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Exclusif : Alain Juppé, de l’anti-islamisme radical au pro-islamisme révolutionnaire


25 Novembre 2016

Laissons de côté ses connivences avec les Frères musulmans, notamment avec l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, et laissons parler les archives, rien que les archives. D’une part ce qu’Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, disait en 1994 à son homologue américain Warren Christopher au sujet de l’islamisme en général et du FIS algérien en particulier, que les Américains soutenaient. D’autre part, ce que le même Alain Juppé professait à l’Institut du monde Arabe, le 16 avril 2011.


Alain Juppé en compagnie de son "conseiller" spécial en matière d'identité heureuse, l'imam Tareq Oubrou !
Alain Juppé en compagnie de son "conseiller" spécial en matière d'identité heureuse, l'imam Tareq Oubrou !
Même si nous sommes absolument convaincus qu’Alain Juppé sera battu ce dimanche et que François Fillon sera le leader de la droite dans les prochaines élections présidentielles, nous publions en exclusivité ces morceaux choisis pour rafraîchir certaines mémoires...françaises et arabes.

Alain Juppé version pro-islamiste

C’était le 16 avril 2011, à l’Institut du Monde Arabe, lors d’un colloque d’une journée organisé par le Quai d’Orsay dont il venait de prendre les règnes en succédant à une Michèle Alliot-Marie, qui était l’une des rares personnalités politiques françaises à se méfier d’un « printemps arabe » téléguidé par Barack Hussein Obama et Hillary Clinton et soutenu par la démocratie qatarie.
   
« Trop longtemps, nous avons pensé que les régimes autoritaires étaient les seuls remparts contre l’extrémisme dans le monde arabe. Trop longtemps, nous avons brandi le prétexte de la menace islamiste pour justifier une certaine complaisance à l’égard de gouvernements qui bafouaient la liberté et freinaient le développement de leur pays… ».

« C’est enfin le sens du message que j’ai adressé à nos ambassadeurs dans les pays arabes que j’ai réunis hier à Paris, en leur demandant d’élargir le spectre de leurs interlocuteurs à l’ensemble des acteurs de la société civile (c’est-à-dire aux islamistes). Trop longtemps, nous nous sommes consciemment ou inconsciemment un peu trop limités dans nos contacts, limités aux gens en place si je puis dire. Je crois que nous devons parler, échanger nos idées avec tous ceux qui respectent les règles du jeu démocratique et bien sûr le principe fondamental du refus de toute violence. Et je souhaite que ce dialogue s’ouvre sans complexe aux courants islamiques… ».

« M. Ben Salem (il s’agit du Frère musulman tunisien Mohamed Ben Salem) nous a dit tout à l’heure que les islamistes allaient nous surprendre. Chiche ! Surprenez-nous, je ne demande que cela. Et nous allons nous aussi vous surprendre, parce que nous ne sommes pas du tout dans une disposition d’esprit qui consiste à stigmatiser le monde musulman ou la religion musulmane, mais bien au contraire, de dialoguer avec elle. Et je vous fais même une proposition : parlons ensemble de ce qu’est la laïcité, pour vous, pour nous, peut-être pourrons-nous nous retrouver sur un terrain commun. La France dispose d’un formidable outil diplomatique pour y parvenir et je voudrais saluer nos ambassadeurs de la région Afrique du Nord - Moyen-Orient dont j’ai dit qu’ils s’étaient réuni hier à Paris et qui ont assisté avec beaucoup d’assiduité à ce colloque. Nous devons simplement réorienter nos instruments en ce sens, qu’ils soient politiques, économiques ou culturels. Aujourd’hui, c’est toute notre politique à l’égard du monde arabe que nous devons repenser... ».

Dans ce long discours qu’on peut facilement consulter sur Internet, Alain Juppé a fait un vibrant hommage aux « révolutionnaires » égyptiens de la Place Ettahrir qu’il a été encourager, et annoncé en filigrane la croisade impérialiste et colonialiste de son gouvernement contre la Libye.  

Alain Juppé, version anti-islamiste

C’était lors d’une visite de travail aux Etats-Unis, en août 1994, lorsque l’Algérie ne souffrait pas d’une guerre civile comme on l’avait écrit à l’époque et comme on continue encore aujourd’hui à l’écrire au sujet de la Syrie, mais d’un soulèvement armé des islamistes du FIS et du GIA contre l’Etat-Nation. Alain Juppé mettait alors en garde son homologue américain Warren Christopher.

« On peut se résigner à une prise du pouvoir inéluctable du FIS à Alger. Moi, je ne me résigne pas. Il y a peut-être, ici ou là, tel représentant du FIS avec lequel on peut parler, mais, dans son essence même, il s’agit d’un mouvement extrémiste, fondamentaliste, anti-européen et anti-occidental. S’il parvient au pouvoir, les conséquences en seront incalculables dans tout le pourtour de la Méditerranée. Les Américains seront à l’évidence directement concernés » (Article du Figaro le 2 août 1994, titré Les Etats-Unis ménagent le FIS).

« Un mois auparavant, Alain Juppé déclarait à un magazine tunisien que, « Lors de mon déplacement à Washington, puis pendant la visite à Paris du président Clinton, j’ai trouvé les Américains sensibles à nos arguments et à la recherche d’analyses sur un pays (l’Algérie) qu’ils avouent connaître assez mal. Leurs réflexions sont aujourd’hui plus proches des nôtres qu’il y a quelque temps… ».

« Le risque existerait en effet d’une contagion vers les pays voisins de l’Algérie. Si l’Algérie voyait l’arrivée des islamistes au pouvoir, personne me semble-t-il ne serait à l’abri d’une telle catastrophe. Il faut tout faire pour éviter ce risque. La France ne ménagera naturellement pas son effort pour préserver la sécurité et la stabilité de ces pays. Nous serons à leur côté » (hebdomadaire Réalités No 455, du 1er au 7 juillet 1994).

A la lumière de ce double positionnement, on peut comprendre ce qu’Alain Juppé entend par « identité heureuse », c’est-à-dire une France marinée à la sauce des Frères musulmans. Une France défigurée par les voiles, les burkas, les mosquées anarchiques, le multiculturalisme, le communautarisme, ce que la quasi-majorité des musulmans de France refusent. A plus forte raison la société française, dont François Fillon incarnent désormais le désir de rester fidèle à son Histoire, à ses valeurs républicaines, à ses origines spirituelles, à ses fondements humanistes...et à sa capacité d'assimiler ceux qui l'aiment et non pas ceux qui cherchent sinon à la détruire, du moins à la convertir. 
 
Nebil Ben Yahmed 


           

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