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Lotfi Brahem résistera t-il à l’alliance Youssef Chahed-Rached Ghannouchi ?


12 Mars 2018

Ce mardi 13 mars, se décidera l’avenir immédiat de la Tunisie. Convoqués au palais présidentiel, les différents protagonistes du « Pace de Carthage », qui n’est plus qu’une illusion, vont devoir choisir entre le nouveau poulain des Frères musulmans et du Qatar, Youssef Chahed, et celui qui est devenu leur bête noire, Lotfi Brahem.


Face au dernier revirement, pour une fois intelligent, de l’UGTT, ainsi qu’aux multiples critiques qui visent le chef du gouvernement, Béji Caïd Essebsi n’avait plus d’autres choix que de convoquer, ce mardi 13 mars, les composantes du « Pacte de Carthage », ou du moins ce qui en reste, dans une ultime tentative de sortir le pays de la grave crise politique qu’il traverse.

Cette crise se résume au bras de fer qui oppose Ennahdha et son poulain conjoncturel, Youssef Chahed, aux deux ministères régaliens, l’Intérieur, qui est dirigé par Lotfi Brahem, et la Défense, qui est dirigée par Abdelkrim Zbidi, deux personnalités fortes qui empêchent les Frères musulmans d’étendre leur hégémonie, d’asseoir leur emprise et surtout d’enterrer les différents dossiers sensibles sur leurs crimes politiques, terroristes et financiers depuis 2011.

L’enjeu de cette crise consiste dans le changement du gouvernement actuel ou dans son maintien jusqu’aux élections législatives et présidentielles de 2019. Les ambitions présidentielles de Youssef Chahed n’étant plus un secret pour personne, ce dernier mise sur le facteur temps jusqu’en 2019 et, peut-être avant, espère t-il, dans le cas où la mort rattraperait son ex bienfaiteur, Béji Caïd Essebsi.
Même s’il ne l’a pas clairement manifesté jusqu’à présent, Béji Caïd Essebsi est théoriquement l’allié objectif de Lotfi Brahem. Pour le moment, c’est l’UGTT, principal acteur du « Pacte de Carthage », qui affiche publiquement son positionnement. La puissante centrale syndicale exige le renouvellement de neuf ministres indépendants jusqu’aux élections de 2019. Dimanche 11 mars, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri, a annoncé que « les représentants du syndicat se rendront à la réunion de Carthage, ce mardi, munis de leurs critiques et de leur évaluation du travail du gouvernement », ajoutant qu’il espérait une « réaction positive de l’assistance à leur évaluation et leurs propositions ». Il a précisé que  « Youssef Chahed a eu toutes ses chances » et a « épuisé son temps ». Toujours selon Sami Tahri, « certains ministres ne savent même pas ce qu’ils ont à faire, laissant de nombreux département en paralysie totale ». De son côté, lors d’un discours tenu dimanche dernier, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi a déclaré que le pays a besoin « d’un capitaine de navire capable de mener à bien le bateau tunisien et de rendre l’espoir aux Tunisiens ».

Malgré son double discours et ses manœuvres secrètes, Ennahdha a été obligé d’afficher sa position. Son chef de groupe parlementaire, Noureddine Bhiri, a clairement indiqué que « les appels au changement de gouvernement constituent une menace pour le processus électoral ». Il a ainsi exprimé en mode soft ce que ses sbires et mercenaires ont « asséné» en mode hard, à savoir que « les anciens du régime, avec à leur tête l’actuel ministre de l’Intérieur, complotent pour faire avorter la seule expérience démocratique issue du printemps arabe ». 

Pour « preuves », le dernier déplacement de Lotfi Brahem en Arabie Saoudite et surtout sa rencontre avec le roi de cette monarchie. Par le biais du quotidien arabe Al-Quds, ce sont les services qataris qui ont lancé cette fausse alerte, ou plus exactement cette intox, qui a été reprise par d’autres médias étrangers. On veut ainsi faire croire aux Tunisiens que l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis complotent contre la Tunisie, alors que les seuls comploteurs depuis 2011 sont le Qatar et la Turquie.

Ces deux pays islamistes soutiennent aujourd’hui la ligne Ghannouchi-Chahed. D’où l’importance cruciale de limoger la nouvelle marionnette des Frères musulmans locaux, Youssef Chahed, et de le remplacer par Lotfi Brahem, ou Abdelkrim Zbidi, ou encore par Wided Bouchamaoui, que Béji CaÏd Essebsi semble avoir sollicité. Dans tous les cas de figures, Youssef Chahed doit « dégager » et Lotfi Brahem doit se maintenir à la tête du ministère de l’Intérieur. Il y va de la sécurité et de la stabilité de la Tunisie. Dans quel sens va s’orienter le pays ? Nous le saurons ce mardi, où la position de Slim Riahi, dont le parti a 17 députés au Parlement, sera déterminante. En d’autres termes, Riahi doit prendre position pour BCE et contre Youssef Chahed !

Nabil Ben Yahmed


           


1.Posté par Michel sallami le 12/03/2018 19:10
Chahed bientot out !
Le probleme qui se pose ,qui est le successeur de Bajbouj 2019?
Nahdha? Non
Nidaa. ? Non
Ensemble?Non
Hamma? Hhhhhh Jamais
الجيش ثم الجيش ثم الجيش
تونس ينقصها الردع و العصا لمن عصا
يجب عودة القانون ، القانون العادل ، ليس قانون الأحزاب و العصابات

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