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Selon Aziz Krichen, le 14 janvier 2011 n’est pas une révolution mais un coup d’Etat


18 Juin 2013

Et voici le conseiller politique de Marzouki en personne qui confirme la thèse de Tunisie-Secret depuis le début. Aziz Krichen vient de déclarer que le 14 janvier 2011, il y a eu un coup d’Etat et non pas une révolution. C’est le quotidien tunisien La Presse qui le révèle dans son édition d’aujourd’hui, 18 juin 2013. Chaque jour qui passe vient affirmer ce que Tunisie-Secret publie depuis deux ans.


Selon Aziz Krichen, le 14 janvier 2011 n’est pas une révolution mais un coup d’Etat
Invité  hier à l’occasion du lancement de la coordination des « forces de la révolution », Aziz Krichène, conseiller  politique du Dr Marzouki, a surpris les présents en déclarant que « le soulèvement populaire a été brisé le 14 janvier 2011 par un coup d’Etat ».

«Le 14 janvier a été un complot contre la révolution, ce ne sont pas les protestataires qui ont poussé Ben Ali à l’exil, ce sont ceux qui l’entouraient qui l’on évincé, car il devenait gênant et menaçait leurs intérêts, du jour au lendemain. Nous avons eu Mohamed Ghannouchi aux commandes qui nous parle au nom de la révolution. La révolution n’est pas parvenue à son terme, le 14 janvier elle ne s’est pas encore structurée pour porter un réel projet pour l’avenir. Les protestataires s’étaient contentés de demander la chute du régime», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le conseiller du président de la République provisoire estime que le parti Ennahdha considère  la loi sur l’immunisation comme un moyen d’éliminer un adversaire politique qui a pris de l’ampleur et non comme une affaire de principe. Il ajoute qu’au lendemain de l’élection, les symboles de la corruption auraient dû être jetés tout de suite en prison. «De toutes les manières, la Troïka n’a ni démantelé l’ancien régime, ni construit un nouveau, elle n’est bonne qu’à mendier auprès des bailleurs de fonds mondiaux. Elle ne représente pas la révolution et, d’ailleurs, je vois très peu de révolutionnaires dans ces partis», s’est-il déchaîné.

C’est donc au milieu de ces déclarations que des activistes proches des partis de tendance islamiste ont annoncé hier à Tunis la formation d’une coordination des « forces de la révolution » visant, selon le communiqué, à « faire face aux contre-révolutionnaires et à réaliser les objectifs  de la révolution ». L’initiative s’inscrit dans la continuité du « congrès national pour la reddition des comptes » qui s’est tenu en janvier, sous l’impulsion du parti de Abderraouf Ayadi, l’un des défenseurs de la loi, dite «d’immunisation de la révolution ».

«L’initiative réunit plusieurs partis politiques comme le mouvement Wafa et le parti Tahrir, ainsi qu’un certain nombre d’associations telles que la Ligue de protection de la révolution et l’association Liberté et Equité», explique Hatem Ressaïsi, porte-parole de la coordination.Selon lui, le but de ce rassemblement est de «structurer la révolution et de lutter contre la corruption.

«Nos invités ont malgré eux gâché notre fête », nous confie Hatem Ressaïsi, qui a eu du mal à convaincre les représentants de la Ligue de protection de la révolution de retourner à la salle de conférences, eux qui ont été outrés par les propos de Aziz Krichène, conseiller politique du président de la République provisoire, qui a considéré que le « 14 janvier a été un coup d’Etat et non une révolution » et que  « la loi sur l’immunisation n’est qu’une manœuvre politique que certains utilisent pour faire  du chantage politique».

«S’il n’y a pas eu de révolution, que sommes-nous en train de faire ici ?», rétorquent violemment les représentants de la LPR avec un langage frôlant parfois l’indécence.
Fidèle à lui-même et fort d’un public qui lui est déjà acquis, Abderraouf Ayadi a lancé des accusations  à l’emporte-pièce envers ceux qu’il a qualifiés de «comploteurs et de collaborateurs à la solde des sionistes» avant d’appeler le président de la République provisoire à «rendre publiques les archives de Carthage dont une partie a été transférée dans des maisons privées en complicité avec Israël», a-t-il argué.

Le leader du mouvement Wafa s’en prend dans la foulée aux médias « soumis aux hommes d’affaires véreux et aux sionistes» et va même jusqu’à mettre en doute la version officielle concernant les évènements du mont Chaâmbi. «Aujourd’hui, on nous demande d’applaudir les policiers qui, jadis, nous persécutaient », dit-il, avant d’ajouter : «Je sais qu’on me prend pour un fou, mais l’avenir me donnera raison».
Tunisie-Secret.com

Karim BEN SAID, quotidien La Presse, 18 juin 2013

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1.Posté par HARRAR le 18/06/2013 23:07
TOUT COMPTE F' ON A VIRER ALI BABA ET ON A GARDER LES 40 VOLEURS

2.Posté par Ali le 19/06/2013 00:24
Sahha ennoum , maintenant , il s'est réveillé , Si El Mezri l'a dit il y a plus de deux ans . Cet opportuniste de la gauche bobo tunisienne fait son cinéma .

3.Posté par seif le 19/07/2013 17:26
Mais mon cher, on sait bien qu'il n' y a jamais eu de révolution soit en Tunisie, soit dans n'importe quel pays arabe... il y a eu tout simplement un coup d'état très bien orchestré par les USA et le Qatar, le pion exécuteur, je parle du général Ammar, a bien trahi la Tunisie et le peuple Tunisien...

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