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Pour la primauté du débat politique... ou le rejet strict de l'atteinte à la vie privée


28 Décembre 2012

C’est un article que M.Elyès Makni a publié sur facebook. Son auteur est un cadre de Nidaa Tounès. Nous le reproduisons parce qu’il tente vainement de rehausser le débat politique en Tunisie qui n’a jamais atteint auparavant une telle décadence. Nos lecteurs ont d’ailleurs remarqué que Tunisie Secret n’a pas écrit un mot sur les histoires de cul de Rafik Bouchlakha qu’une bloggeuse charriée par la boue de la « révolution du jasmin » a publié. Ses révélations « stratégiques » ont détourné l’opinion tunisienne et l’univers internet des affaires éminemment plus graves : le sabotage de Nidaa Tounis à Djerba, la faillite économique du pays, l’islamisation de la société, le contenu de la future constitution, la visite éclaire du numéro deux de Qatraël à Moncef Marzouki, numéro trois de la république ghannouchienne… Nous considérons que le ministre qatari des Affaires étrangères tunisiennes, Rafik Bouchlakha, est tout aussi pitoyable que cette jeune militante du CPR, une certaine Olfa Riahi, déguisée en journaliste. Un mot pour l'auteur de cet article, le "moralisme attentatoire à la vie privée, qui s'est substitué au débat d'idées, est certes la conséquence des dix dernières années Ben Ali, mais surtout le résultat de ces deux dernières années qui ont mis la Tunisie plus bas que terre.


Pour la primauté du débat politique... ou le rejet strict de l'atteinte à la vie privée
Il ya des moments dans l'histoire des peuples à travers les expériences transitionnelles comme la notre, ou le déchainement des  passions des uns et des autres pour la chose publique  risquent fort d'emporter un pays dans des dessins obscurs et graves aux  conséquences politiques et sociétales incommensurables ....le rôle des politiques n'est pas pour autant de plaire aux fans des différents bords, avides de revanche ,de phrases assassines et d'images ou caricatures tendancieuses, le politique doit garder en tête que son combat restes fondé sur un idéal, une idée et un projet de société.....
 
Le rôle du politique dans cette Tunisie nouvelle d'après le 14 janvier est de donner à la chose publique sa sacralité  , en défendant les structures de L'Etat et ses institutions au delà de tous détenteurs présumé de l'autorité , en défendant la libre expression de la société civile et politique dans sa diversité et en mettant en valeur le choix irréversible d'une république civile basée sur le respect des droits et des libertés publiques et individuelles....cela sera son apport fondamental pour une rupture avec le despotisme qui a caractérisé notre pays des décennies durant.....
 
Sa responsabilité sera d’autant plus importante en cette période transitionnelle caractérisée par la nécessité de promouvoir un minimum de paix civile, du maintien des structures de L'Etat ou ce qu'il en reste , et la promotion des valeurs de savoir vivre en commun entre les différentes composantes politiques dans l'objectif de porter le pays aux échéances électorales dans un climat social et politique sain loin de toute violence ou intimidation .
 
Or, Certains faits viennent entamer gravement cette logique qui doit guider le politique. Les écrits  de certains pseudo- journalistes agissant pour des dessins obscurs de forces occultes se cachant derrière les rideaux de la libre expression ne font qu'envenimer le climat politique général et les suspicions des uns envers les autres ajoutant ainsi un pas à une confrontation entre les différentes familles d’idées.

Ces pratiques que nous croyons révolues à tous jamais avec l'ancien régime (L’anathème et la presse de caniveau) semblent revenir en force ses derniers jours, touchant aux symboles de L'Etat au delà de leurs détenteurs, donnant une image d'un pays déstructuré incapable d'assurer sa transition politique vers des élections générales visant à assoir les bases d'un régime stable capable de faire revenir l'espoir à ses citoyens et la crédibilité à ses partenaires étrangers. 
 
L'atteinte à la vie privé du Ministre des Affaires étrangères n'en est qu'une de ces expressions..... Certains de mes ami(e)s s'offusquerons peut-être à me voir, moi le militant et le cadre de Nida Tounés prendre la défense du Ministre M.Rafik Abdesselem, dont le parti Ennahda est un adversaire acharné de ma famille politique. L’acharnement de certains moyens d'informations et de pages sur les réseaux sociaux et l'atteinte flagrante à la vie privée de l'homme et du Ministre font réveiller en moi le nécessaire respect de l'intimité de chacun à sa vie et le rejet d'étaler la vie privé des gens sur la scène publique .....ceci est un droit inaliénable de l'homme , un droit fondamental de tout citoyen d'une  société démocratique qui se respecte ou qui aspire à l'être.......Balancer l'homme à la vindicte moraliste en insistant sur sa vie privé et un acharnement qui risque tôt ou tard de se retourner contre les détracteurs de tous bords, et de transformer notre scène politique en attirail moraliste pour les franges les plus rétrogrades de la société ......
 
Notre combat doit rester essentiellement politique , il devra donner la primauté absolue au débat sur le projet de société , sur l'idéal démocratique et sur la primauté d'un Etat structuré avec des institutions stables capables de rendre l'espoir d'une transition réussie aux citoyens , notre combat politique n'est pas de puiser dans les commérages et les ragots dignes des salons Notre combat doit élever le niveau de débat politique au traitement de la chose publique avec des solutions et des propositions qui font gagner la sympathie des Tunisiens , notre combat doit rompre avec les anciennes méthodes de l'ancien régime basées sur l'anathème, la persécution et l'atteinte à la vie privé....ceux qui ont été victime de ses pratiques antérieurement savent de quoi je parles ......ceci n'est pas notre combat et ne le sera jamais ,la bataille menée contre le Ministre n'est pas la notre ni celle du mouvement démocratique dans son ensemble , elle est téléguidée par des forces occultes et loin de tous idéal de liberté...

J'en appelle tous mes ami(e)s à garder en tête que le combat politique est avant tous un combat d'idées et de projets d'avenir, le reste n'est que du moralisme attentatoire à la vie privée de chacun , un chemin tous balisé pour les forces les plus extrêmes de la société pour transférer le débat politique en débat moral... et là mes ami(e)s la porte est toute ouverte au diable politique mais aussi religieux.
http://www.tunisie-secret.com

Elyes Makni

 
 


           


1.Posté par R,Merdassi le 29/12/2012 16:10
Je regrette mais ce pamphlet aux allures d'apologie de la debauche et de la justification de l'usage abusif des deniers de l'etat ne fait en l'occurence que conforter les tentatives d'ennahdha et de son chef d'etouffer cette affaire et de maintenir ce ministre coute que coute a son poste.
Vous oubliez que la vie privee d'un personnage public devient affaire d'etat des lors qu'elle enfreint les regles deontologiques?Bizarre que vous ayiez cette conception reductrice de la democratie et du role de la presse en tant que garde fou et chien de faillance qui represente notre conscience et ce quel que soit ses ecarts et manquements.Je prefere qu'on deballe tout devant le public et c'est a lui et a lui seul de juger de l'interet ou desinteret des infos.

2.Posté par Ben Ali Narjes le 29/12/2012 19:41
Quand monsieur Bouchleka dépense l'argent public pour satisfaire sa propension au luxe, alors, oui, c'est l'affaire de tous! car, en tant que citoyenne, et en tant que fonctionnaire, j'ai le droit de savoir où va l'argent que l'Etat prélève des impôts, que je paye à la sueur de mon front.Que le ministre des affaires étrangères se tape une autre femme que la sienne, je m'en contrefiche, à condition, bien sûr, qu'il paie ses escapades nocturnes de sa propre poche. Mais qu'il nous fasse endosser ses dépenses extravagantes, à l'heure où on nous annonce que les taxes vont augmenter de manière significative et que rien n'a été prévu pour améliorer le niveau de vie du tunisien moyen, alors, je dis j'ai le droit de connaître la couleur du caleçon de monsieur le ministre

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