vive en remettre la maisonen état propre et d'une blancheur angélicale. De retour de Mahdia Monsieur le président était surpris de la célérité du déménagement et il était venu chez nous dans la maison de mon oncle Amor, confus d'excuses, accompagné de Me Hédi Khefacha et ils ont dîné Mhames bel Kadid et Chakchouka bel Foul.

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