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A quoi joue Bouteflika en Tunisie ?


18 Novembre 2013

En recevant pour la seconde fois en quelques mois le chef des Frères musulmans en Tunisie, Abdelaziz Bouteflika vient d’envoyer aux Tunisiens un message peu rassurant quant à leur avenir. Ce n’est pas ce qu’attendait le peuple tunisien de son « frère » algérien, qui a subi les pires atrocités du FIS et du GIA que Rached Ghannouchi soutenait à l’époque. Ce mercenaire islamo-atlantiste a par ailleurs déclaré que l’insécurité tunisienne vient de la situation en Libye, en oubliant que ce sont ses frères en secte, y compris Al-Qaïda, qui y règnent par la terreur. Il a été reçu par Bouteflika, en présence d'Abdelmalek Sellal, le 15 novembre. Deux jours après, c'était au tour de Béji Caïd Essebsi de se faire recevoir à la présidence algérienne. C'était hier 17 novembre, pendant que Rached Ghannouchi rencontrait Jacob Walles, Proconsul des Etats-Unis en Tunisie, pour lui rendre compte du dialogue "national" et des recommandations algériennes. Cet article complaisant a été publié par El-Watan sous le titre de « Rached Ghannouchi pointe du doigt la Libye ».


A quoi joue Bouteflika en Tunisie ?
La situation sécuritaire dans ce pays, gangrené par la violence et livré aux bandes armées, va effectivement de mal en pis. La Libye est, aujourd’hui, au bord de l’explosion et menace en réalité la stabilité de tous les pays de la région.

Pour le président du mouvement tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, l’instabilité que vit actuellement la Tunisie au plan sécuritaire a une seule origine : la Libye voisine. «Il y a une vague terroriste résultant du trafic d’armes à partir de la Libye vers la Tunisie et du resserrement de l’étau sur les groupes violents qui a suscité des réactions de la part de ces derniers», a-t-il répondu à une question sur la situation sécuritaire en Tunisie, en marge de l’ouverture du 5e congrès du mouvement Ennahda (formation politique algérienne) dont les travaux se sont déroulés jeudi à Alger.

A cette occasion, le leader islamiste tunisien a souligné que la riposte des forces de l’ordre aux opérations terroristes était ferme, soutenant que «la violence en Tunisie n’a pas d’avenir» et qu’«il ne peut y avoir de révolution violente contre la démocratie». Il a en outre précisé que «le phénomène de la violence en Tunisie est isolé», précisant que son pays s’inspire dans sa politique de lutte antiterroriste de l’expérience algérienne. M. Ghannouchi – qui semble ainsi répondre à tous ceux qui, en Tunisie, accusent Ennahdha de complaisance à l’égard des extrémistes ou des terroristes – a ajouté que ces groupes ne peuvent représenter une menace pour le régime en place car étant appuyé par une volonté populaire réelle. Quid, maintenant, de la situation politique dans son pays ? S’il a reconnu que la situation politique dans son pays n’était pas satisfaisante, le président du mouvement Ennahdha a toutefois insisté sur l’idée que celle-ci n’était «pas inquiétante».

Le leader du mouvement tunisien Ennahdha, qui a été reçu hier par le président Bouteflika, n’a pas tout à fait tort de désigner la Libye comme l’une des principales sources des problèmes de la Tunisie.

La situation sécuritaire dans ce pays, gangrené par la violence et livré aux bandes armées, va effectivement de mal en pis. La Libye est, aujourd’hui, au bord de l’explosion et menace en réalité la stabilité de tous les pays de la région. Pas plus tard qu’hier, deux personnes ont été tuées et 24 autres blessées dans le sud de Tripoli, lorsqu’une milice a tiré sur des centaines de manifestants venus réclamer pacifiquement le départ de ces ex-rebelles de leur quartier général. Jeudi, c’est un imam, un ex-officier de police et un soldat des forces spéciales qui ont été assassinés à Benghazi, dans l’Est libyen.

Les Libyens otages des milices

Au plan économique, le topo est également catastrophique. La Libye est à genoux bien qu’elle soit un important producteur d’hydrocarbures. Plusieurs autres terminaux pétroliers dans l’Est du pays sont en effet bloqués depuis un certain temps par des sit-in organisés par des hommes armés qui cherchent à faire main basse sur le pétrole. Le gouvernement libyen, dirigé par Ali Zeidan, a estimé jeudi à près de 5 milliards d’euros le coût des manifestations dans les ports pétroliers libyens, qui commencent, selon lui, à affecter la fourniture d’électricité dans l’Ouest du pays.
 
A Misrata, par exemple, les protestataires qui organisent depuis quelques jours un sit-in devant le complexe gazier de Milinia (ouest de la Libye) ont maintenu hier l’arrêt de l’exportation du gaz vers l’Italie. «Les opérations d’exportation du gaz vers l’Italie sont toujours à l’arrêt, alors que le terminal pétrolier est encore bloqué devant les camions qui attendent pour charger du brut», a indiqué le porte-parole de la compagnie nationale de pétrole de la Libye, Mohamed Al Harari. Ce responsable a précisé en outre que les protestataires – qui ont aussi bloqué le pipeline qui transporte le gaz du champ pétrolier d’Al Wafaa vers le complexe de Milinia – ont uniquement autorisé le pompage du gaz vers le pipeline côtier qui ravitaille les centrales électriques. Entre-temps, les Libyens sont aussi au bord d’une crise alimentaire.

Ayant connu une dérive maffieuse, les milices armées formées d’ex-rebelles – dont certaines entretiennent des liens étroits avec Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) – tiennent les Libyens en otage et, par-dessus tout, ne reconnaissent pas la légitimité du Premier ministre, Ali Zeidan. Le comble dans tout cela est que le gouvernement libyen leur accorde salaires et avantages.

Spécialisées dans le trafic de drogue et d’armes, ces bandes armées ont, chacune, fait main basse sur une région de la Libye et s’emploient actuellement à saper tous les efforts consentis par le gouvernement libyen pour bâtir un Etat viable, afin de poursuivre paisiblement leur «business». En l’absence d’une armée et d’une police professionnelles, la Libye se transforme peu à peu en sanctuaire pour trafiquants et terroristes.

L’inquiétude aujourd’hui est que le gouvernement de Ali Zeidan ne dispose d’aucun moyen pour leur faire face. Il n’a aucune emprise sur le terrain. A ce propos, les responsables libyens risquent de regretter bientôt amèrement la décision prise jeudi de licencier plus de 900 soldats et officiers au seul prétexte qu’ils avaient combattu dans les rangs des forces loyales de l’ancien dirigeant Mouammar El Gueddafi.

En tout cas, Ali Zeidan – qui a été récemment enlevé par une milice armée – sait mieux que quiconque qu’il ne peut pas compter sur des groupes d’ex-rebelles pour assurer la sécurité dans le pays.TunisieSecret

Zine Cherfaoui, quotidien algérien El-Watan du 16 novembre 2013

 
 


           


1.Posté par khmais le 19/11/2013 00:15
ونتيجة معركة برقــــــو الشهيرة، قدم رئيس الحكومة الفرنسية السيد منداس فرانس(MANDES FRANCE)
إلى تــونس و قابل البـاي وأعلمه بأن فرنســا منحت تــونس الإستقلال على مقتضى إتّفاقيات 3 جوان سنة 1955
تمنح هذه الإتفاقيات تونس الحكم الذاتي مع قيود تتمثّل هاته القيود في بقاء الأمن الداخلي في يد السلطة الفرنسية لمدة عشرة سنوات.
مع قيود أخرى إقتصادية تخص القمارق، وأخرى تلزم فيها الحكومة التونسية بمنح بعض الوظائف الحكومية للفرنسيين و هذا يناقض روح الإستقلال الدّاخلي ويتعارض مع كلمة المرحوم الزعيم صالح بن يوسف التي ألقاها في اللّجنة السياسية سنة 1937، وهي المطابة بالإستقلال التّـــام بحيث أن ما بين تاريخ ذلك الخطاب سنة 1937 واتفاقية 3 جوان سنة 1955 أي ثمانية عشره سنة.
وهذا أسباب رفض المرحوم الزعيم صالح بن يوسف للإتفاقيات بوصفه أمين العام للحزب، وطالب الشعب التونسي بمواصلة الثورة المسلحة للأمرين هامين:

- لتحقيق الإستقلال التـام للشعب التونسي.
- لإعاتة الثورة الجزائرية التي إندلعت في غرة نوفمبر سنة 1954، حسب الإتفاق الذي وقع في مصـــــر بين قادة المغرب العربي إذاك وهم: الأستاذ صالح بن يوسف نائب عن تونس، والزعيم أحمد بن بلّــة نائب عن الجزائر، والزعيم علاّل الفـــاسي نائب عن المغرب، وكانت هاته المنظمة تسمّى لجنة تحرير المغرب العربي تحت رئاسة بطل الرّيف الزعيم الخطابي الذي خاض معارك حربية ضدّ فرنســا و ضدّ إسبانيــــا سنة 1926 قصد إستقلال الرّيف المغربي وهي المنطقة التي في شمال المغرب والتي تظمّ سبتـــــة و تطْوان و منطقة جبل طــــارق.

وكانت هاته الإتفاقية تحرّض على مواصلة الثورة المسلحة ضدّ فرنسـا لتحرير الأقطار الثلاثة تــونس، الجزائر، والمغرب حتي و لو منحت فرنســــا بعض هاته الأقطار الإستقلال التـــام.

2.Posté par Sadok Kenani le 19/11/2013 05:30
On s'attendait à ce que vous développiez votre argumentation ayant trait au rôle néfaste que pourrait jouer Boutaflika sur la scène Tunisienne,et vous voilà nous emmener en...Lybie à travers un article d'Al Watan nous relatant les affres de la main mise des Milices sur ce Pays...soyez coherants dans vos analyses et évitez les titres pompeux qui s'avèrent finalement etre des attrape nigauds....

3.Posté par khmais le 19/11/2013 06:40
Ce différend bilatéral entrave en outre la mise en œuvre de l'Union du Maghreb arabe (UMA), un marché potentiel de cinq pays et près de 100 millions d'habitants.(MAROC,MAURITANIE ,ALGERIE,LIBYE,TUNISIE)

4.Posté par marekchi le 19/11/2013 11:17
Je ne cros pas que Boutef joue à quelque chose quant à la Tunisie. Le souhait du peuple Algérien est de voir une Tunisie vivre dans la paix et une amitié réciproque entre les deux peuples In chaallah

5.Posté par Le Bey le 19/11/2013 11:37
Monsieur Khmais vous oublié d'inclure dans la liste des pays d'Afrique du Nord la République Sahraoui. Merci de rectifier le tir et compléter vos connaissances.

6.Posté par Fakou le 19/11/2013 12:43
KHTOUNA, ya les Arabes, El kheir hram fikoum.
Bouteflika n'etait allé chez vous en Tunisie, au contraire, c'est à l'Algerie de se poser la question:
Que veut la Tunisie ?
lam3aouda fe t3am, cherchez, Ailleurs, le temps de la vache laitière est revolu.

7.Posté par Léon le 20/11/2013 09:09
La Tunisie a été victime d'un énorme complot dont les protagonistes commencent à peine à dévoiler leur visage et leur jeu. Un jour tout sera su et connu malgré la prétendue raison d'état car je ne pense pas que Béji, qui est au courant de tout, laissera sur la conscience un si gros fardeau. Il finira par parler au peuple. D'ailleurs n'avait-il pas parlé à demi-mot lorsqu'il avait dit que si le peuple savait ce qui se passait, il ne dormirait pas la nuit. Cela ne veut-il pas dire qu'il sait des choses que l'on ignore? Même Djébali n'a pas pu endosser une telle responsabilité et a préféré quitter. Peut-être est-il un patriote né après la révolution. Dépourvu de vengeance et de mauvais sentiments il a préféré s'écarter du jeu car la seule victime était la Tunisie et par conséquent son peuple. Peut-être ses fréquentations l'ont aidées à y voir plus clair et à se détacher des traitres.
Et dire que tout çà n'a pu avoir lieu que par la complicité d'un peuple de cons. D'ailleurs cela va coûter très cher au peuple qui commence à gouter au fruits de sa "chméta" et de ses actes.
La fiscalité prévus par le prochain budget passera par là pour rappeler aux petits bourgeois "dégagistes" qu'ils ont craché dans la main qui les protégeait et leur donnait à manger.
Pour les pauvres, qui me font plus de peine que ces derniers (car ils ont été dupés), la facture est plus importante: C'est leur assiette qui est directement visée.
Quant à la Nation, la voici entre les mains de décideurs étrangers. Cela fait de la peine à voir. Quand on se souvient que Bourguiba et Ben Ali refusaient toute ingérence dans les affaires de leur pays, et très particulièrement l'ingérence algérienne. Qu'elle fut bonne ou mauvaise. Nos relations se résumaient à la bonne entente de voisinage et au respect mutuel.
Et vous osez parler encore de révolution! Bande de minables qui se sont fait avoir par leur haine, leur prétention, leur régionalisme et leur jalousie. N'en voulez qu'à vous-mêmes! Vous avez détruit votre pays!
A bon entendeur.
Et surtout à bon lecteur du VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.
Léon.

8.Posté par Brahim Haddou le 20/11/2013 15:54
hors sujet, je tiens d'abord à vous remercier vous frères et soeurs tunisiens et tunisiennes du soutien et encouragement que vous nous avez manifestés pour notre qualification au mondial bresilien et on sait que vous serez derrière nous comme il y'a quatre ans. chez nous en algérie, des drapeaux tunisiens ont étés bradis dans les scènes de liesse en hommage fraternel à la tunisie.

9.Posté par Brahim Haddou le 20/11/2013 16:10
TS, je ne vous tiens pas rigeur d'avoir repris cet article au titre puant "à quoi joue bouteflika en tunisie?" rien qu'en voyant le titre provocateur et mensonger, cela ne me donne pas envie de lire ce billet de ce torchon d'elwatan que les algériens ne lisent plus et de cette plume venimeuse et propagandiste, zine cherfaoui, lui qui a soutenu l'agression contre la libye et la destabilisation de la syrie et toute honte bue ne se désole guère du climat chaotique qui prévaut dans les pays arabes après ce joli "printemps arabe". "el watan" fait partie des traîtrs qui cherchent sans scrupule à toujours impliquer l'algérie dans les évènements qui agitent la région. bouteflika ne joue a rien du tout, ce n'est pas de sa faute si des responsables tunisiens viennent en algérie pour le solliciter. alors pouquoi cette sale plume jette le discrédit sur bouteflika qui n'a rien demandé et qui n'a aucunes intentions? nous connaisons la réponse, ce "journal" est au service de la propagande talmudico-sioniste, c'est un cheval de troie subversif financé par les rothschilds de bnp paripas qui pratiquent une ingérence discrète en algérie. alors svp TS, n'accordez plus de crédits à des torchons comme ce el watan qui ne défend pas les intérêts des nations et des peuples mais ceux de leur mâitres. déjà que notre pays est l'un des plus dénigrées et calomniées sur la toile, ne leur facilitez pas la tâche en reprenant leurs pourritures.
quand à vous monsieur cherfaoui, ALLEZ AU DIABLE VOUS ET VOTRE JOURNAL MORIBONDE QUE LES ALGERIENS REJETTENT.J'ESPERE QUE VOUS FEREZ BIENTOT FAILLITE. TOUS LES ALGERIENS SERONT CONTENTS. UN JOUR VIENDRA OU VOUS DEVREZ RENDRE DES COMPTES AU PEUPLE.

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