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Le suicide, ce mal qui ronge la jeunesse tunisienne


25 Octobre 2012

Selon un sociologue tunisien, le taux de suicide en Tunisie a triplé en moins de deux ans. Dernier en date, celui d’une enseignante de 23 ans, qui ne supporte plus le chômage. C’est le syndrome Bouazizi auquel ont déjà succombé un certain nombre de jeunes cyber-activistes, dont Karim Alimi.


Le suicide, ce mal qui ronge la jeunesse tunisienne
Diplômée en éducation physique, une jeune tunisienne de 23 ans s’est immolée par le feu par désespoir de trouver un travail. Elle est décédée à l’hôpital les Aghlabites de Kairouan, le 18 septembre dernier. Selon un membre de sa famille, sa sœur « a décidé de mettre fin à ses jours après avoir perdu tout espoir d’intégrer l’Education nationale ». Ces nombreuses démarches auprès du gouvernorat de Kairouan et du Ministère de l’Education ont été traitées par l’indifférence.

            Presque deux ans après la « Révolution du jasmin », le « martyr » Mohamed Bouazizi, qui n’avait aucun diplôme contrairement à sa légende, continue à faire des émules. Jobrane Daghbaji, un agent de police âgé de 25 ans s’est lui aussi suicidé le 24 août 2012 dans la ville de Kasserine, selon un cadre du syndicat national des forces de sûreté. Il s’est éteint à l’hôpital de Kasserine, succombant aux brulures qu’il s’est infligé, suite à son affectation dans une région loin de son lieu de résidence.            

Le suicide affecte aussi les jeunes qui ont fait la « révolution » dont ils attendaient beaucoup. Les uns par culpabilisation, ayant été manipulé par les leaders du cyber-activisme ; les autres par déprime de voir leur pays se métamorphoser en Afghanistan. Ce fut le cas de Karim Alimi, un jeune de 29 ans, trouvé mort par pendaison chez lui à l’Ariana, le 16 juin 2012. Dans nos éditions antérieures, nous avions traité ce cas tragique qui a bien embarrassé la secte               

Selon un rapport rendu public par le ministère de l’Intérieur, il y a eu 291 cas d’immolation par le feu rien qu’en 2011. Pour toutes ces victimes du chômage, de la misère ou tout simplement de troubles mentaux, il n’y a pas eu de cyber-collabos pour transformer un acte individuel de désespoir en suicide collectif de toute une société !            

Après l’exaltation, la dépression. L’espoir né d’une révolte viril de la Dignité, qu’un petit salop, le blogueur Zied el-Hani, a efféminée en « révolution du jasmin », cet espoir s’éloigne jour après jour. En janvier 2010, il y avait un peu moins de 300 000 chômeurs. Aujourd’hui, le nombre de chômeurs a atteint 1 million. Et pendant que notre jeunesse agonise à petit feu, les « élus » du peuples n’en finissent pas de rédiger la Constitution magique qui va transformer la Tunisie en paradis.            


           

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