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Lorsque Fouad Mebazaa dénonçait les « traîtres patentés » et les larbins du Parlement Européen


14 Février 2014

Cette lettre de Fouad Mebazaa au Parlement Européen remonte à décembre 2000, lorsque la Tunisie faisait l’objet d’une campagne de dénigrement suscitée par un ramassis de Harkis Tunisiens et orchestrée par une poignée de gauchistes et d’écologistes qui siégeaient à Bruxelles et suivaient à la lettre les directives de Robert Ménard, qui est passé de RSF au Front National, après une longue escale au Qatar ! Celui qui était alors Président de la Chambre des Députés dénonçait alors et à juste titre « l’idéologie fanatique et terroriste », ainsi que « trois ou quatre égarés, traîtres à leur pays », à savoir Kamel Jendoubi, Sihem Bensedrine, Taoufik Ben Brick et un quatrième, dont Fouad Mebazaa fera d’ailleurs un ambassadeur dès février 2011 ! Les temps ont bien changé depuis. F. Mebazaa, sous la présidence duquel les plus patriotes des ministres et des hauts responsables Tunisiens ont été arbitrairement jetés en prison, bénéficie aujourd’hui d’une retraite de 17000 dinars. Durant son séjour au palais de Carthage, il a expurgé les archives présidentielles de tous les documents compromettants pour lui et pour ses amis. Mais on ne peut pas tout effacer. TS possède quelques pièces rares sur une multitude de personnalités recyclées dans la déchetterie de la « révolution du jasmin » qui a mis la Tunisie plus bas que terre en faisant d'elle une immense poubelle à ciel ouvert.


Lorsque Fouad Mebazaa dénonçait les « traîtres patentés » et les larbins du Parlement Européen
Il est grandement regrettable que le Parlement Européen se laisse entraîner à faire le jeu de certains courants, extrémistes, en adoptant sans qu'il y ait réelles justification ou raison, une Résolution hostile à la Tunisie. 

Les attaques, les accusations et les menaces à peine voilées, sont révélatrices de la volonté délibérée de certains courants malintentionnés, de nuire aux relations entre la Tunisie et l'UE. Elles sont également significatives de leur attachement à des notions révolues et à des réflexes d'une époque qu'ils semblent regretter. Comment expliquer autrement leur obstination à ignorer la liberté de décision de notre pays et à vouloir, envers et contre tous les principes inhérents à la souveraineté des Etats, dicter à la Tunisie sa politique ?

En cela, ils invoquent, à tort, les clauses de l'Accord d'association conclu entre l'Union Européenne et la Tunisie, comme si leur interprétation de ces clauses, pouvait occulter et supplanter les droits inhérents à la souveraineté des Etats. Aussi, est-ce avec la plus grande vigueur que nous dénonçons l'attitude de certains membres du Parlement Européen à présenter à celui-ci des projets de Résolutions systématiquement hostiles à la Tunisie. La persistance de ces tentatives, ainsi que la suite qui leur est donnée à travers leur adoption par le Parlement Européen, constituent pour nous, députés tunisiens, un motif de déception, eu égard au dialogue continu entre nos deux institutions. Nous sommes surpris de constater que des parlementaires européens évoquent une Organisation illégale, ou donnent foi sans prendre la peine de vérifier leur authenticité, à des allégations que leur fournissent trois ou quatre égarés, traîtres à leur pays, qui entretiennent des accointances suspectes avec quelques éléments connus pour leur hostilité à la Tunisie ou pour leur engagement total dans l'idéologie fanatique et l'action terroriste.

Nous en sommes d'autant plus indignés que les expressions outrancières, les insinuations malveillantes et les injonctions péremptoires qui émaillent le texte adopté par le Parlement Européen, donnent à penser que certains s'arrogent le droit de dicter leurs volontés à un pays indépendant et à un peuple qui a payé cher le prix de sa souveraineté. Ainsi en et-il de ce qui a été appelé le problème de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, un différend strictement et exclusivement interne à la Ligue et dans lequel les Autorités ne sont en aucune manière impliquées : ce que le Parlement Européen semble ignorer, dès lors qu'il multiplie les reproches à l'adresse des Autorités tunisiennes, comme si celles-ci étaient partie prenante dans l'affaire. Faut-il, pour répondre aux vœux de certains, que ces Autorités tunisiennes, tout à fait étrangères et totalement neutres, fassent fi des principes de l'Etat de Droit et de l'indépendance de la justice, pour intervenir dans un différend interne à une association ? 

Pourtant rien ne peut justifier une telle attitude du PE. L'attachement de la Tunisie à l'amitié et à la coopération avec l'UE n'a d'égal que son souci constant de préserver sa souveraineté et son libre arbitre. Encore une fois, nous tenons à affirmer que notre pays refuse que quiconque puisse se croire habilité à le juger, encore moins à lui dicter sa conduite. 

Nous sommes convaincus que le Parlement Européen saura, en définitive, faire la part des choses et faire prévaloir la vérité sur le mensonge et les accusations gratuites, répétitives et infondées de milieux terroristes et des intégristes de tous bords, sans parler des traîtres patentés.
 
Nous tenons à proclamer, avec force et conviction, que la démocratie et les droits de l'homme en Tunisie sont une réalité concrète, palpable et en évolution continue. Une réalité qui ne cesse de se conforter d'un jour à un autre, dans le droit fil d'un processus réfléchi qui bénéficie du concours actif et convaincu de tous les Tunisiens et vaut à notre pays le respect et l'admiration des instances régionales et internationales.

Quant à ces détracteurs, ils auraient été plus crédibles s'ils n'étaient si complaisants et si peu regardants devant les violations criantes, quotidiennes et incessantes que les Autorités israéliennes d'occupation commettent avec tant d'arrogance et d'insouciance, à l'encontre des populations palestiniennes désarmées, contre les femmes et les enfants qui tombent suite aux atrocités commises. Leur mutisme honteux face à ces pratiques inhumaines est on ne peut plus révélateur de leur tendance incoercible à recourir à la politique du "deux poids et deux mesures", que rien ne peut jamais justifier.

Vu le caractère injustifié et les termes inacceptables de cette Résolution, nous ne voyons d'autre alternative que de la rejeter et d'exprimer notre indignation.
 
Fouad Mebazaa, Président de la Chambre des Députés, Tunis, le 15 décembre 2000.

 
 


           

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