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Pour un vote citoyen responsable, par Kawther Hayder


18 Décembre 2014

Tribune libre de Kawther Hayder, où elle analyse objectivement la situation et indique pourquoi il faut voter pour Béji Caïd Essebsi, « un choix obligé, celui de la dernière chance ».


Moncef Marzouki, le candidat du Qatar et des terroristes, face à Béji Caïd Essebsi, le candidat de la Tunisie et des modernistes.
Moncef Marzouki, le candidat du Qatar et des terroristes, face à Béji Caïd Essebsi, le candidat de la Tunisie et des modernistes.
En principe les partis (et d’autres institutions) déclarent leur choix d’un candidat, « orientent » mais ne dictent pas la conduite à tenir aux citoyens fussent-ils leurs adhérents. Le vote citoyen responsable est libre et autodéterminé par définition même avec le choix actuel restreint. Nous avons deux candidats dont l’un Moncef Marzouki est celui d’Ennahdha, mouvement obscur responsable d’avoir mené pendant trois ans le pays au bord du gouffre. Le fait est là. Aussi, les citoyens désireux d’éviter un retour aux abysses ont pour seule possibilité le vote en faveur de Béji Caïd Essebsi, un acteur politique du passé, certes, mais ayant à son crédit un actif appréciable depuis la chute de la dictature. C’est un choix obligé, celui de la dernière chance. En ceci consiste le premier pas décisif à franchir dimanche prochain.

Le trouble et le flou

Or, le débat autour de cette élection présidentielle se complique et prend une nouvelle tournure à propos de la composition du futur gouvernement que devra diriger Nidâ Tounès en tenant nécessairement compte, s’il mise sur la durée, du rapport de force au sein de la nouvelle Assemblée Nationale (AN). Le paysage politique actuel post-élections législatives a été remanié en partie grâce aux efforts soutenus de Nidâ pour contrer la poussée hégémonique et triomphaliste d’Ennahdha. Pourtant, ce nouveau paysage garde malgré tout un air de déjà-vu.

Comment peut-on anticiper la question de la formation du gouvernement comme préalable lorsque nous ne sommes pas encore en mesure de garantir l’élection de BCE avec une avance confortable sur son adversaire ? La transition vers la reconstruction du pays exige une collaboration harmonieuse entre présidence et gouvernement. A y regarder de plus près, l’éventualité pour BCE de perdre ces élections obligerait de fait le futur gouvernement à composer avec Ennahdha sous la double menace de voir ce gouvernement mort-né et d’une dissolution pure et simple de la nouvelle AN.

Evidemment, Enahdha chassé par la porte (AN) s’il revient par la fenêtre (Présidence), ou par le truchement d’un fauteuil gouvernemental ou encore à la suite de la dissolution de l’AN et par de nouvelles élections parlementaires, cela ne réjouit personne parmi les forces populaires qui ont contribué à dégager Ennahdha du gouvernement sans pourtant réussir à l’évincer du pouvoir à l’ANC du même coup. Là encore, se reporter au rapport de force et le niveau d’organisation des forces populaires pour mieux comprendre les enjeux et non forcer sur nos desirata.

 Une situation délicate à double volet : d’une part, il est nécessaire de garantir le succès de BCE à la présidence. C’est l’urgence et la priorité de l’heure. D’autre part, même dans ces conditions favorables Nidâ n’a toujours pas les coudées franches à l’AN suite au choix des électeurs et électrices, reflet de l’état actuel du rapport des forces politiques en présence et le niveau d’organisation des forces populaires.

Dans ces conditions et vu sous cet angle, annoncer un vote conditionnel en faveur de BCE exigeant au préalable de ce dernier un engagement formel à ne pas composer avec Ennahdha au sein du futur gouvernement avant le vote du dimanche, relève d’une sorte d’ultimatum de fiction de la part de gens bien intentionnés mais dépourvus de réalisme politique.

Rendez-vous manqués

Quelle que puisse être la composition du futur gouvernement, le véritable problème de l’heure, bien réel, le pas décisif c’est de barrer la route à l’élection de Moncef Marzouki. Nous sommes bien d’accord. De ce fait, en toute cohérence et congruence le vote en faveur de BCE devrait être franc, massif et inconditionnel.  L’abstention ou le vote blanc ne feraient qu’anticiper la catastrophe si à la suite de ce chantage BCE venait soit à perdre soit à réussir avec une marge trop mince. Ainsi, les abstentionnistes par dépit et aigreur, les partisans du vote blanc auront par défaut favorisé Moncef Marzouki alors qu’ils déclarent lui barrer la route et du même coup ils auront jeté Nidâ dans les bras d’Ennahdha –ce qu’ils prétendent éviter. Voici donc un coup d’épée dans l’eau !

Nous n’en serions pas arrivés à spéculer de la sorte si les partis politiques et mouvements sociaux mobilisés au Bardo engagés aux côtés d’une majorité de la population dans l’opération Errahil (départ), s’étaient montrés conséquents soudés non seulement de façon conjoncturelle au sein du Front du Salut National (FSN) mais bien dans une optique stratégique pour sauver la Patrie en danger, et ce sur le long terme en passant d’abord par les élections (législatives/présidentielles) et au-delà dans un engagement sacré pour une décade au moins. Car il s’agit non seulement de sauver la Patrie en danger imminent mais encore de relever les manches loin des salons de la capitale pour éliminer les menaces fascistes et pour reconstruire la Patrie. La désarticulation du FSN est une faute historique très grave qui montre que les partis politiques associés pour un jour sont en fait des gens du passé empêtrés dans de vieilles querelles, dépourvus de vision. Ils ont ainsi contribué à démobiliser une partie de l’électorat, les jeunes en particulier. Ils ont finalement montré leur carence et leur limite à focaliser sur le présent et l’avenir.

Perspectives

Aussi, le réalisme exige que le vote en faveur de BCE soit massif dimanche prochain dénué de toute arrière-pensée et de tout préalable fictif. La tâche de longue haleine à entreprendre dès à présent consisterait à réactiver le FSN, à essayer par plusieurs voies d’unir mouvements sociaux et forces politiques progressistes en tant que forces patriotiques vives du pays, particulièrement celles des jeunes et des femmes regroupés au sein de leurs organisations propres pour entreprendre jour après jour sur le terrain et tous ensemble le plan programmatique et à long terme sous-tendu par les objectifs fondamentaux de notre héroïque Intifadha : Shoghl, Hourria, Karama Watania (travail, liberté, dignité patriotique).

Kawther Hayder


           


1.Posté par abakricha le 18/12/2014 19:54
les historiens apprendront a nos petits enfants que le vingt-unieme siecle est le moment ou les soi-disants defenseurs des droits de l'homme ont ete mis a nu par leur propres sponsors:usa et son vassal le qatar.ces fameux kheriji,jbali,marzouki,chebbi,chourou,ellouze,abbou,benjaafar,bensedrine etc..etc....ces pleurnicheursmenteurs avaient ete gaves d'argent,puis manipules pour apparaitre sous leur vrais visages:des mercenaires prets a detruire leur pays contre les petrodollars de la honte.Dieu merci la tunisie les oubliera mais les tunisiens n'oublieront jamais leurs traitrises et la honte les poursuivra jusqu'au jugement dernier.

2.Posté par Johor le 18/12/2014 22:25
Si j'étais militant ou adhérent Nahdhaoui je me dépêcherais fissa de détruire ma carte de parti avant qu'il ne soit trop tard.
Pour ma part je ne me suis pas fait avoir par ces escrocs sectaires et leur gourou, allias Khariji beau frère d'Hassan al Tourabi le vieux fou extrémiste du Soudan.
Bientôt le grand ménage va se faire, et la majorité des Tunisiens n'attend que ça, pour oublier l'imposture actuellement agonisante, ses soubresauts en sont la preuve : incompétence de plus en plus évidente, insécurité, inflation galopante. Ennahdha et CPR, Merzouki, bon débarras !
Et surtout ne revenez plus !
Quant aux malades mentaux qui sont partis forniquer et assassiner sous le faux prétexte de Jihad (en terre musulmanes, il faut vraiment être aliéné ! ), et bien on peut relancer le bâtiment en leur construisant des asiles bien capitonnés dans le désert d'où ils ne devront plus en ressortir.
Tout sauf les islamistes et les partis boiteux qui leur ont léché les bottes pour une miette de pouvoir ! Entre un incompétent impuissant et un roublard franchouillard, ya pas photo, la face d'ampoule plutôt que celui qui a une tête de caméléon ! Le caméléon hésitant dans sa démarche et capable de changer de couleur (du rouge au bleu clair nahdhaoui ), le vieux démocrate sarcastique fidèle à ses principes ? Mieux vaut une personnalité stable qu'un instable colérique et haineux ! Quand je pense que des millions de tunisiens ont cru qu'avant ennahdha au pouvoir, la Tunisie était un pays de mécréants, dans ce cas qu'ils demandent à leur parents d'être remariés par les cacique de ce parti hypocrite ! Ainsi ils ne seront plus dans la haram ! Ce qui veut dire que nos ancêtres étaient alors des Jahils coffards ? Merde alors, je suis donc un fils et descendant de fornicateurs mécréants mariés par des imams mécréants ? ! Ennahdha le parti plus musulman que les compagnons du prophète ! Qui dit meix ? Les fous de Daesh ? MDR.

3.Posté par Hager le 23/12/2014 11:31
Les jeux sont faits. La majorité relative des électrices et électeurs qui ont glissé leur bulletin de vote dimanche ont véritablement sauvé la patrie d'une continuité autrement plus désastreuse de ces dernières trois à quatre années de flou, de trouble et de deuil. L' Histoire retiendra que ce sont encore les vaillantes femmes qui ont véritablement pesé dans la balance de ce sauvetage patriotique. Que vivent les femmes libres de notre pays!

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