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Moncef Trabelsi mort pour négligence médicale


5 Avril 2013

Décédé le jeudi 4 avril à l'âge de 70 ans, Moncef Trabelsi a été enterré le lendemain dans le cimetière d'Al-Jallaz. Huit personnes seulement l'ont accompagné jusqu'à sa dernière demeure! Négligé et mal soigné, selon son avocat, la vie de son client aurait pu être sauvée. Plusieurs autres détenus politiques sont dans la même condition et risquent de finir de la même façon.


Moncef Trabelsi mort pour négligence médicale
Âgé de soixante dix ans, le frère de l'épouse de l'ex-président Ben Ali avait déjà subi en février dernier un malaise cardiaque et il avait été transporté d'urgence dans un hôpital de Tunis. A l'époque, les réseaux sociaux avaient annoncé sa mort. La chaine de télévision nationale c'était alors déplacée à son chevet pour l'interviewer sur sa chaise roulante. Il avait déclaré qu'il était bien vivant et déploré les agissements de certains désinformateurs.    
 
Maintenu en prison sans jugement, ayant déjà subi une attaque cérébrale début février dernier, souffrant de diabète et d’hypertension, Moncef Trabelsi est donc décédé dans le pénitencier de Mornaguiya, où sont détenus plusieurs autres prisonniers politiques. Malgré son état de santé alarmant, ses multiples demandes pour se faire soigner dans une clinique n'ont pas été entendues par les autorités judiciaires.  Son avocat Wissem Saïdi a accusé les autorités d'être responsables du décès, estimant que son client, dont la moitié du corps était paralysée depuis deux mois, était mal soigné : "Je considère que l'Etat tunisien, le ministère de la Justice, les services pénitentiaires sont responsables de sa mort car il n'était pas pris en charge comme il le fallait", a-t-il déclaré à l'AFP. Pour maître Saïdi, son client «  a été opéré avec succès au cerveau il y a une vingtaine de jours (...) mais après quatre jours seulement il a été remis en prison où il n'y a pas les conditions pour les soins…Au bout de deux jours seulement il a été remis à l'hôpital et depuis une semaine environ il était dans le coma".

Il s'agit par conséquent d'une mort quasiment préméditée. La même chose pourrait arriver à tous les autres détenus politiques dont certains, comme Abdallah Kallel ou Ridha Grira, souffrent de graves problèmes cardio-vasculaires. 
 
Indépendamment de ce qu'on pourrait penser de Moncef Trabelsi et des dépassements ou des injustices qu'il a pu commettre, il avait droit à des soins et à un procès juste et équitable. Par vengeance et inhumanité, il a été maintenu en prison sans suivi médical et sans le moindre respect des droits de l'homme, dans une république islamique présidée par un imposteur des droits de l'homme, Moncef Marzouki. 
 
D'autres cas de prisonniers politiques sont dans la même situation et risquent la mort compte tenu de la fragilité de leur santé et des conditions de leur détention. Parmi ces bouc-émissaires arbitrairement maintenus en prison,   Sami Fehri, dont on annonce sans cesse la libération, Rafik Haj Kacem, Mohamed Lamine el-Abid, Abdelaziz Ben Dhia, Abdallah Kallel, Ridha Grira, Ali Seriati, Mohamed Gariani, Abdelwahab Abdallah, Mohamed Bellalouna, Nadhir Hamada, Mongi Safra, Moncef Gouja...
 
Parce qu'ils doivent être jugés ou relâches, parce qu'ils ont droit à un procès équitable, parce que dans un Etat de droit qui se respecte, la basse vengeance ne doit pas se substituer à la justice, parce que dans une république digne de ce nom, on ne libère pas des terroristes et des criminels de droit commun en jetant en prison des hommes qui ont été au service de l'Etat nonobstant les erreurs ou les dépassements qu'ils ont pu commettre, Tunisie-Secret a décidé d'ouvrir le dossier des prisonniers politiques dès ce soir. A chaque prisonnier politique, nous allons consacrer un article afin que l'opinion publique nationale et internationale connaisse la vérité de leurs dossiers et la nature du régime dictatorial que préside Marzouki et que dirige Ghannouchi et sa secte.
 
La Rédaction          

 
 


           


1.Posté par marekchi le 09/04/2013 16:09
Trabelsi ou pas; chaque détenu a le droit de se faire soigner.La mort délibérée de cette personne est une pure lacheté de la part du gouvernement tunisien.Rancoeur ou rancune; cela ne doit pas se faire même si ce detenu doit repondre de ses actes; et ,s'il ya lieu actes.

2.Posté par douaija le 09/04/2013 23:37
triste réalité, nous sommes bien loin des droits de l'homme universellement reconnus.tout détenu quelque soit les crimes commis a droit à des soins et ne pas le soigner est un crime odieux de non assistance à personne en danger.mais en ces temps que nous vivons il n'y a plus de morale et les politiques de la troika en sont le meilleur exemple et ils font pire que ce qu'ils reprochent aux trabelsias.le peuple en a marre de cette transition sans fin et qui ne fait qu'attiser la haine entre les tunisiens au nom de la justice transitionnelle qui n'est en fait que vengeance et escroquerie avec un peuple en otage de cette bande de criminels sortis des prisons et qui ont appris tous les fourberis à l'ecole penitenciére et les appliquent à la lettre à tousceux qui leur tombent sous les griffes et pour les motifs les plus insensés.assez !!!!!!!

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