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Le chèque qui a mis échec et mat Marzouki


14 Avril 2013

Selon Wikipédia, « échec et mat est, au jeu d’échecs, la situation où le roi est menacé de capture au prochain coup et pour laquelle aucune parade n’est possible ». C’est précisément le cas de cet usurpateur qui ne doit pas son poste provisoire au suffrage universel mais à la volonté de Rached Ghannouchi dont il est le servile serviteur. Les jours de Marzouki au palais de Carthage sont désormais comptés. Conscients des dégâts commis, les islamistes le lâchent pour ne pas tomber en même temps que lui, et son parti, le CPR, a implosé pour retrouver sa véritable dimension : un ramassis d’islamistes recyclés.


Le chèque qui a mis échec et mat Marzouki
A partir de Doha, la capitale de la « révolution du jasmin » avant de devenir le centre du « printemps arabe », Moncef Marzouki avait déjà promis aux récalcitrants la potence. Ce n’était pas la première fois que la racaille du CPR menaçait les Tunisiens de châtiments à la Robespierre. Son alter ego, le misérable Mohamed Abbou, avait déjà brandi, le 24 octobre 2012, les mêmes menaces en utilisant le même terme de potence (machaanik). Si le masque démocrate de Ben Ali est tombé au bout de 23 ans, celui des droits de l’homme porté par ces imposteurs est tombé au bout de quelques mois.

Moncef Marzouki, résident général du protectorat tunisien !

A partir du palais de Carthage cette fois-ci, Marzouki a menacé toute personne qui critiquerait l’Etat protecteur de la colonie tunisienne, le sacro-saint Qatar, de représailles judiciaires. Inédit dans l’histoire de la Tunisie, pas seulement depuis 1956 mais même sous la dynastie husseinite avant 1881. Sous le protectorat français, seuls les résidents généraux Marcel Peyrouton (1940) et Jean de Hoteclocque (1952) ont osé tenir pareils propos à l’égard des Tunisiens. Pour mesurer la gravité de la déclaration marzoukienne, voici exactement ce qu’il a dit à l’occasion de la remise d’un chèque insignifiant : « Je veux dire que derrière l’ONU et derrière cet homme (le magistrat qatari), il y a un Etat frère et ami qi s’appelle le Qatar, qui a déboursé une partie de l’argent qui a servi de récupérer cette somme spoliée (28,8 millions de dollars). Je considère, en tant que tunisien et arabe, que les gens qui s’en prennent (yatatawalouna) à cet Etat frère, par les injures et les insultes, doivent assumer leur responsabilité devant leur conscience avant de les assumer devant la Justice ».

Prendre ainsi la défense de l’émirat qui l’employait au sein d’Al-Jazeera, comme Rafik Bouchlakha et bien d’autres mercenaires aujourd’hui au pouvoir, cela se comprend. Comme l’a si bien dit la vierge effarouchée, cheikha Moza, « on ne mord pas la main qui vous a nourri » ! Mais peut-on faire preuve d’une telle bassesse et d’un tel mépris vis-à-vis d’un peuple qu’on est censé représenter, même si on n’a pas été élu au suffrage universel, Moncef Marzouki ayant obtenu uniquement 7000 voix à Nabeul ? Le président provisoire qui agite les menaces judiciaires par soumission à l’Etat colonisateur, sait-il que la haute trahison est passible de la peine capitale ?

Qui est le qatari auquel Marzouki a rendu un vibrant hommage ?

Le président usurpateur l’a présenté comme un fonctionnaire des Nations Unies, un expert international chargé de restituer au « peuple » tunisien l’argent spolié par Ben Ali et sa famille. En réalité, ce qatari n’est ni fonctionnaire de l’ONU, ni avocat en droit international. C’est un magistrat qui occupe la fonction de procureur général à Doha. Il s’appelle Ali Bin Mohsen Bin Fetais al-Marri (48 ans) et il est titulaire d’une thèse, « Les frontières dans la péninsule arabique », obtenue dans une université parisienne et rédigée, contre forte rémunération, par S.Z, un juriste algérien qui enseignait à l’époque à Toulouse. Selon le livre de Michaël Darmon et Yves Derai, « Belle Amie », publié aux éditions Du Moment en février 2009, ce richissime procureur qatari serait le père de la fille de Rachida Dati. Il est surtout l’homme qui a envoyé en prison des centaines d’innocents, des qataris, des arabes, des immigrés d’Asie du Sud, dont celui qui avait pris la défense des 191 travailleurs Népalais qui, selon Human Rights Watch, sont morts au Qatar en 2010 et des 98 Indiens morts en 2012. Il est aussi le procureur qui a condamné à la perpétuité le poète qatari Mohamed Al-Ajami, pour une poésie dédiée à la révolte tunisienne. Bien plus grave pour ce président usurpateur qui s’est fabriqué une image de militant des droits de l’homme, son ami procureur maintient arbitrairement en prison, depuis septembre 2011, un citoyen tunisien. Il s’agit de Mahmoud Bounab, ancien directeur d’Al-Jazeera children qui a voulu suivre l’exemple de Ghassan Ben Jeddou.

Pourquoi la Tunisie a-t-elle mandaté ce magistrat qatari pour récupérer l’argent spolié au « peuple » tunisien ? Est-ce que la Tunisie manque de magistrats et d’avocats bien plus qualifiés que ce procureur qatari qui a acheté sa thèse à un universitaire algérien ? Comme s’interroge notre confrère de Business news, « Comment le procureur général de Qatar s'est-il trouvé mandaté par les Nations Unis pour superviser les biens spoliés de notre cher pays ? On se demande pourquoi, comment et quand ce mandat a-t-il été accordé par l’ONU au Qatar, ce pays qui n'a pas fait de même quand il s'agissait de Sakher El Materi ? ».

Un chèque insignifiant remis à un président insignifiant

Selon Sami Remadi, le président de l’Association Tunisienne pour la Transparence Financière (ATTF), non seulement la restitution de ce chèque n’est pas le fait du magistrat qatari, mais celui-ci a touché sa commission dans cette opération médiatico-politico-mafieuse. Pour Sami Remadi, la restitution de cette somme d’argent, si insignifiante soit-elle, est le fruit de l’effort conjugué de sa propre association, de la banque libano-canadienne, de l’ancien gouverneur de la Banque Centrale, Mustapha Kamel Nabli et de l’ambassadeur du Liban en Tunisie. On ajoutera que le mérite en revient principalement à la Commission d’investigation et de lutte contre les malversations et la corruption qui a été mise en place par Mohamed Ghannouchi, en février 2011. Depuis les investigations de cette commission et jusqu’à présent, rien n’indique d’ailleurs que le compte bancaire au Liban soit au nom propre de Leila Trabelsi. En outre, ce montant est bien dérisoire pour l’actuel régent de Carthage en fasse tout un tapage médiatique à des fins bassement électoralistes. Comme l’a si bien dit Slim Riahi, le président de l’Union Patriotique Libre (UPL), l’équivalent en dinars de ces 28,8 millions de dollars ne suffirait pas à acheter 7 hectares de terrain à Aïn Zaghouan, une banlieue proche de Tunis. Une bagatelle pour un président de pacotille.

Conclusion

Ennahda a commis une très grave erreur en ne tenant pas sa promesse à l’égard de Béji Caïd Essebsi, pour le désigner président, conformément à un pacte rompu par Rached Ghannouchi. Erreur stratégique grave car, avec un tel président charismatique et rompu aux responsabilités politiques, les islamistes n’auraient pas rencontrés les multiples ennuis qu’ils ont aujourd’hui avec leur zélateur Marzouki. Selon nos informations, la majorité des hauts cadres d’Ennahda a décidé de se débarrasser de ce guignol devenu bien encombrant. S’en débarrasser d’une façon ou d’une autre ! Car il y va de l’avenir politique d’un parti qui a perdu tout crédit en moins de deux ans et qui est déjà dépassé par Nidaa Tounès. Sur les ondes de Mosaïque.FM, Samir Ettaïeb a indiqué hier que c’est à la suite des derniers propos outrageants de Marzouki que le nombre des signataires de la motion de censure contre son maintien à la présidence a augmenté, atteignant les 73, c’est-à-dire le nombre requis pour soumettre cette motion à l’Assemblée nationale constituante. Dès lors, la question n’est pas de savoir quand est-ce que Moncef Marzouki sera-t-il éjecté, mais si cette ANC va franchir le pas, elle dont 90% des « élus » auraient besoin eux-mêmes de retourner à leurs anciens métiers de chauffeur de taxi, d’épicier, d’instituteurs et de maçons. Plutôt que de scribouiller la constitution d’un peuple dont ils ne représentent le niveau intellectuel, encore moins le patriotisme.Tunisie-Secret.com

Karim Zmerli                     

 
 


           


1.Posté par marekchi le 14/04/2013 14:10
Quelle dignité; voila comment les nouveaux présidents gouvernent leur pays au dépend de leur peuple. Voila à quoi on doit s'attendre de ces nouvelles personnalités qui prétendent rapporter ce que le peuple attend depuis longtemps.
Bassesse, indigne, vil, bas ; voila comment peut'on qualifier cette pourriture

2.Posté par mohamed le 21/04/2013 15:13
Le pire a eu lieu après le départ de Benali, blalblabla etc....et on aura le grand démocrate ( président de l'assemblée nationale sous Benali et falsificateur des éléctions sous le combattant suprême ) Béji Caïd Essebsi comme président après modification de la constitution bien sûr et appel de masse à candidature, etc...et Mézri Haddad alors ? Ah non pas lui, la " horde fanatisée " l'attend de pied ferme, d'ailleurs il n'a jamais rêvé que d'existence à l'ombre de son maître qui parait-il fait ces 5 prières tous les jours depuis sa dulciné est partie chercher plus jeune que lui.

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