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Dissidence au sein de Nidaa Tounes en France


26 Juin 2014

Divergences idéologiques ou conflit de personnes, d’ambitions et de postes entre la composante gauchiste de Nidaa Tounes en France et la tendance rcédiste de ce parti hétéroclite par excellence ? Jusqu’à quand tiendra la cohabitation entre le « prolétariat » et la « bourgeoisie », entre les « révolutionnaires » et les « réactionnaires », entre les « suppôts » et les « tombeurs » de l’ancien régime ? A quelques mois des élections, ces questions hantent les uns et les autres, et si l’implosion de Nidaa Tounes n’est pas imminente, ses symptômes sont en revanche de plus en plus visibles, aussi bien en France qu’en Tunisie. Cet appel de H.Jilani, H. Chenchabi, H. Benzarti, A. Nouisser, F. Bensalah, M. Zendah, I. Berrezouga, n’en est que le signe avant-coureur.


Béji Caïd Essebsi et Taïeb Baccouche, ou l'alliance entre le "prolétariat bourgeois" et la "bourgeoisie prolétaire" !
Béji Caïd Essebsi et Taïeb Baccouche, ou l'alliance entre le "prolétariat bourgeois" et la "bourgeoisie prolétaire" !
La décision incompréhensible, annoncée par le Conseil national de Nida Tounes, tenu le 15 juin 2014, de se présenter aux élections législatives sous la bannière exclusive de Nida Tounes, dénote un esprit triomphaliste, égoïste voire même méprisant envers les partenaires politiques de la première heure.

Si pour certains c'est une surprise, pour d'autres elle est une dérive de plus. Un coup de grâce pour les forces démocratiques et progressistes qui ont œuvré à faire vivre l'idée d'Union depuis la création de Nida Tounes.

Les forces politiques qui ont aidé par leurs soutiens à l'émergence et au développement de ce nouveau parti découvrent que l'idée d'Union n'était qu'un leurre pour les forces réactionnaires qui tiennent aujourd'hui Nida Tounes par le pouvoir de l'argent, l'arrogance et la mobilisation des anciennes méthodes.

Les mêmes qui ont toujours manifesté haine et méfiance vis-à-vis du camp progressiste et démocratique qui a toujours lutté contre l'ancienne dictature et pour la défense des principes d'égalité et des valeurs partagées avec les partenaires de l'Union pour la Tunisie (UpT) ou du Front de salut national (FSN).

Cette décision contestable, du point de vue du fonctionnement démocratique des institutions politiques, ne tient compte ni de nos engagements moraux et politiques antérieurs, ni du rôle joué par nos partenaires pour que Nida Tournes fasse partie du paysage politique à ses débuts.

Les arguments avancés ne peuvent justifier une telle décision et sont loin de convaincre tous ceux et celles qui ont œuvré dans le sens de l'Union des forces démocratiques, pour la construction d'un véritable front d'union qui soit une alternative sérieuse, crédible et populaire pour mettre en place un projet national face au pouvoir d'Ennahdha et de la troïka.

Les acteurs de la société civile, les intellectuels et les partis politiques démocratiques et progressistes, mis devant le fait accompli, déplorent cette décision qui remet tout en cause. Cette attitude irresponsable, chauvine et bassement électoraliste dilapide tout le capital de confiance acquit grâce aux luttes menées par l'opposition démocratique et ses députés, par la jeunesse, par les femmes et tous les acteurs de la société civile.

Nida Tounes a émergé grâce au travail collectif mené avec les partis de l'opposition démocratique, dans le cadre du FSN et de ses relations privilégiées avec le Front Populaire et les partis de l'UpT.

Tous ces pas gagnés vers la démocratie sont le résultat d'un combat partagé pour l'adoption d'une Constitution moderne, la condamnation unanime du terrorisme et des assassinats politiques et toute sorte de violence, de luttes pour les libertés, la culture, pour le triomphe du dialogue national et la formation d'un gouvernement dit de compétences.

La société tunisienne tient aujourd'hui à préserver ces acquis en les protégeant contre toutes les menaces extérieures et intérieures. Balayer d'un revers de la main ces conquêtes collectives, traduit une vision à très court terme, une volonté de prise de pouvoir par certains et ce, sans vision stratégique pour la construction d'une société démocratique et pluraliste.

Nous estimons que les conditions de cette union sont largement réunies. Les Tunisiennes et les Tunisiens sont favorables à cette option crédible d'union dans l'intérêt de la nation. Tous ceux et celles qui ont participé aux luttes communes contre les gouvernements successifs de la Troïka ne peuvent pas comprendre les logiques de refus de l'Union et le non respect de la parole donnée.

Les promesses faites et les engagements pris doivent être respectés. Nous devons aujourd'hui défendre l'option de l'Union des forces démocratiques pour redonner espoir et confiance à notre peuple et sa jeunesse.

En tant qu'Aile progressiste et démocratique à Nida Tounes, nous refusons les anciennes méthodes, le clanisme et le culte de la personnalité. Nous croyons plus que jamais à «l'Union pour la Tunisie», car grâce à cette union dans la diversité, tout deviendra possible. Notre projet est surtout de défendre notre patrie contre l'obscurantisme et d'unir toutes les bonnes volontés, pour bâtir ensemble, une Tunisie libre, démocratique et prospère.

Notre mission est d'appeler à l'Union lors des prochaines élections, afin de répondre aux attentes de nos compatriotes et éviter le sectarisme et la division. Elle appuie les forces démocratiques unies pour préserver les acquis, bâtir la démocratie, garantir les équilibres économiques et sociaux, protéger notre société et notre culture des dérives de l'extrémisme, de l'autoritarisme, de la corruption et du népotisme.

Les acquis des luttes conduites ensemble ne doivent pas être dilapidés sur l'autel de l'opportunisme et de la volonté de réhabilitation des forces de l'ancienne dictature. Préservons notre union, respectons nos engagements avec nos partenaires et les acteurs de la société civile.

N'oublions pas les martyrs et tous les symboles d'une révolution toujours en cours. La contre- révolution agit contre l'union, restons vigilant(e)s. Soyons conscients des enjeux pour l'avenir du pays, pour les régions marginalisées et pour nos enfants. L'avenir est à nous. L'Union c'est la Tunisie d'abord.

Signataires :

Hédi Jilani, Hédi Chenchabi, Hédi Benzarti, Ahmed Nouisser, Farouk Bensalah, Mohamed Zendah, Issam Berrezouga.


           


1.Posté par jacques le 26/06/2014 13:22
le mieux voter pour ennahda espérant l'explosion de la tunisie et par consequent la disparition d'ennahda, et des rdcistes corrompus

2.Posté par Sadok Kenani le 29/06/2014 11:13
La Tunisie est au -dessus des Partis dixit BCE,Nida Toune ira aux Elections sous sa propre banniére,et que celui qui ne s' retrouve pas retourne sa carte de militant...l'heure n'est pas aux qurelles de clochers,les Tunisiens n'ont rien que foutre de la gauche,du RCD du Centre ou de la Droite...nous voulons épargner au Pays une Islamisation rampante,et que les Salonards Parisiens qui sont loin d'étre concernés par nos problèmes quotidiens cessent t de nous pomper le peu d'air que nous respirons encore...Aujourdhui,et pour certains ce "machin" nommé l'UPT composé de quatre Partis minuscules,sans aucune audiance,sans aucun impact,qui reclament le beurre et l'argent du beurre..je disais donc,pour ces messieurs l'UPT serait derriere l'emergence de Nida Tounes...quelle hypocrisie,on reste sans voix....demandez aux progressistes et á Hamma Hammami,s'il a eu un seul instant une quelconque symphatie pour Nida Tounes,lui qui a installé,entre autre,Ennahdha au Pouvoir...

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