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Ben Alî, BCE, Ghanouchi, Hamami & Co couvrent tous le hold-up du millénaire !


15 Septembre 2013

Suite à l’article de TS révélant de très graves infractions à la loi sur la création monétaire, nous souhaitons publier cet article pour révéler aux tunisiens une arnaque encore plus exceptionnelle, d’une ampleur infiniment plus grande que celle, déjà inadmissible, qui a consisté à imprimer des billets pour un usage privé. Et la victime de ce hold-up, c’est vous tous, le peuple tunisien !


Ben Alî, BCE, Ghanouchi, Hamami & Co couvrent tous le hold-up du millénaire !
Ce qu’a révélé TS est déjà très grave, mais tous les citoyens doivent comprendre que précisément, l’article 47 bis des statuts de la Banque centrale du Tunisie (http://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/documents/loi9425.pdf), équivalent à l’article 123 du traité de Lisbonne pour les banques centrales européennes, est déjà en lui-même un article mafieux ! Contourner cet article à des fins privées est certes grave, mais infiniment moins que de le respecter. C’est ce que nous allons vous démontrer.

Tout d’abord, définissons ce que nous entendons par « mafieux ». Le dictionnaire dit : « Association secrète qui utilise des moyens illicites pour servir ses intérêts. Par extension, entente secrète entre des personnes ayant un pouvoir afin d'élargir ce pouvoir. ». Imaginez maintenant que vous faites partie de ces personnes ayant déjà un grand pouvoir – les mafias – et que vous souhaitiez avoir encore beaucoup plus d’argent et de pouvoir. Vous n’allez pas vous « embêter » à prendre illégalement l’argent des autres ! L’idéal est alors bien sûr de prendre l’argent à la source, là où il est fabriqué, c’est-à-dire de détourner dans son propre intérêt, le processus légal de création monétaire. Non seulement cela vous permettra de disposer d’argent en quantité presque infinie, mais en plus, vous pourrez faire cela de façon légale sans risquer d’être poursuivi par la justice. Il est donc totalement logique que les mafias se soient intéressées en premier à ce processus.

Nous allons maintenant essayer d’expliquer de façon très simple ce hold-up afin que tout le monde, même les non-spécialistes, puissent comprendre comment ils se sont fait voler et ils se font encore voler. Nous en profiterons pour corriger certaines erreurs faites par M. Zmerli dans son article, comme par exemple lorsqu’il dit « C’est que la planche à billets est le plus facile remède à la déflation. A condition qu’elle soit raisonnable et que le volume d’argent corresponde toujours à la réserve en or ».

La monnaie n’est normalement qu’une simple unité de mesure des valeurs matérielles et immatérielles facilitant les échanges entre les hommes. Pendant des siècles, la monnaie a porté une valeur intrinsèque en étant fabriquée avec des métaux généralement précieux. Quand vous achetiez un bien ou un service avec de la monnaie à cette époque, cela revenait à troquer votre monnaie précieuse contre un bien ou un service. Quand est apparue la monnaie papier, elle n’avait alors plus aucune valeur intrinsèque (un simple bout de papier) et il s’agissait seulement d’une monnaie dite « fiduciaire », c’est-à-dire que l’on faisait confiance à celui qui la fabriquait pour pouvoir nous échanger – si on le demandait – cette monnaie papier contre un métal précieux ayant intrinsèquement de la valeur. En 1948, cette correspondance a dû être abandonnée par quasiment toutes les monnaies du monde sauf pour le dollar, la monnaie de référence. Les statuts du FMI interdisent même clairement aux Etats signataires d’adosser leur monnaie à l’or. Puis en 1972, même le dollar a abandonné la correspondance avec l’or et son impression, contrairement à ce qu’a écrit M. Zmerli, n’a plus aucun rapport avec la quantité d’or détenu par les USA. Dès lors, la monnaie n’ayant alors plus aucune valeur ni en termes intrinsèque ni en termes d’échange, n’est donc plus qu’une unité de mesure, comme le sont le mètre ou le kilo.

Hold-up – Acte 1 :
Quasiment dès le début de la création de la monnaie papier (depuis notamment la création de la banque d’Angleterre il y a plus de 2 siècles, puis de la Banque de France début 19ème puis enfin de la FED début 20ème), le processus de création de la monnaie papier a été immédiatement accaparé par des intérêts privés. Ce qui signifie que pendant que la population se fatiguait à travailler durement pour gagner quelque argent, d’autres intérêts privés (mafieux) se sont débrouillés pour avoir le droit de fabriquer de l’argent autant qu’ils le veulent, alors que ce privilège devrait relever de l’intérêt collectif seulement, c’est-à-dire de l’Etat.

Et oui, c’est probablement une première surprise pour vous, mais la FED qui a le privilège de créer la première monnaie du monde – le dollar – est un organisme privé dont on ne connait toujours pas les actionnaires ! Et cela a été pareil pour la banque de France et la banque d’Angleterre pendant près de deux siècles. Pour illustrer notre propos, nous vous proposons de visionner maintenant cette petite vidéo de 7 minutes de l’excellent historien Henri Guillemin : « L’histoire méconnue de la Banque de France » (https://www.youtube.com/watch?v=KZ3LuuEzPBA) (TS merci d’insérer si possible directement la vidéo à cet endroit dans l’article).

Hold-up – Acte 2 :
La comédie démocratique se développant, certaines banques centrales ont dues être nationalisées pour sauver le camouflage de ce hold-up (sauf aux USA ou la FED reste encore privée). Mais cela n’a en réalité rien changé à l’inadmissible privilège donné aux anciens actionnaires des banques centrales, car ils étaient tous en même temps propriétaires d’autres banques privées. Et avant de laisser nationaliser certaines banques centrales, ils ont transférés, grâce au système des réserves fractionnaires, l’ensemble de la création monétaire aux banques privées.

C’est probablement une deuxième surprise gigantesque pour vous, mais la presque totalité de la monnaie en circulation dans le monde est créée par les banques privées et non par les banques centrales. Car non seulement les billets de banque imprimés par les banques centrales ne représentent qu’une infime partie de l’argent en circulation, mais en plus ces billets sont distribués par les banques privées (vous ne retirez en effet jamais d’argent aux banques centrales à titre personnel) qui les paieront indirectement aux banques centrales par de l’argent qu’elles ont-elles mêmes créé ! Pour l’argent non papier, c’est-à-dire la presque totalité de l’argent en circulation, les banques privées, pendant que nous devons nous épuiser à travailler pour gagner un peu d’argent, ont le droit de le créer à partir de rien, ou plus exactement d’une simple écriture comptable : c’est de l’argent dit « scripturale ». Voici maintenant une vidéo de 10 minutes compréhensible par tous pour expliquer ce hold-up dont VOUS êtes la victime :
« Comprendre la dette publique (en quelques minutes)2 » (https://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs) (TS merci d’insérer si possible directement cette vidéo pédagogique à cet endroit de l’article)

Hold-up – Acte 3 :
Vous l’aurez compris en regardant la précédente vidéo, l’acte 3 a consisté à non seulement s’accaparer le processus de création monétaire, mais dorénavant, de voler aussi directement près d’un quart de nos impôts à travers la création d’une dette publique qui n’aurait jamais dû exister. En effet, si l’Etat est propriétaire de sa banque centrale, il peut logiquement lui emprunter de l’argent puisque c’est lui qui est censé créer lui-même cet argent. Il est évident qu’il pourrait s’emprunter à lui-même ! Une seule règle à respecter : l’argent prêtée par la banque centrale à l’Etat ou aux collectivités territoriales doit être ensuite re-prélevé dans la masse monétaire sous forme d’impôts afin de ne pas la faire gonfler artificiellement et créer ainsi de l’inflation. La quantité de monnaie en circulation – qui, nous le rappelons n’est plus aujourd’hui qu’une unité de mesure virtuelle – doit correspondre toujours plus ou moins aux richesses réelles d’un pays. Sinon, la valeur de cette unité de mesure s’effondre. C’est ce que l’on appelle « éviter de faire tourner la planche à billet ». Par exemple, si le gouvernement tunisien a besoin de 100 millions de dinars pour construire des hôpitaux ou des écoles, il lui suffirait simplement de demander à sa banque de créer ces 100 millions puis de les prélever dans la masse monétaire sous forme d’impôt, sans que la BCT ne lui demande aucun intérêt ! Si ce processus suis le rythme de création de la richesse REELLE du pays, cela ne créer aucune inflation ni déflation et surtout, cela ne coute RIEN à l’Etat : aucun intérêt ! Or aujourd’hui, près d’un quart de nos impôts vont rembourser les intérêts de la dette de l’Etat tunisien alors que, si l’Etat avait simplement emprunté à sa banque centrale sans intérêt, cette dette n’existerait tout simplement pas ! En effet, si l’on avait payé la même quantité d’impôt depuis 20 ou 30 ans et qu’il n’y avait pas d’intérêt à payer, nous aurions déjà remboursé l’ENSEMBLE du capital prêté à l’Etat tunisien avec ce niveau d’impôt. Idem pour les français, les américains et presque tous les autres citoyens du monde. Et tous les arguments des économistes payés par cette mafia pour vous faire croire que c’est mieux ainsi ne sont que propagande. Ils utilisent des termes techniques comme « une plus grande profondeur du marché des capitaux privés » ou une « meilleure liquidité » pour vous enfumer : si la BCT créait elle-même la monnaie des tunisiens et non les banquiers locaux et surtout étrangers, elle pourrait le faire avec la « profondeur » ou la « liquidité » qu’elle souhaite, puisque la créerait de toute pièce !

L’article 47 bis des statuts de la banque centrale de Tunisie (http://www.bct.gov.tn/bct/siteprod/documents/loi1988119.pdf) est donc déjà en soi un vol organisé des citoyens tunisiens par la finance internationale, signé de la main du mafieux Ben Alî lui-même, et cautionné par tous nos politiciens actuels, que ce soit Beji Caïd Essebsi , Ghanouchi ou même Hamami. Les sit-in de Kasba ou du Bardo sont donc tout simplement ridicules car ils ne visent qu’à amener ou maintenir au pouvoir des politiciens qui cautionnent tous ce système mafieux, ce système de mise en esclavage des peuples par la finance internationale.

Alors certains d’entre vous me diront que si ces mafias sont aussi puissantes, les politiciens tunisiens ne peuvent probablement rien faire. Certes, c’est vrai. Il suffit de regarder le sort réservé à Kadhafi et au peuple libyen qui voulait sortir des règles inacceptables du FMI pour en avoir une idée… Il suffit aussi de découvrir quel est le point commun entre les 4 présidents des USA qui ont été assassinées dans l’histoire de ce pays, jusqu’à J.F. Kennedy : ils ont tous les quatre tenté de redonner à l’Etat la maîtrise du processus de création monétaire juste avant leur assassinat. Mais, au minimum, un politicien qui travaillerait dans l’intérêt du peuple tunisien devrait informer et ré-informer son peuple de ce hold-up afin que tout le monde sache d’où viennent nos problèmes. Car 100% de la création monétaire aux mains des intérêts privés et environ un quart de nos impôts qui remboursent les intérêts d’une dette qui ne devrait jamais exister : ce n’est pas un simple variable d’ajustement ! Cela représente l’essentiel de la solution permettant de sortir de nos problèmes économiques et sociaux. Cela représente la seule et unique solution pour atteindre les objectifs de la révolution de la dignité, celle d’avoir accès à un travail et à des prestations sociales élémentaires.

Alors si tous nos politiciens, laïcs ou islamistes, communistes ou libéraux gardent le silence à ce sujet, il n’y a que deux explications possibles et aucune autre : soit ils sont volontairement complices de cette mafia de la finance internationales, soit ils sont ignorants de ces questions et cela fait alors d’eux les professionnels les plus incompétents de toute la Tunisie, comme par exemple un agent immobilier qui vendrait, sans le savoir, une maison qui ne serait qu’un décors de cinéma. C’est le travail d’un politicien de savoir ce qui est bon pour la gouvernance d’un pays : si il est passé à côté d’une telle énormité, il vaut mieux qu’il se retire ! S’il est conscient et complice, je vous laisse imaginer ce qu’il mérite…

Si Tunisie-secret publie cet article, c’est la preuve absolue qu’ils ne dépendent d’aucun parti n’y d’aucun lobby. Car ceux qui mettent sur le débat public cette question risquent tout simplement leur vie. C’est d’ailleurs, pour ce qui nous concerne, la première et la dernière fois que nous exposons ce problème. Car si nous en faisions notre cheval de batail, nous savons très bien que notre vie serait en danger. Le seul moyen de sortir de l’emprise de la finance internationale, c’est que l’ensemble du peuple souhaite en sortir et non quelques individu isolés. Alors soit les tunisiens réalisent ce qui leur arrivent suite à cet article (et ceux que d’autres écriront nous l’espérons) et ils se mobilisent pour abolir l’article 47bis et reprendre le contrôle de la création monétaire, soit ils méritent bien de rester dans leurs problèmes !

Pour finir cet article, si vous avez encore du mal à croire que ce hold-up est vrai, ou bien si vous voulez savoir comment nous en sommes arrivés là, il vous faut prendre du temps et étudier l’histoire de la création monétaire depuis ses débuts. Pour cela, il vous faut regardez jusqu’au bout, le long documentaire : les maîtres de la monnaie – the money master (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=grq0A1GuadI). Alors seulement, vous comprendrez combien vos participations aux sit-in du bardo ou de Kasba ne font que cautionner un peu plus votre mise en esclavage financière et sociale.TunisieSecret

Amin Ben Abdallah

 
 


           


1.Posté par nazou le 16/09/2013 19:30
Mr amin ben addalah
c'est bien de soulever ce probleme !!!seulement voila "fik hek edjaija hahna erreychou ",
et j'irais plus loin que vous ,pour vous dire ,que les reserves d'or disparaisse !!!
mais alors,pourquoi disparaissent elles ?
et pourquoi certain pays ont-ils rappatrier leur or ?
Ptet bien que c pays ont justement peur d'un effondrement du dollars !!!
et donc de tout le systeme monetaire mondial !!!
Quand on pensent que c pays soit disant democratique soit disant intelligents soit disant grand en tout ,notamment la zunie !!! imprime du dollars a tour de bras !!!
mais pour que ce dollar papier ait une valeur !!il lui faut de "l'energie" he bein ils on trouvez le gaz de schiste !!! quitte a empoisonner leur propre sol,mais ont- le choix ?
.Ils sont pris dans leur propre piege !car imprimer une monnaie papier sans equivalent en bien reel ,c'est franchement ballot !!!!

2.Posté par Amîn BEN ABDALLAH le 16/09/2013 20:10
Erratum (TS, merci de corriger dans l'article) : Au lieu de "Hold-up – Acte 2 : La comédie démocratique se développant, certaines banques centrales ont dues être privatisées", il faut lire "La comédie démocratique se développant, certaines banques centrales ont dues être nationalisées".

3.Posté par Shems le 17/09/2013 23:25
Bonsoir
merci bien pour l'information il faut de la réflexion là dessus.

seulement il vaut mieux suivre ce sujet par analyse et concrétisation suivant l'actuel que nous sommes entrain de vivre;
seulement un point nous verrons bien que ce sujet est bien lié au système mondiale de finance.

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