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J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »


20 Mai 2013

Selon ce Grand reporter, le wahhabisme qatari ne menace pas uniquement les pays arabes et l’Afrique, mais aussi l’Europe. Pour Jacques-Marie Bourget, Sarkozy a confié la politique arabe de la France au cheikh Hamad du Qatar. En exclusivité pour Tunisie-Secret, il nous parle de la révolution du jasmin, du printemps arabe, des relations franco-qataries, du danger wahhabite…, autant de sujets abordés dans son dernier livre, coécrit avec Nicolas Beau, « Le vilain petit Qatar. Cet ami qui nous veut du mal », qui vient d’être édité chez Fayard et qui est déjà un grand succès de librairie. Interview réalisée par Samira Hendaoui.


J-M. Bourget : « En Tunisie, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile »
Propos décapants de Jacques-Marie Bourget

"Visiblement Ségolène Royal, Jack Lang, Bertrand Delanoë ou Yves Le Drian n’ont vu qu’humanisme et liberté à Doha !"

"Que cherchent donc tous ceux qui défilent à Doha ? Disons le crûment, de l’argent."

"Sarkozy a pratiquement donné les clés de la « politique arabe » de la France à l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani et à son premier ministre Hamad Ben Jassim."

"Les 165 milliards de dollars du trésor de Kadhafi ont été convoités comme la poule aux œufs d’or !"

"En France, enrôler le plus possible d’ouailles sous le giron d’Abdelwahhab, c’est à la fois grossir la communauté et prendre une partie du pouvoir puisque ces fidèles sont des citoyens français."

"Finalement, pour  Doha, il est plus facile d’avoir de l’influence par la religion que par l’investissement dans la pierre des beaux quartiers de Paris."

"Il faut savoir qu’en achetant le Paris-Saint-Germain, l’émir ne lit pas l’intitulé jusqu’au bout, il a acheté Paris. Point."

"Les présidents américains, d’Eisenhower à Obama, apprécient les Frères Musulmans."

"En louant Ben Laden, Al-Jazzera rendait service à Washington puisque Al-Qaïda est un instrument idéal pour déstabiliser les pays musulmans."

"Cette analyse ne relève pas de la « conspiration » puisqu’elle est celle de Washington."

"La captation de la révolte des « printemps arabes » par des spécialistes de la guerre faite par le biais de Facebook et d’Internet plutôt que par des fusils est aujourd’hui un fait reconnu."

"Le plus étonnant a été le choix des Tunisiens de France qui ont voté massivement pour Ennahda."

"Si on laisse le champ libre au wahhabisme, celui-ci touche aussi les Tunisiens de France et le serpent se mord alors la queue."

"Ce bouleversement tunisien est un choc dans un pays où, au travers des institutions, un vent de liberté et de réformes a commencé à souffler dès le XIXe siècle."

"Si les généraux algériens, qui ne sont ni des modèles ni des anges, n’avaient pas stoppé le FIS en 1991, Alger serait, encore aujourd’hui, sous la coupe des intégristes religieux."

"Alors que nous sommes nous-mêmes en bagarre avec les islamophobes, il faut bien que nous nous interrogions sur cette propagation de la foi wahhabite  -la matrice du salafisme- en Europe."

"Le wahhabisme ne peut s’accommoder d’un environnement qui ne lui soit pas semblable, c’est donc une cause permanente de conflit entre le fidèle qui doit se plier et l’infidèle qu’il faut éradiquer."


Présentation de l’auteur

Considéré comme l’un des meilleurs Grands reporters en France, Jacques-Marie Bourget a commencé sa carrière à l’ORTF, devenu par la suite Radio France. Il a fait sa carrière au sein de l’Express, Paris-Match et VSD. Reporter de guerre, il a couvert le conflit du Viet Nam, celui du Liban, la première guerre du Golfe contre l’Irak, la guerre de Bosnie-Herzégovine, sans oublier la première et seconde Intifida. En octobre 2000, à Ramallah, il a été gravement blessé par un tir de l’armée israélienne, qui a par la suite compliqué son évacuation vers la France. C’est sur intervention ferme de Jacques Chirac auprès d’Ehud Barak qu’il a été finalement rapatrié en France.

C’est Jacques-Marie Bourget qui a révélé l’affaire Greenpeace, ce qui lui a valu le prix « Scoop » en 1986. Journaliste courageux et aux antipodes du médiatiquement et politiquement correct, il a été élevé par le président Jacques Chirac au rang de chevalier de l’Ordre national de la Légion d’Honneur.

Jacques-Marie Bourget est aussi un écrivain. Il est l’auteur et coauteur d’une dizaine de livres, notamment « Des Affaires très spéciales, 1981-1985 », éditions Plon, 2000, et de Sabra et Chatila, au cœur du massacre », éditions Eric Bonnier, 2012.

L'interview

Tunisie-Secret : Nous allons commencer par la dernière polémique suscitée par votre livre, « Le vilain petit Qatar ». Dans une récente tribune au Nouvel Observateur, Pascal Boniface vous accuse d’avoir écrit un livre « entièrement à charge » contre cet émirat et regrette que sur 292 pages, il n’y ait pas « une seule phrase positive sur le Qatar ». Avez-vous manqué d’objectivité à l’égard de cette « démocratie islamiste » ?

Jacques-Marie Bourget : Cette « polémique » n’est qu’un artifice. Elle est soulevée par Pascal Boniface et ses amis dans le but unique de tromper le public et de lui faire entendre  qu’il y a une façon positive d’exposer la politique du Qatar. Si nous avions écrit un livre sur la Belarusse,  Boniface viendrait-il nous reprocher d’avoir écrit « un livre à charge ». Bien sûr que non. Pourtant à l’indice de démocratie dans le monde, publié par The Economist, la Belarusse est 135e et le Qatar 136e sur 157 pays classés ! Pour faire une caricature, l’objectivité vue par Boniface serait de faire une balance : pour ou contre Pol Pot, si jamais on parle de ce monstre de l’histoire. Nous n’avons pas écrit un pamphlet mais publié une enquête. Si le résultat parait rude, c’est que jusqu’à présent, par paresse, par manque d’intérêt ou par connivence, les politologues et journalistes avaient fermé les yeux sur les réalités de ce pays qui sont terribles.

T-S : Vous avez déclaré la semaine dernière sur I-Télé que les politiciens de droite comme la gauche sont complètement soumis aux caprices du Qatar. Comment expliquez-vous cette attitude de la part d’une classe politique censée protéger les intérêts de l’Etat et incarner la grandeur de la France ?

J-M.B : Il est exact, quand on reprend, avec des années de recul, la liste des pèlerins de Doha qui sont impliqués dans la vie politique française, on est choqué. Encore plus par la connivence entre les élus de gauche et le Qatar puisque ces représentants de la nation sont, a priori, au premier rang du combat pour « l’ingérence et les droits de l’homme ». Visiblement Ségolène Royal, Jack Lang, Bertrand Delanoë ou Yves Le Drian n’ont vu qu’humanisme et liberté à Doha alors que ce pays vit sans véritables lois, sans véritable constitution ; et qu’il interdit les associations, les syndicats, les partis politiques  et, pour plus d’un million de travailleurs étrangers pratique une forme d’esclavage. Pour parler du Qatar il est nécessaire de trouver un nouveau vocabulaire, alors parlons de « dictature oubliée », c’est le terme qui convient.
Que cherchent donc tous ceux qui défilent à Doha ? Disons le crûment, de l’argent. Pour une minorité il s’agit de prébendes et de corruption, pour les autres, il s’agit de trouver un financement généreux à des projets permettant à ces élus de conserver le vote de leurs électeurs. Avec Nicolas Sarkozy, nous passons à une dimension stratosphérique puisque l’ancien président a pratiquement donné les clés de la « politique arabe » de la France à l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani et à son premier ministre Hamad Ben Jassim. Mieux, les dossiers politiques et les dossiers financiers se sont tricotés les uns les autres jusqu’au sommet du mélange lors de la guerre contre la Libye où les 165 milliards de dollars du trésor de Kadhafi ont été convoités comme la poule aux œufs d’or … C’est Bachar Al-Assad qui a présenté à Sarkozy celui qui était alors son ami, cheikh Hamad. Et c’est ce dernier qui a introduit son « frère » Kadhafi auprès du président français. On jouait au Monopoly en vraie grandeur.

T-S : Dans votre livre, vous parlez d’OPA sur l’islam de France et vous écrivez que les « Qataris ont déjà leur vivier d’obligés. Il seront très utiles pour l’aboutissement du vrai plan banlieue, qui reste l’imposition du wahhabisme » (p.213). Si tel est leur objectif, qu’ont-ils à y gagner de plus, puisque la France répond déjà à tous leurs désirs ?

J-M.B : Le Qatar a une vraie vision messianique. Il veut, sous la férule du wahhabisme, réunir le plus grand nombre de croyants, créer sa oumma dont Doha serait le lieu saint. En France, enrôler le plus possible d’ouailles sous le giron d’Abdelwahhab, c’est à la fois grossir la communauté et prendre une partie du pouvoir puisque ces fidèles sont des citoyens français. Il faut rappeler qu’en Europe c’est en France que la communauté musulmane, que Nicolas Beau et moi-même respectons profondément, est la plus nombreuse. Finalement, pour  Doha, il est plus facile d’avoir de l’influence par la religion que par l’investissement dans la pierre des beaux quartiers de Paris.
La loi de 1905, qui assure la laïcité, c'est-à-dire la séparation de l’église et de l’Etat, interdit au pouvoir public de fiancer des cultes. Il faut reconnaitre que cette disposition, qui a le mérite de faire de la croyance une affaire privée, est défavorable au culte musulman. Arrivé très tard sur le territoire, il ne peut bénéficier d’aides publiques pour satisfaire ses fidèles. Fermant les yeux, Paris a donc trouvé bien commode de laisser l’Arabie Saoudite puis le Qatar prendre en main « l’islam de France ». Il y a derrière ça pas mal d’hypocrisie.

T-S : Par-delà le choc du Trocadéro dans lequel certains analystes voient le signe avant-coureur d’un printemps arabe en France, pensez-vous que l’islamisme wahhabite menace réellement la stabilité de la France par la subversion de l’islam français ?

J-M.B : Le choc du Trocadéro, l’émeute qui a accompagné la célébration du titre du PSG, est symbolique. Mais il serait grossier de voir dans ces jeunes en colère les premier djihadistes réunis sous la bannière du Qatar et du PSG ! Non. Pour les « casseurs », le geste violent était une façon de dire « nous sommes chez nous, tout est à nous, et nous faisons ce que nous voulons puisque le Qatar possède tout ». C’est simpliste mais ce sentiment de partager la toute puissance de Doha sur la France était présent. Il faut savoir qu’en achetant le Paris-Saint-Germain, l’émir ne lit pas l’intitulé jusqu’au bout, il a acheté Paris. Point.

T-S : Sur le « printemps arabe » précisément, vous révéler dans votre livre (p.237) qu’en avril 2011, « l’émir en visite à Washington, sera remercié par le président Obama pour le rôle qu’il a joué dans les révolutions arabes ». Si ce rôle n’est plus un secret pour personne aujourd’hui, comment expliquez-vous cette alliance entre une si grande démocratie et une oligarchie tyrannique dont la chaîne Al-Jazeera n’appelle jamais les terroristes par leur nom et qui considère Ben Laden comme un « martyr » ?

J-M.B : Le lien entre les États-Unis et les mouvements religieux islamistes est une constante dans la politique américaine dont le slogan est « In god whe trust ». Depuis la deuxième guerre, Washington a systématiquement combattu toute tentative « moderne », « éclairée » touchant la politique d’un pays musulman. Cela va de Mossadegh chassé de Téhéran, au combat contre le parti Baas en passant par le harcèlement contre Nasser. Ainsi, les présidents américains, d’Eisenhower à Obama, apprécient les Frères Musulmans qui, pour eux, sont capables de faire régner l’ordre tout instaurant un système social fondé sur la dépendance à la charité. Un système politique idéal pour qui veut imposer le libéralisme économique. La limite de cet amour fou entre l’Amérique et les islamistes c’est Ben Laden, l’ami que l’on réchauffe dans son sein mais qui, à un certain moment, tel un monstre de Fritz Lang, échappe à son maître. En louant Ben Laden, Al-Jazzera rendait service à Washington puisque Al-Qaïda est un instrument idéal pour déstabiliser les pays musulmans et, à terme, pour « redessiner » la carte du monde, du Maroc à l’Iran.

T-S : Ce « printemps arabe » a commencé par la « révolution du jasmin ». Pour certains observateurs, notamment Eric Denécé ou Alain Chouet, les événements de janvier 2011 en Tunisie ont été une révolte sociale déguisée par les services américains et les bons offices qataris en révolution politique. Que pensez-vous de cette thèse que certains taxent de conspirationniste ?

J-M.B : Cette analyse ne relève pas de la « conspiration » puisqu’elle est celle de Washington. Et que des lendemains chantent déjà  pour ces « révolutions » que l’on provoque en appuyant sur les clics d’Internet. Qui sera la prochaine cible ?

T-S : Vous avez parlé dans votre livre du rôle majeur que de jeunes blogueurs tunisiens ont joué dans cette « révolution du jasmin ». Vous avez même écrit que, « Ce qu’on ignorait, c’est que Mohamed Bouazizi, le marchand des quatre-saisons immolé en Tunisie, avait des amis qu’il ne connaissait pas. Des amis qui, bras dessus bras dessous avec Doha, travaillaient de longues date au basculement de la rive sud de la Méditerranée ». Qu’entendez-vous par là ?

J-M.B : La captation de la révolte des « printemps arabes » par des spécialistes de la guerre faite par le biais de Facebook et d’Internet plutôt que par des fusils est aujourd’hui un fait reconnu. Des experts ont abusé de la juste colère, de l’indignation et du désespoir des enragés de Tunisie ou d’Égypte. Le « débriefing » de ces opérations est publié dans les papiers de nombreux « think tanks ». On a accompagné la révolte pour, une fois le pouvoir libre, installer à sa place des Frères Musulmans tenus au chaud depuis des années. Al-Jazzera étant là pour les magnifier et les transformer en une assemblée de héros qui vont sauver la patrie.

T-S : Beaucoup d’observateurs étrangers ont été surpris par le succès des islamistes en Tunisie. Est-ce votre cas et comment expliquez-vous un tel triomphe au pays de Bourguiba, de l’émancipation de la femme, de la généralisation de l’enseignement… ?

J-M.B : En ce qui concerne la Tunisie, le succès des islamistes a été une surprise, par son importance. Le plus étonnant a été le choix des Tunisiens de France qui ont voté massivement pour Ennahda. Ce phénomène indique d’ailleurs le rôle joué dans l’hexagone par des pays comme le Qatar. Je m’explique, si on laisse le champ libre au wahhabisme, celui-ci touche aussi les Tunisiens de France et le serpent se mord alors la queue. Pourtant, il faut relativiser. Les forces vives de la révolte n’avaient rien de religieux, au contraire. Mais ces hommes et ces femmes, non organisés, pris en main par aucun courant historique ont été dépossédés de leur violence légitime sur laquelle on a appliqué le cataplasme islamique. Par ailleurs, dans n’importe quel pays, si on oppose dans un scrutin qui joue la comédie de la démocratie,  ces révoltés inorganisés à des partis du genre de ceux des Frères musulmans, qui ont de l’argent et des cadres, des amis étrangers et une tradition  politique, les indignés sont battus d’avance. C’est vrai que ce bouleversement tunisien est un choc dans un pays où, au travers des institutions, un vent de liberté et de réformes a commencé à souffler dès le XIXe siècle.

T-S : Certains pensent que l’islamisme au pouvoir est une étape obligatoire après laquelle le soleil de la démocratie brillera sur la Tunisie. Partagez-vous cette analyse ?

J-M.B : J’ai peut-être tort mais je suis convaincu que si les généraux algériens, qui ne sont ni des modèles ni des anges, n’avaient pas stoppé le FIS en 91, Alger serait, encore aujourd’hui, sous la coupe des intégristes religieux.  On connait la chanson. Elle est poussée par ces pays occidentaux qui voient dans ces religieux de bons partenaires. Parfois on met en avant le « modèle turc », ou alors l’islam radical au pouvoir comme une « étape nécessaire » avant de passer à une vraie démocratie… Prenez exemple sur l’Iran, voilà près de 35 ans que les mollahs sont au pouvoir et ils ne semblent pas disposés à passer la main. La confusion entre un pouvoir et une religion est le principe même à refuser, il conduit aux ténèbres, au chaos. En Tunisie, si l’impuissance du pouvoir religieux conduit le pays à l’abime, il est à craindre que la phase finale se joue dans l’horreur d’une guerre civile.

T-S : En France, certains milieux de gauche comme de droite, sans parler de l’extrême droite, commencent à prendre au sérieux une contagion islamiste qui toucherait aussi bien votre pays que l’Allemagne ou la Belgique. Votre livre laisse d’ailleurs entendre un tel danger. Que faire pour l’anticiper et y remédier ?

J-M.B : C’est vrai, alors que nous sommes nous-mêmes en bagarre avec les islamophobes, il faut bien que nous nous interrogions sur cette propagation de la foi wahhabite  -la matrice du salafisme- en Europe. Et pas seulement là puisqu’avec la mobilité des hommes, une Afrique de l’ouest conquise aux préceptes de Doha fera rejaillir cette idéologie en France. Ce n’est pas combattre l’islam, c’est même lui être utile que de tirer le signal d’alarme. Puisque cette lecture du Coran est destructrice de toute harmonie, de toute compréhension et forme du bien vivre ensemble. Le wahhabisme ne peut s’accommoder d’un environnement qui ne lui soit pas semblable, c’est donc une cause permanente de conflit entre le fidèle qui doit se plier et l’infidèle qu’il faut éradiquer. Imaginez que, demain, on trouve sous le Vatican la plus grande réserve de gaz au monde… Et que le pape décide de financer au travers la planète les sectes catholiques les plus intégristes et radicales comme celles que nous voyons sur le pavé de Paris pour combattre le « mariage pour tous »… La vie deviendrait insupportable pour tout citoyen français épris de liberté.Tunisie-Secret.com

Interview réalisée par Samira Hendaoui

 
 


           


1.Posté par R.Merdassi le 21/05/2013 02:09
Il ne faut pas oublier que sarko,bernard henri levy et bernard kouchner,entre autres,sont les suppots des neoconservateurs sionistes americains,a l'origine du projet de nouveau moyen orient,promis a golda meir par paul wolwofitz depuis 1974.Sarko et BHL n'ont-ils pas execute le projet neoconservateur en libye?Bernard kouchner n'a-t-il pas ete le theoricien du droit d'ingerence?Il faudra se referer a la doctrine des neoconservateurs et leur role central dans les malheurs actuels du monde arabe en totale connivence avec leurs laquais islamistes qu'ils ont porte au pouvoir avec le double objectif de saper les fondements de l'etat moderne par un reniement du regime democratiqwue,juge apostasie et de contenir le terrorisme jihadiste d'al qaida et affilies par les instruments legitimes de l'etat.

2.Posté par Mohamed Cherif Limam le 21/05/2013 07:50
tres pertinent et sans équivoque

3.Posté par Imas le 21/05/2013 07:51
La confusion entre un pouvoir et une religion est le principe même à refuser, il conduit aux ténèbres, au chaos .. bcp de vrai

4.Posté par marekchi le 21/05/2013 12:29
Il n' aura ni guerre civile wala houm yehzanoun.Les tunisiens sont assez intélligents pour éviter un tel drame et les Algériens seront à leur côté pour contrecarrer pareil drame.

5.Posté par Béchir le 21/05/2013 13:37
Tout ceci devrait amener les tunisiens à se poser les vraies questions de leur avenir et de leur devenir : Ouverture sur un monde de libertés et de prospérité en retour ou enfermement dans un carcan religieux obscur et rétrograde, avec toutes ses conséquences existentielles. Au cours de leur histoire, les français ont su faire le choix que beaucoup maintenant leurs envient.

En 1789, les français exaspérés par tant d’injustices royales, ont fait leur révolution. Elle n’était pas de jasmin, car des têtes son tombées. C’est dire la violence des évènements et la volonté du changement poussé à l’extrême. Malgré cela, les républicains au pouvoir craignent encore l'influence très importante de l'Église catholique dans la société. La Révolution française a tenté de contrer cette influence néfaste, que ce soit à travers la suppression en 1790, des ordres religieux, ou le culte de l'Être Suprême pendant la Terreur. Mais la Restauration, puis le Second Empire, ont mis un terme à ces expériences extrêmes. Compte tenu de ce vécut et de l’ascendant des lois de l’église sur les lois de la république, le bon sens populaire à instauré la séparation de l’église et de l’état, pour un bouleversement total et une mutation radicale dans les idées et le comportement social. La loi de Dieu n’était plus applicable après 1905, bien que la religion de la république soit restée celle de l’église catholique.

Aujourd’hui, sous différents prétextes, qu’ils soient de droite ou de gauche, les hommes politiques français ont ouvert toutes grandes les portes du pays des droits de l’homme, à tous les citoyens du monde arabe en particulier. Ils ont bradé et bradent encore chaque jour la France au nom de la puissance de l’argent roi, distillé au compte goute et sans contre partie par ce petit pays gazier qu’est le Qatar, animé de grandes ambitions pas très avouables. La France, pays d’accueil par excellence, est devenue le pays ou se retrouvent les pires canailles, tous pays confondus, sans n’en citer aucun car le débat ne se situe pas sur ce point, mais y contribue. Il suffit de suivre l’actualité française pour se rendre compte que parmi elle, nombreux sont nos compatriotes. Certains se sont intégrés sans difficulté, mais d’autres, des indésirables, ceux là même que nous même nous redoutons, refusent cette intégration. Ces derniers viennent pour pomper la France de tous les avantages obtenus par les français, grâce à leur travail et à leurs luttes syndicales. Sans aucune retenue, ils viennent pratiquer leur culte en exigeant mosquées, port du voile, burqua, niqab et accoutrements divers de style afghan. Ils pratiquent bigamie, trigamie et quadrigamie, menacent, tuent des innocents au nom d’un islam qui n’est pas le notre, mais celui d’entités rétrogrades et fermées sur l’avenir. On assiste tous impuissants à une montée inquiétante de l’intégrisme religieux. Imaginons un seul instant que tous les étrangers qui vivent en terre arabe, exigent les mêmes avantages ? Qu’elle sera notre réaction ? Il est vrai que le vrai tunisien est pacifique et tolérant, mais ce n’est pas le cas de tous.

La France est laïque et cette laïcité a été obtenue par la sagesse de ses ancêtres. Actuellement, la société française s’anime pour faire passer un message fort de refus de cette société multiraciale et intransigeante que ses dirigeants veulent lui imposer par tous les moyens. Les actes et les menaces à caractère raciste, antisémite et antimusulman ont connu une "forte augmentation" en 2012 (+ 23 %), s'alarme dans son rapport annuel de mars 2012, la Commission nationale consultative des droits de l'homme qui estime que l'intolérance s'installe de manière "préoccupante". Au total, 1 539 actes et menaces ont été dénombrés par les services de police et de gendarmerie l'an passé, d'après le rapport sur le "Racisme, antisémitisme et la xénophobie en France".

Ce n’est pas sans raison que l’adhésion aux idées du Front National, font recettes parmi les français qui ont connus la douceur de vivre tranquilles avec ses propres traditions et coutumes.

La France préparerait-elle une troisième « révolution » après celle de 1968 ? C’est un risque à ne pas courir. Nos deux communautés ont un passé commun qu’il serait dommageable pour chacun de renier et de galvauder.

6.Posté par marekchi le 21/05/2013 14:00
Non je ne pense pas qu'une guerre civile est aux portes de la tunisie car les tunisiens sont intélligents pour éviter pareil drame et les Algériens feront tout pour soutenir ce beau pays; pays de la culture, du foot et du gradn Hannibal:le cauchemar des européens

7.Posté par ben ammar le 21/05/2013 22:45
http://www.webdo.tn/2012/08/26/opinion-la-survie-de-la-tunisie-est-dans-la-lutte-armee-ou-elle-ne-le-sera-pas/

8.Posté par ben ammar le 21/05/2013 22:50
http://seifbenkheder.blogspot.fr/2012/08/soit-la-wahhabisation-de-la-tunisie.htm

9.Posté par kimdee le 22/05/2013 23:29
@ben ammar
le lien est faux.
le bon lien est:
http://seifbenkheder.blogspot.de/search?q=wahhabisation-de-la-tunisie

10.Posté par Almarah le 26/05/2013 07:20
@Béchir.
Merci Monsieur pour votre commentaire, je partage votre analyse.
En tant que Française résident dans votre beau pays, je suis ravie de lire quelqu'un qui ne renie pas le passé de son pays avec la France et qui comprend aussi ce qui se passe en France.
En résumé, l'inculture de nos peuples et l'absence de leaders politiques visionnaires risquent de semer le chaos dans le monde entier. L'avenir me semble bien sombre.

11.Posté par Anouchka KHATCHADOURIAN le 26/05/2013 11:48
Excellente analyse d' un Journaliste ( J majuscule ! ) digne de ce nom ! Dans un capaharnaum de nébuleuses et ambiguités diverses et variées ; une lecture effectivement claire, SANS SOUS- JACENTS pernicieux . RESPECT, Mr Jacques - Marie BOURGET ! Et MERCI .

En phases de tous les enjeux, de TUNISIE et d'ailleurs, nombreux apprécieront ! Nous engageant modestement à diffuser large .

Anouchka K / ONG MAISONS DOUCES France Sénégal - Partenariats Associations tunisiennes / Droits de l'Homme et de l'Environnement
( @Marekchi - Voulant y croire ; Dieu t'entende, Ami ! )

12.Posté par Triki A le 28/05/2013 10:59
Ce n'est pas exclu , mais nous tunisiens nous sommes trop mûrs pour éviter ce traquenard nahdhaoui

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