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Le jasmin tunisien ne serait pas local mais d'importation iranienne.


18 Novembre 2012

Tunisie : « La révolution islamique en Iran a inspiré le peuple tunisien » a déclaré Mehdi Mabrouk, le ministre de la Culture. Le jasmin ne serait donc pas local mais d’importation iranienne ! Il y a en effet un lien entre la Tunisie et l’Iran, mais ce n'est pas celui que ce ministre inculte voudrait faire croire. La « révolution 2.0 » qui a emporté le régime tunisien en 2011 a été d’abord testée contre l’Iran, par les Américains, en 2009.


Le jasmin tunisien ne serait pas local mais d'importation iranienne.
Même si les Tunisiens sont de moins en moins fiers de leur « révolution » grandiose qui a changé la face du monde et qui est encore plus importante que la révolution française de 1789 et la révolution bolchevique de 1917, la déclaration du ministre tunisien de la Culture a offensé les quelques naïfs ou opportunistes qui osent encore glorifier ce mensonge du siècle –le printemps arabe- qui a mis la Tunisie plus bas que terre et qui a réactivé le virus islamo-sioniste en terre arabe.

Ainsi, selon ce ministre inculte chargé de la Culture, qui avait émis une fatwa républicaine sur les « œuvres d’art portant atteinte au sacré », « La révolution islamique en Iran a été une source d’inspiration pour le peuple tunisien dans le déclenchement de la révolte populaire tunisienne et nous nous sommes inspirés des expériences précieuses de la révolution islamique en Iran ». C’est le site d’information almanar.com qui rapporte ce propos d’une bêtise incommensurable, tenu par Mehdi Mabrouk, lors de sa visite à Yazd, le 5 novembre 2012, en réponse à l’invitation des responsables locaux de cette province iranienne, qui soulignent que « le but de la visite est l’instauration de l’islam ( !), ainsi que pour fournir des services humanitaires ( !) ». Nous savons qu’un accord de jumelage entre Yazd et une ville tunisienne (probablement Mahdia ou Kairouan) a été conclu.
 
L’ayatollah Mohammad Reza Nasser, représentant du Wali al-Faqih dans cette province, a déclaré pour sa part que « le peuple iranien a toujours gardé ses contacts avec le peuple tunisien depuis longtemps et aussi avec les révolutionnaires bien des années avant la révolution, et nous échangions des données et nous transmettions des publications à la jeunesse tunisienne révolutionnaire à Najaf, à la Mecque…Les jeunes tunisiens sont de fervents compagnons de la jeunesse révolutionnaire iranienne ». Plus bavard que le ministre inculte, l’ayatollah a ajouté : « Nous sommes préoccupés par l’infiltration des extrémistes dans les révolutions populaires des pays musulmans, parce qu’ils veulent provoquer la division parmi les musulmans…D’habitude, ce genre de déviation, c’est pour distraire les gens de la voie de la révolution et les mêler à des questions secondaires. Les rebelles et le peuple tunisien sont conscients de ce problème et ils vont dans la bonne direction. Mais il faut qu’ils prennent garde à l’infiltration des extrémistes parmi les peuples ».

Traduction de cette déclaration : entre le salafisme saoudien, le frérisme égyptien et le wahhabisme qatari, les Tunisiens doivent faire le bon choix, celui du khomeynisme iranien. Tôt ou tard, ces différentes factions s’affronteront les armes à la main pour disputer à l’islamo-sionisme turc (Ennahda) le pouvoir.

Réponse au ministre inculte de la Culture : si vous voulez trouver un précédent iranien à la « révolution du jasmin », ce n’est pas dans la révolution khomeyniste de 1979 que vous le trouverez mais dans la « révolution » qui a fait tomber Mohammad Mossadegh en 1953, plus connue sous le nom d’« Opération Ajax ». C’est-à-dire les émeutes qui ont été provoqué par des agents locaux de la CIA et par des éléments qui ont infiltré les rangs du parti Toudeh. Et si, parmi les causes de la chute du régime tunisien, il y avait le rapprochement stratégique entre Tunis et Téhéran dès 2006 ? Et bien avant ce rapprochement tuniso-iranien, le soutien de Ben Ali à Saddam Hussein ? Et entre ces deux désobéissances à l'administration américaine, le non respect par la Tunisie de l'embargo imposé à la Libye ? 
   
Réponse à l’ayatollah Mohammad Reza Nasser : la « révolution du jasmin », ou la « révolution 2.0 » qui a déstabilisé la Tunisie est la copie conforme de sa sœur jumelle qui devait emporter le régime iranien en 2009. Même mode opératoire américain, même activisme des cyber-collabos, même mobilisation des médias occidentaux…Mais le régime iranien n’est pas tombé. Pas seulement parce que l’armée est loyale et nationaliste, mais parce que la jeunesse de ce pays est vigilante et hyper-politisée.

Question à l’ayatollah Mohammad Reza Nasser : devinez dans quel camp basculera la Tunisie lorsque le conflit contre l’Iran sera déclenché…courant 2013 ? Elément de réponse : dans le camp de ceux qui se sont jurés la destruction de la Syrie et l’éradication du Hezbollah !

http://www.tunisie-secret.com
Lilia Ben Rejeb                       

 
 


           

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